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REPORTAGE ET BULLETIN DE NOUVELLES

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 De 2021 à 2024, plus d’un demi-million de personnes ont fui le département de l’Ouest pour échapper à la violence des gangs criminels qui assiègent la capitale haïtienne. Selon l’Organisation des Nations unies pour la migration, l'OIM, 47% des déplacés ont trouvé refuge dans le Grand Sud du pays, dont Sud, Nippes, Grand-Anse et Sud-Est. Dans la ville des Cayes, chef-lieu de ce département, les déplacés vivent dans des conditions difficiles notamment les femmes et les filles. Le 10 mai 2024, des bandits armés prennent d'assaut le commissariat de Gressier à une trentaine de kilomètres au sud de la capitale haïtienne, Port-au-Prince. Fuyant leur domicile, Micheline et sa fille de 14 ans trouvent refuge chez des proches aux Cayes, dans le sud du pays… les mains vides. « Ce jour-là, je n’avais que trente gourdes sur moi. Le sac qui était en ma possession ne contenait presque rien puisque j’avais passé la nuit chez une amie. Dans ma maison, j’ai seulement eu le temps de récupérer des documents importants », se souvient la jeune femme. Très croyante, Micheline remercie le ciel d’être hébergée, même si c’est dans une petite maison où l’on s’entasse à sept personnes, dont sa mère. Pour elle, c’est toujours mieux que la situation de nombre d’autres déplacés internes. De 2021 à 2024, plus d’un demi-million de personnes ont fui le département de l’Ouest pour échapper à la violence qui sévit dans la capitale. Le département du Sud à lui seul, accueille plus de 114 000 personnes. Certaines adolescentes, en déshérence, ont même été violées, rapporte Ronel Paul dans le dossier du jour.

RFI

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