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mardi 8 mars 2016

Haiti Crise: Quelques traits biographiques des membres du gouvernement Privert-Jean

Haiti Crise:
Quelques traits biographiques des membres du gouvernement Privert-Jean. D'une source qui veut garder l'anonymat et a éditorialisé quelque peu:

Message tel que reçu : Fritz Jean n'a pas les votes pour le confirmer au parlement malgré les efforts de Jocelerme Privert, Rene Préval, VERITE et une partie du forum économique communément appelé Groupe de Bourdon. La conférence de presse de Vendredi de Jocelerme a envenimé la situation et a totalement fermé la porte à Jean. Privert donnait l'impression de faire la leçon aux parlementaires. On se croirait revenu au Jean-Claudisme déguisé :
Malgré tout Fritz Jean continue les négociations. Voici la situation

Fritz Jean
Premier Ministre nomme. Son éligibilité n'est pas encore vérifiée. Il doit soumettre au parlement les documents originaux prévu par la constitution. Il n'a pas la décharge comme ancien Président du Conseil d'Administration de la Teleco. Il bénéficie du support de Jerry Tardieu Président du Groupe Parlementaire G-PeP (34 Députés) qui lui a promis de délivrer. Il bénéficie du support du Député A.Rodon President du Groupe Parlementaire GPI (10 députés) qui lui a promis le vote du groupe. A.Rodon a déjà reçu 40 millions de gourdes. Au Senat Jean-Baptiste Bien Aime et Wesner Polycarpe ont obtenu le vote du Groupe Majoritaire pour lui (12 Sénateurs). Ils essaient de convaincre quelques sénateurs du groupe minoritaire. Dimitri et Jean Marie Vorbe des hommes d'affaires proches de Fanmi Lavalas leur apporte un soutien financier massif ainsi que le Groupe de Bourdon. Leur objectif après la ratification de Jean est de se démettre du parlement à travers une commission de vérification puisque malgré les manipulations Privert ne peut pas mettre en place le CEP qu'il veut. Les négociations de Fritz Jean ont pondu le cabinet suivant :

Affaires Etrangères
Eric Pierre: C'est un homme de René Préval qui est actuellement a la retraite. Il avait été remplacé à la BID par un cadre Haïtien plus compétent et plus qualifie. Perla l'a proposé deux fois comme Premier Ministre. Il a été rejeté deux fois par le parlement. Sous un faux semblant sympathique c’est une dent serrée très intolérante de René Préval.

Planification
Enex Jean Charles: C'est l'homme de Rene Preval. Eternel Secrétaire General du Conseil des Ministres, il était le Secrétaire General de la Primature. Grace à Jean Max Bellerive il avait pu intégrer l'administration Martelly au Palais National. Il rapportait tout a René Préval qui est son maitre absolu. Il est aussi très proche de Jocelerme Privert qui admire ses compétences.

Finances
Yves Bastien: Ancien Coordonnateur du Conseil de Modernisation des Entreprises Publiques (CMEP) qui avait aide Preval a céder les entreprises publiques aux hommes du Groupe de Bourdon.

TPTC
Evelt Eveillard: Ancien Directeur General de ce Ministère sous la Présidence d'Aristide 2, Préval 1 et 2 connu sous le nom de Monsieur 10%. Il n'a pas de décharge.

Justice
Florence Elie: Ancienne femme de René Préval. Directrice de l'Office National de Protection du Citoyen. Elle est la la fois Aristidienne et Prévalienne. Elle a des sentiments profonds contre différents secteurs de la société. Elle a reçu la prime femme de courage de l'Ambassade Américaine en Haiti. On reconnait que sous son leadership la justice serait partisane. Elle n'a pas de décharge.

Condition Féminine
Marie Denise Claude : Elle est la fille du leader du PCDH Sylvio assassiné. Elle était candidate au Sénat pour la FUSION, puis pour l'INITE de René Préval au grand étonnement de nombreux secteurs politiques. Pour satisfaire ses ambitions politiques elle a trahi son père en s'associant à ses assassins selon des militants du PDCH. Dans son opposition à Martelly, elle joindra le MOPOD. Toujours à la recherche de l'argent Madame Claude a renoncé à toutes ses convictions politiques, les militants de longue date du PDCH la considère comme une "abolotcho".

Education
Roler Saint Pierre: Il préparait une maitrise au Canada en éducation. Ce n'est pas encore certain qu'il a reçu son diplôme. Il est membre de l'Institut de Formation et Education (IFOSED). Il est membre du directoire de la FUSIOn

Affaires Sociales
Jean Claude Douyon: Le profil sera rendu public plus tard à cause des informations contradictoires sur lui

Santé
Daphnée Benoit : C'est une proche de Jean Bertrand Aristide. Sa sœur Fabiola est la secrétaire d'Aristide depuis au moins cinq ans. Aristide a demandé ce poste pour faciliter son université et les projets de santé de son associé Paul Farmer de Partners in Health (Zanmi Lasante)

Culture et Communication

Marcus Garcia : Propriétaire de Haiti en Marche et Radio Mélodie. Il est un modéré. Il compose avec tout le monde. C'est une proche de René Préval.



Intérieur
Anick Francois: Ancien prêtre, proche de Lavalas, membre de l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL). Il a était candidat a la Présidence aux élections primaires de l'OPL. Il a été battu par Sauveur Pierre Etienne. Sa réaction après avoir perdu le vote et son comportement au sénat sont des preuves de son intolérance. Au Sénat il a été incompétent et improductif. Il n'a pas vote de loi et les budgets proposes. Il n'a produit aucun rapport de contrôle de l'Exécutif. Son mandat est marqué tout simplement par des interventions ponctuelles mal préparées à la radio...

Commerce et Industrie

Jessy C. Petit-Frère

Jessy Carmelle Petit-Frère est née à Saint-Louis du Nord, Haïti et Fondatrice/ Directrice Générale de Executive Management Consultancy, CEO, Inc., une société privée de conseil en entreprise multidisciplinaire. Elle a été Fondatrice Gestionnaire de l’Entreprise Provi-Ferme. Elle a été la Directrice Générale bénévole de Servimedhaiti.

Elle a travaillé pour l'Agence Canadienne de Développement International/Bureau d’Aide à la Coopération Canadienne (ACDI/BACC) à tire de Recherchiste- Analyste, pour le Groupe de la Banque Mondiale en la capacité de Gestionnaire de Projet portant sur le renforcement de la gouvernance globale dans le secteur de l'éducation en Haïti et pour l’ Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) à titre de Gestionnaire de Programme relatif au développement de l’industrie et du secteur privé; et les gouvernements haïtiens, respectivement au Ministère du Commerce et de l'Industrie (MCI), à l'Institut National de Formation Professionnelle (INFP), au Ministère des Affaires Etrangères comme membre de Cabinet du Ministre, à la Primature de la République d’Haïti, comme membre de Cabinet du Premier Ministre, au Ministère des Travaux Publics, Transport et Communication  (TPTC) comme membre du Cabinet du Ministre, au Ministère de l'Economie et des Finances (MEF) comme membre du Cabinet du Ministre.

Jessy C. Petit-Frère

Elle a servi comme Gestionnaire de Programme/Représentante a.i. de l'ONUDI en Haïti et Gestionnaire d’un programme des Nations Unies/ONUDI et en tant que Conseiller Technique en Chef pour le développement des entreprises et de l’entrepreneuriat aux Iles Comores en vue du développement du secteur privé et la réinsertion des jeunes par l'emploi et l'esprit d'entreprise.

Elle a participé à une mission du Gouvernement d’Haïti pour négocier des accords de coopération et d'échanges avec le gouvernement Vietnamien. Elle a de nombreuses expériences professionnelles avec les principaux organismes internationaux, gouvernement, organismes à but non lucratif et le secteur privé/public à Harvard University, John F. Kennedi School of Governement.


mardi 26 janvier 2016

L’international a créé un monstre en Haiti

Edito:
Plusieurs experts sont d'accord pour dire que la Communauté Internationale est en grande partie responsable de ce qui se passe maintenant  en Haiti, quoique les haitiens eux-mêmes portent  aussi une certaine responsabilté.


Cette Crise a commencé quand la Ministre des Affaires étrangèes des Etats-Unis d’alors, Hillary Clinton, a demandé et même ordonné le CEP ou conseil électoral provisoire de changer les résultats des élections de 2010. Ce changement, “aidé par la préssion des rues”  a catapulté Michel Martelly au pouvoir. Le candidat Jude Célestin a ravalé sa colère pendant 5 ans et s’est ténu coi pendant que son adversaire politique d’alors Michel Martelly a gouverné le pays sous les yeux vigilants de la communaté internationale.

La petite histoire laisse entendre que Madame Clinton, (Photo: Photo Clinton ci-contre-G) au moment où elle passait des ordres au CEP, avait menacé du même coup l’ancien président Préval d’exil s’il ne prenait pas des dispositions  lui aussi pour changer les résultats jugés selon elle frauduleux. Or nous savions tous que Préval n’a jamais pensé à l’exil et il ne l’aime pas. Qui aime l’exil? Elle savait donc à quoi s’en tenir; elle savait donc comment  pousser  quelqu’un à crier Uncle ( ou Aunt) cette Madame la baronne. C’était en octobre 2010?

(Photo Hillary Clinton)
 Voilà donc à notre avis ce qui a poussé les politicien haitiens, blessés dans leur dignité, de ne pas se faire prendre une deuxième fois,  en 2016. La douce vengeance, avec raison ! Il n’en reste pas moins que l’interférence d’Hillary Clinton dans les élections haitiennes est la pierre d’acchoppement qui  a provoqué la genèse du monstre qui rugit maintenant  à travers les rues, routes et sentiers d’Haiti.

Resté à l’état embryonnaire durant le règne controversé de Michel Martelly intronisé le 14  mai 2011, le monstre a grandi et est sorti soudainement du ventre de ce même CEP qui croyait trompé l’électorat haitien tout le temps. Pouquoi Hillary Clinton, John Kerry, Kenneth Merten et même Obama n’ont-ils pas tiré une leçon de leur célèbre compatriote président Abraham Lincoln:    “On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps.” ?
Louis Opont, président du CEP en 2010 et présentement

 Croyaient-ils donc pouvoir tromper le peuple haitien en moins de 5 ans avec des élections faussées? Ce peuple qui a su tromper, lui, la vigilance et l’habilité de la plus grande armée européenne de l’époque coloniale, en l’occurence l’armée de Bonaparte, pour gagner sa liberté et son indépendance!

(Photo en bas: une peinture d’une des guerres de l’Indépendance d'Haiti)
Une peinture d’une des guerres de l’Indépendance d'Haiti)
Comme l’a suggéré un expert sur Haiti : Ils ne prennnent pas le temps d’appréhender les réalités haitiennes qu’ils regardent toujours  à travers leur prisme déformant et raciste, se basant sur   l’un des stéréotypes mille fois répétés: le peuple le plus miséreux de l’hémisphère.

Un autre de dire: La communaté internationale se comporte comme un élephant dans un magasin de porcelaine. Une image vraiment exotique, inédite, on dirait!

En d’autres termes, ils ne prennent pas le temps de devenir “haitologues”, dirions-nous.

Cette furie monstrueuse qui gronde maintenant à travers Haiti, enlevant le sommeil aux justes, tuant des justes, chagrinant des justes, ce souffle rageur qui fait tout bousculer sur son passage en Haiti, sont en grande partie le fruit de la politique étrangère de la communauté internationale envers Haiti, une politique qui, à cor et cri, à travers le Core Groupe,  veut nier la moindre parcelle d’auto-détermination à Haiti. Photo en bas: Manif contre les récentes élections.

Une des manifs en Haiti dénonçant les récentes élections
Cette-fois çi, le peuple haitien a parlé: il ne veut pas pas d’élections/sélections, de “fake élections”.
Vous avez beau dire que le processus électoral est la voie démocratique, peut-être;  mais pas un processus dont les directives sont déjà concoctées  ou tirées du tiroir d’un quelconque bureaucrate habitant Washington, New-York, Paris, Madrid, etc, comme ironiquement sont les fiches de votes imprimées depuis Doubai.

Haiti est disposée à se défaire de ce monstre “largué” sur ses rives- comme d’ailleurs le choléra. En tant que Nation, elle veut et doit le faire elle-même mais pas quand les “laboratoires” de chacun des pays du Core Groupe utilisent déjà des chapitres de leur Cookbook (Recueil/Recettes) pour déstabiliser la nation hatienne au gré des intérêts de  leurs pays d’origine. Photo en bas : Représentation de la bataille de David vs Goliath 



N’est-ce pas singulier,  se demande un autre expert sur Haiti, qu ‘un  Guy Phillipe qui devait répondre de ses présumés crimes devant un tribunal américan soit maintenant en train de lancer des menaces de lutte armée en Haiti...quand s’il s’était agi de tout autre membre de l’opposition haitienne qui n’avait pas voulu de la “mascarade électorale”, des ambassades du Core Group en Haiti se seraient mis déja à crier --à cor et à cri encore une fois-- qu’un tel  ou tel autre  de l’opposition haitienne est en train de prôner la violence en Haiti? Une violence qui, pour le bon peuple haitien, est et demeure pourtant inacceptable.

Cet article peut-être reproduit et publié mais sa source  Haiti Connexion Network doit être mentionnée

HCN

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vendredi 22 janvier 2016

Haiti Catholic Bishops: Not good to have elections this Sunday January 24

Haiti Elections- Haitian Catholic Bishops say in a press release signed by Haitian cardinal Langlois that conditions on the ground are no good for Jan. 24 voting.

lundi 18 janvier 2016

Haiti Elections: Les discours à la Nation haitienne de Jude Célestin et Jovenel Moise, candidats à la présidence (Vidéos)

Par ordre alphabétique des noms des candidats



Adresse du candidat à la présidence Jude Célestin ce 18 janvier 2016, à 6 jours du second tour controversé censé se dérouler en Haiti

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Adresse du candidat à la présidence Jovenel Moise ce 18 janvier 2016, à 6 jours du second tour controversé censé se dérouler en Haiti


HaitiConnexion Network (HCN)


mercredi 13 janvier 2016

OAS: Electoral Observation Mission welcomes adoption of recommendationsahead of presidential run-off in Haiti

Electoral Observation Mission welcomes adoption of recommendations ahead of presidential run-off in Haiti

  January 12, 2016
Add captionJude Celestin (l); Jovenel Moise for a questionable runoff. Photos placed here in alphabetical order
The Electoral Observation Mission of the Organization of American States (EOM/OAS) in Haiti welcomes that the Electoral Provisional Council (CEP) is working to adopt most recommendations issued by the Independent Electoral Evaluation Commission and by national and international observers to provide all parties better guarantees ahead of the presidential run-off, announced for January 24.

The Mission takes note that, amongst other measures, the number of party representatives (mandataires) will be reduced from the 900,000 accredited for the October 25 election to 38,000 and these will only be able to vote at the polling station where they are registered. In addition, some polling station members will be replaced and presidential candidates will be allowed to appoint two representatives to supervise the work at the tabulation center. The training of electoral staff will be improved and lists and accreditation criteria for observation groups will be published before Election Day.

The EOM/OAS reiterates the importance of addressing these and other matters to prevent the repetition of the irregularities presented in the August 9 and October 25 elections, urging the CEP to take all necessary measures to timely put them in place.

In light of these efforts, the EOM/OAS calls upon the two run-off contenders to participate actively in the election. By doing so, they will respect the will of the Haitian electorate that voted for them on October 25. The EOM wishes to underscore the importance of having a competitive electoral process so that voters have options to express their political preferences.

The Mission takes note that the 92 newly elected opposition and ruling party deputies took oath on Sunday, followed by the 14 new senators on Monday.

On the occasion of the 6th anniversary of the devastating earthquake of January 12, 2010, the OAS encourages all political actors to work together for the political, social, and economic development in Haiti. The EOM/OAS reiterates that the successful conclusion of the electoral process is not only the responsibility of the CEP and the government, but also of candidates and political parties, as well as Haitian citizens.
Reference: E-361/16


mercredi 30 décembre 2015

APPEL AUX CITOYENS ET CITOYENNES D'HAITI

APPEL AUX CITOYENS ET CITOYENNES D'HAITI
(D'un groupe de personnalités haitiennes)
DG pour HCN

Réunis le 23 décembre 2015, à l’invitation d'un groupe de Sénateurs de la République, à l’Archevêché de Port-au-Prince, en présence de Monseigneur Guire Poulard, nous signataires de la présente, en ayant procédé sereinement à une analyse de la situation haïtienne portant sur la période de 2010 à 2015, aggravée par une crise électorale sans précédent, avons dégagé les conclusions suivantes qui, nous l'espérons, interpelleront chaque Citoyen, chaque Citoyenne. 

En 2010, suite à des élections fortement controversées et manipulées par la Communauté Internationale,  le pays s'est retrouvé sous l'emprise d'un pouvoir qui a vu l'avènement de Monsieur Joseph Michel Martelly comme Président de la République. Depuis, le pays est confronté à une série de crises institutionnelles rendant difficile le fonctionnement des organismes d’Etat ;

Ce gouvernement s’est engagé dans la mise en route d'une série de projets budgétivores en dehors de toute analyse d'impacts  sérieux et des dépenses artificielles sans correspondance logique avec la réalité socioéconomique du pays.


La plupart des activités financées par le fonds Petro Caribe ont été caractérisées par la plus grande  opacité  d'une part, (appels d’offres peu réguliers, peu respectueux des procédures ordinaires : délit d’initiés, conflits d’intérêts ……..) et d'autre part, les pratiques dispendieuses de l’Etat pour l’entretien de ce gouvernement et de ses pratiques ordinaires (voyages à répétition, séjours dans des hôtels de luxe, délégations pléthoriques ….) ; ont contribué à dilapider les fonds publics tout en aggravant la situation économique et matérielle du pays : déficits budgétaires énormes, augmentation de la dette externe, faible taux de croissance, dépréciations dangereuses de la gourde par rapport au dollar.

Notre monnaie nationale, redevenue « zorey bourik », s’échange au taux de 60 gourdes pour 1 dollar américain. Dans un pays où tout doit être importé, y compris les produits alimentaires, on peut s’imaginer l’impact négatif d’une telle situation sur les conditions d’existence des masses défavorisées.  En effet plus que jamais, la misère de notre peuple aujourd’hui n’est plus une donnée statistique.  Elle est devenue un fait social.  On la lit et on la voit dans les regards, sur les visages et à travers la mendicité dans laquelle est plongée une immense frange de notre société.  Les quelques 50 millions de dollars devant être mis sur le marché par la BRH ne pourront hélas en rien arrêter cette dégringolade puisqu’ils seront vite phagocytés et transformés en «  martelodolars ». Le  malaise social entrainant le banditisme alarmant et le désarroi dans les milieux populaires sont  évidemment accentués  par cette crise électorale sans issue.

Incapable d'organiser des élections, et n’en voulant pas non plus, durant les 4 premières années, l’Exécutif ne s’est retrouvé contraint de les réaliser qu’en cette dernière année, coincé par deux échéances constitutionnelles : celle d’une nouvelle législature et celle de la prestation de serment d’un nouveau président.

Le pouvoir a réussi à assujettir l'appareil politique à travers le contrôle des  Collectivités Territoriales

Attendu que cette crise électorale ouverte par l’échec des journées électorales des 09 aout et du 25 octobre  2015 émane d'un processus électoral outrageusement et systématiquement vicié;

Attendu que le CEP, en principe, de consensus qui  a fini par voir le jour se révèle rapidement un CEP complètement sous la coupe de l’Exécutif, qu'il ne peut en aucune manière organiser des élections libres, démocratiques et inclusives.
Attendu que les bourrages d’ urnes et les actes de violence qui ont caractérisé le scrutin du 9 aout lui ont valu les qualificatifs   de  coup d’état électoral, farce électorale, mascarade électorale tout comme celui du 25 Octobre, considéré par des institutions d'observation électorale nationale comme une vaste opération de fraudes planifiées notamment avec les 950 mille cartes d'accréditation  fournies par le CEP aux mandataires et observateurs. 

Attendu que le CEP souffre de plus en plus d’un déficit de crédibilité qui rend pratiquement impossible la poursuite du processus et qu'il est empêtré dans toutes sortes de scandales, alors qu'il affiche une incohérence dans la plupart des décisions provoquant un mécontentement général  

Attendu que l’accouchement unilatéral au forceps d’une commission d’évaluation électorale dite indépendante pour répondre aux revendications de divers secteurs, n’a pas réussi à convaincre les démocrates de la bonne foi du pouvoir et ce en dépit de la présence en son  sein,  de représentants d’institutions religieuses importantes et d’organisations de défense des droits humains.

Attendu que les 78 Procès Verbaux choisis de manière aléatoire et analysés au Centre de Tabulation, présentant tous systématiquement des traces d’irrégularités et de fraudes graves, font  la preuve évidente que la vérification  doit  s'étendre non seulement à  quelques treize mille et plus de procès-verbaux mais aussi aux  listes d’émargement, bulletins, procès-verbaux de carence, sans mentionner les candidats, partisans et Partis impliqués dans les cas de violences documentés par le CEP lui-même,  des auditions indispensables pour faire la  lumière sur les graves accusations de corruption de membres du CEP et de ses instances contentieuses, portées par des candidats parfois avec preuve à l’appui.  

Attendu que le délai imparti pour procéder aux vérifications et évaluations démontre, si besoin était, que le pouvoir veut tout sauf un travail exhaustif et sérieux car, il est impossible même pour des experts chevronnés d'accomplir une telle mission en si peu de temps, à moins que les conclusions et recommandations soient déjà connues d’avance et ne doivent servir, comme l’a indiqué le Premier Ministre, qu’à valider un processus pratiquement irrécupérable pour permettre de respecter des échéances, quoiqu’il en coûte à la nation.

Attendu que les dépenses effectuées pour la réalisation des élections ne sauraient être considérées comme une transaction du secteur d'affaire et que le pouvoir et le CEP doivent comprendre que l’intérêt national, les impératifs d’une démocratie normale, la récupération de la plénitude de notre souveraineté, la stabilité politique après la fin du mandat du président de la république, leur commandent de faire une pause dans le processus électoral, et de prendre le temps nécessaire pour une discussion sérieuse entre Haïtiens en vue de trouver un consensus suffisant sur la meilleure formule pour sortir durablement de cette crise politique.  

Attendu qu'il est impératif de s’affranchir des contraintes des intérêts particuliers parfois compréhensibles des uns et des autres et de résister aux pressions de la communauté internationale pour transformer cette catastrophe électorale en opportunité pour un nouveau départ, pour la reconstruction nationale sur des bases saines avec des élus dont la légitimité sera incontestable.

Fort de ces constats, Nous signataires de cet appel, après de mûres réflexions autour de la gravité de cette situation de crise, avons abouti aux résolutions suivantes :

L’annulation pure et simple des opérations électorales des 09 aout et 25 octobre 2015. 

La formation tôt ou tard d’une commission telle que souhaitée par l’ensemble des parties et de l’opinion publique pour  auditer le processus électoral et établir les responsabilités afin d’engager les poursuites pénales nécessaires et  de s'assurer que plus jamais de telles situations ne se reproduisent. 

Compte tenu du danger qui menace aujourd’hui le pays et qui risque de le précipiter dans l'anarchie ou dans un totalitarisme d'état narco trafiquant, nous convions toutes les forces vives démocratiques et patriotiques de la nation à faire un faisceau pour rechercher ensemble le moyen pour établir un autre modèle d'état.

Port au Prince, le 28 Décembre 2015

Suivent les signataires:

1) Marie Frantz Joachim, 2) Lyonel Trouillot, 3) Jean Hérold Buteau 
4) Frantz Gérard Verret,  5), Freud Jean 6) Serge Legagneur, 
7) Evelyne Trouillot,   8) Edmonde S. Beauzile,  9)

vendredi 6 novembre 2015

Ayiti Eleksyon-Jovenel Moyiz vinn antèt lan premye tou a

Jovenel Moyiz, kandida prezidan sortan ayisyen Prezidan Michel Martelly, ak Jude Celestin, yon ansyen chèf yon ajans gouvènman,  vin antèt nan premye tou an nan eleksyon prezidansyèl la Oktòb 25. 

Yo pral patisipe nan konpetisyon nan yon dezyèm antisipe tou nan Desanm pwochen.

Eleksyon prezidansyèl nan youn nan peyi ki pi pòv nan mond lan te fèt ansanm ak eleksyon lejislatif ak minisipal yo nan yon klima tansyon men san gwo pwoblèm ensekirite ak dekrochaj kote Nasyon Zini ak polis ayisyen te kenbe fòs yo ak vijilans.

Dapre prezidan  komite eleksyon an, Pierre Louis Opont, Jovenel Moyiz te resevwa 32.8% nan vòt la e Jude Celestin 25.2%. 


Senkant-kat kandida te konteste premye tou an. 

Kandida Moïse Jean-Charles ak kandida Maryse Narcisse te vinn lan twazièm e katrièm pozisyon lan menm premye tou eleksyon sa yo.


jeudi 5 novembre 2015

Edito: Election, le nouveau tabou haïtien ! Et qui rend folle la classe politique haitienne

Par Raoul Lorfils, Jr
Election, le nouveau tabou haïtien.
Et qui rend folle la classe politique haitienne !


Bon nombre des candidats ayant participé aux élections du 25 octobre se disent gagnants dès le premier tour. Alors qu’en réalité, logiquement, ils ont tous perdu à l’avance pour avoir accepté de s’embarquer dans ce navire de fortune, kannòt koule, vwal chire, avec des pilotes en qui ils n’avaient et n’auront aucune confiance. 

Ils n’arrêtaient pas de décrier les mauvaises conditions à la « Boat People » dans lesquelles ils s’apprêtaient à traverser la mer rose. Mais ils n’avaient ni l’énergie ni l’adrénaline patriotique nécessaire pour se jeter à l’eau, tous ensemble, et arrêter le matelot avant qu’il ne soit trop tard. 

Au contraire, même après le premier naufrage programmé du 9 août, nous nous sommes (pour ne pas dire ils se sont) tous bandés les yeux et nous nous sommes remis à notre course: 
 « tèt dwat ! » et « a delante ! ».

Aujourd’hui, aussi paradoxale que cela puisse paraître, à côté des cris de victoire anticipés, encore une fois tous les termes formant le lexique politique haïtien depuis des décennies sont au rendez-vous: « Bourrage d’urnes, magouilles systémiques, fraudes massives, coup d’Etat électoral, mascarade électorale, dap-piyanp électoral, kadejak électoral et cetera électoral ». 

L’on se demande combien vaudront tous les lots de dénonciations et les doléances des protestataires (candidats, partis politiques, organisations d’observation et organismes des droits humains) contre les propos de satisfaction du CEP, du Gouvernement et de l’International sur le déroulement des joutes, si l’acteur principal qui est le peuple haïtien, préfère se complaire dans son silence attentiste. Un silence justifié par les nombreuses déceptions qui lui ont été infligé par les politiciens auxquels, une, deux, trois jusqu’à cent fois, il a accordé son vote de confiance. Peut-être, le peuple, désenchanté, recourt-il à ce silence comme l’ultime arme par laquelle il infligera une sanction sociale, politique et correctionnelle à la classe politique haïtienne.

« Depuis fin 1995, il n’y a pas eu de vrai mouvement de mobilisation sociale en Haïti, » a lâché, quelques jours après les élections, le Professeur Fritz Dorvilier, à l’espace Intérêt Public de Radio Kiskeya. Il a poursuivi : « Il y aura un second tour après les élections du 25 octobre et, au vu et au su de tous, un Président en sera élu et sera installé en 2016… »

De son côté, le journaliste commentateur Jean-Monard Métellus a soutenu, le 3 novembre, lors son émission Intersection, que « les résultats partiels qui vont sortir après ce premier tour n’auront rien à voir avec les données dont accouchera le Centre de Tabulation. » Selon lui, ceux qui disputeront le second tour sont ceux qui, aux yeux de Tonton Blan et d’autres acteurs, sont les plus réputés pour leurs capacités de rassembler, entendez par là la capacité d’organiser des déferlantes pouvant paralyser le pays pendant plusieurs jours, comme cela a toujours le cas par le passé. 

Or nos leaders auraient pu réussir à (nous) éviter ce carrefour troublant s’ils s’étaient convenus, pendant qu’ils en avaient encore l’occasion, de mettre de côté leurs intérêts personnels ou claniques et « former un vrai faisceau patriotique pour  une vraie cause, noble et nationale » comme ils le chantent tous (Dieu seul sait combien le pensent vraiment). 

Mais ils ne l’ont pas fait. 

Au contraire, à l’approche des élections (ou du Grand Voyage), même ceux qui s’étaient regroupés au sein de l’opposition pour mobiliser contre la gestion et les projets douteux de l’équipe au Pouvoir se sont divisés pour aller se faire couronner, chacun dans son petit coin de Royaume, oubliant ce qu’ils avaient pu réaliser ou provoquer ensemble : Signature de l’Accord d’El Rancho, Création de la commission Présidentielle, Départ du Premier Ministre Laurent Lamothe, Mise en place d’un autre Gouvernement, Création d’un CEP selon l’esprit de l’article 289 de la constitution etc. 

Ils n’ont même pas eu le temps de dresser leur bilan et nous assistions déjà à une rapide mise en miette de l’opposition et une prolifération ou « djondjonnizasyon », pour répéter l’autre, de plateformes, de partis politiques et de candidats. 

Des rois à chaque coin de rue. Il nous a été donné de suivre le déroulement d’une véritable saga à la « Game Of Thrones » sur le sol d’Haïti. 

Et nous voilà aujourd’hui face au « Présent » qui, hier, était le futur que redoutait tout le monde. Un projet dont chaque acteur a consciemment ou inconsciemment contribué à la réalisation. Nous sommes en fin de compte comme en présence d’une bande de poissons qui se sont gentiment laissés rouler dans la farine pendant 4 ans et qui brusquement décident de se réveiller pour contester, juste au moment où on allait les plonger dans l’huile ardente, à l'heure de vérité. 

On peut facilement s’imaginer les toasts et les fous rires des tenants du titre aux cranes rasés face à tant de vacarmes. Ils sont dans la cuisine, c’est eux qui préparent tout et, croyez-moi, ils ne plaisantent pas. 

Le pays est encore une fois aux abords du chaos. Et cette fois-ci nous risquons tous d’en sortir K-O.

Enfin des élections… et rares sont ceux qui accepteront de perdre (qu’ils aient perdu ou pas). 

La situation se dégénère de plus en plus à un moment il pleut des Décrets, des taxes, des allocations injustifiées et injustifiables, des frustrations, des annonces de grèves, des pressions, des reports, des commissions, des communiqués de Presse, des suspens meurtriers et aussi des soldats étrangers…

« Elections ! » C’est devenu un mot dont la seule prononciation fait trembler jusqu’aux entrailles. C’est en passe d’entrer dans le tableau des sujets tabous de chez nous. 

On nous apprend qu’en Démocratie, à l’issu de cet exercice, le seul et l’unique gagnant devrait être le peuple. Mais ici nous avons notre propre réalité, notre propre soleil, notre propre monde. 

Tractation, gesticulation, manipulation, accusation, dénonciation, manifestation, pression et mise en garde servent de décor à l’environnement politique haïtien encore une fois et nous revoilà à la case-départ. 

Il commence à pleuvoir des demandes de visas et également des propositions de sortie de crise dont la plus frappante est la Transition ! Tout en recherchant la meilleure formule devant épargner le pays d’un drame sanglant, définitivement, peu sont ceux qui accepteront de perdre les élections pour que le Pays gagne, surtout ceux qui risquent d’avoir quelques conversations avec la Justice s’ils ne sont pas au Pouvoir. 

Au bout du compte, peut-être que tous les perdants finiront par gagner d’une manière ou d’une autre. Et encore une fois, peut-être que le peuple sera le seul perdant dans son propre jeu, sur son propre terrain...

Raoul Junior LORFILS
Haïti Connexion Network (HCN)
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Revue des nouvelles http://youtu.be/80DY7XoelXA


samedi 17 octobre 2015

Haiti Connexion Endossera-t-il un Candidat?

Haïti Connexion Endossera-t-il un candidat? On nous demande. 



La réponse est non, même si dans le tas deux ou trois de ces personnalités mériteraient notre soutien. Deux raisons primordiales nous obligent à adopter cette abstention:

1- nous ne faisons pas confiance pas au CEP ou Conseil Électoral Provisoire. Car nous retrouvons au sein du CEP le même individu qui a avoué publiquement et récemment avoir changé les résultats définitifs des dernières élections présidentielles en connivence avec certains personnages étrangers. Ce qui laisse planer un grand doute quant à l'éthique et l'objectivité de ce CEP. Qui a tué tuera, nous dit l'adage. Le CEP peut récidiver et il y a grande chance que ceci se produise vu les conditions sur le terrain, les mêmes causes produisant les mêmes effets.

2- l'autre raison dérive du fait que la diaspora haitienne a été exclue du processus électoral. Haiti Connexion Network est et demeure une part entière de la diaspora haitienne. A aucun moment nous ne nous souscrirons à l'exclusion politique et systématique d'un secteur de la nation haitienne au profit des intérêts égoistes d'un autre secteur doté en ce sens d'une mentalité rétrograde.

Nous savons que certains des candidats sont venus faire campagne dans la diaspora promettant de se battre pour l'intégration politique de la diaspora dans la conjoncture haitienne. Nous savons aussi que certains 'diasporiens' se faisant passer pour des représentants de la diaspora, vont endosser ou bien ont déjà endossé des candidats pour la présidence. Nous nous demandons dans l'un et l'autre cas si ces promesses ne resteront pas des voeux pieux comme toujours ou ces endossements ne font pas partie d'un agenda mesquin, individualiste de personnages proches de la retraite en terre étrangére cherchant un autre train de vie moins agité, confortable et"cozy" en Haiti.

C'aurait été bon, patriotique et moralement désirable de participer à un évènement aussi important qu'est l'élection d'un président pour un pays si cher à tous les haitiens.

Les conditions dans lesquelles se réalisent les élections et l'exclusion systématique d'un secteur important de la vie nationale (d'Haiti) ne nous permettent pas en toute conscience d'endosser qui que ce soit pour la noble fonction qu'est la présidence d'Haiti.

Carl Gilbert, pour Haiti Connexion Network

Audio de cet Edito: 
L'artiste chanteur Wyclef endosse lui Jude Célestin dans cette nouvelle chanson.

Ecoutez en bas"

mardi 15 septembre 2015

What Are We Missing About Haiti in the Hillary Emails?

What Are We Missing About Haiti in the Hillary Emails?
BY Georgianne Nienaber; Twitter: www.twitter.com/nienaber

The Fourth Estate is in foreclosure. The "who, what, where, when, and why" of traditional coverage is missing. A thorough analysis of what is redacted or completely missing in the Clinton emails is not forthcoming, and the real scandal resides in politically motivated reporting. It is time that the press wipe themselves clean of political bias and stop shouting about the paper tiger of wiped servers. To steal a quote from Hillary at the initial Benghazi hearing, "What difference does it make?"

The truth is that no one will ever be privy to the complete correspondences, but there is more than enough information available to discuss how the United States conducts corrupt foreign policy in Haiti. Even if a Freedom of Information Request (FOIA) were submitted to obtain every last email on the official State Department server during Secretary Clinton's term, most would not see the light of day. Clinton's staff, under the direction of Cheryl Mills, was known for blocking the release of what they deemed "politically sensitive" documents requested under the FOIA law.
I mention Haiti because, after spending a significant amount of time there post-earthquake, I have come to understand that corruption has been a part of our foreign policy for hundreds of years. I am not a Haiti expert, but I have seen firsthand the malfeasance of USAID, NGOs, the United Nations, foreign church groups, and international banking institutions.

Imagine placing printouts of the available 307 Haiti emails end to end. Give it one twist and tape the ends together. You now have a Mobius Strip with no beginning, no end, and only one surface.
It is our fault and our fault alone if we assume a kind of fake innocence that the truth is unavailable or too confusing to pursue. Orientation and interpretation on this infernal Mobius construct depend upon perspective, but we need more than whining fake innocence to justify jettisoning critical thinking.

There is a timeline available to us. It is documented by the Center for Economic Policy Research (CEPR), the Haitian press, by former OAS Ambassador Ricardo Seitenfus, and others. This timeline provides the framework to examine what happened in Haiti in 2010. There is so much more than the "gotcha" moment provided by the Chelsea Clinton email to her parents about policy failures after the January 2010 7.0 earthquake.

In 2010, Haiti faced the triple whammy of an apocalyptic earthquake, a cholera epidemic courtesy of the United Nations, and an election cover-up orchestrated while a good portion of the population was still homeless. Three-hundred-and-seven emails would barely cover it.

According to Ricardo Seitenfus in his book, International Crossroads and Failures in Haiti (L`echec de l`aide internationale a Haiti: Dilemmes et egarements), in April 2009, the State Department, under the leadership of Hillary Clinton, "had decided to completely change the U.S. cooperation strategy with Haiti." In case you don't know, Seitenfus was fired from his OAS position in December 2010 for telling the truth to the Swiss newspaper Le Temps about Cholera, NGOs, and a rigged election. His tell-all book lays out a doctrine of intervention.

"Apparently tired with the lack of concrete results, Hillary connected the actions of her government to the smart power doctrine proposed by the Clinton Foundation. From that moment on, the solutions would be based solely on evidence. The idea, according to Cheryl Mills, Hillary's Chief of Staff, was that if we're putting in the assistance, we need to know what the outcomes are going to be." See also "How the World Failed Haiti."

Now, connect Cheryl Mills' Haiti Doctrine of orchestrated outcomes with a June 16, 2009 Wiki-Leaks cable, "Deconstructing Preval." "Managing Preval will remain challenging during the remainder of his term yet doing so is key to our success and that of Haiti."

The January 2010 earthquake became the "long-awaited opportunity to test this new policy," Seitenfus says.
Most of the emails discuss the earthquake, and a few mention the emerging cholera epidemic. Two of the "cholera" emails discuss Sarah Palin's upcoming visit to Haiti, one is an AP report about "Cholera fears sparking an anti-clinic protest in Haiti," sent via Huma Abedin to Hillary, another is a Reuters report quoting President Rene Preval confirming the outbreak and, one is a press highlight detailing Nepal's denial that Nepalese soldiers introduced cholera into Haiti by routing raw sewage into the Mirebalais River.

Can it be that only five emails mentioned cholera in the initial stages of an epidemic that would eventually kill 8,972 people and sicken 745,588 since October 2010 (July 2015 numbers).
The lack of emails discussing the November 2010 elections is noteworthy. The search parameter "Martelly" returns one result. An email from Cheryl Mills to Hillary Clinton includes an overnight brief from December 8, 2010.
Announced results conflicted with the EU-backed National Observation Council's preliminary reports that Michel Martelly led government-backed candidate Jude Celestin in the vote, media report. Embassy Portau-Prince reports civil society representatives took care in announcing early findings, but the information was reported locally as hard fact.
The same email thread has Cheryl Mills providing the unacceptable Haitian CEP results to Hillary. These results would soon change.

This is the statement we released late last night. Election results order Manigault, Celestin, Martielly. May be good to have Tom Adams give you a quick update today.
The original State Department "announced results" were compiled by the CEP, the Haitian Haiti's Provisional Electoral Council (CEP). They had Jude Celestin in the runoff and Martelly was out of the next round.
The international observers (CNO) came up with a different outcome. An analysis and timeline can be found here at the Center for Economic and Policy Research (CEPR) website.

In a heavily redacted email (Case No. F-2014-20439 Doc No. C05777664) on Tuesday December 7, 2010, Cheryl Mills instructs a staffer to "print the traffic" on a draft embassy statement that discusses something the "tabulation center" did not show.

The final draft email of the embassy statement (Case No. F-2014-20439 Doc No. C05777696), from Cheryl Mills to Hillary, had all the necessary diplomatic ducks in a row to get Martelly into the runoff.
Like others, the Government of the United States is concerned by the Provisional Electoral Council's announcement of results from the November 28 national elections that are inconsistent with the published results of the National Election Observation Council (CNO)
The "tabulations" of the CEP, tabulations that the State Department announced, were now officially thrown into question.


    Photo: Ballot boxes to bread boxes (Photo: Nienaber Feb. 2011

The will of the Haitian voter, however, was irrelevant. In this plot, the CNO played a central role in the strategy of electoral sabotage implemented by the international community in the November 2010 elections in Haiti. Choosing the CNO was not because of its expertise, since it had none. In fact, the Council is a union of various purportedly civil society organizations, which in reality form an array of opposition to the government.

In an article published in the Haiti Sentinel, an article that has since been scrubbed from the Internet except in cached form, CEP President Pierre Louis Opont says "that as director general he gave the official recount results to the international observers. He says that Cheryl Mills, the Chief of State for Secretary of State
Cheryl Mills
Hillary Clinton, and the observers from the Organization of American States then gave results different then what were passed to them."
The American press has not yet investigated this claim.

The end result was that musician Michel Martelly was declared president-elect after receiving the votes of less than 17 percent of the electorate in the March 2011 second round.
Is it fair to pin all of the blame on Hillary Rodham Clinton when secrecy, duplicity and arrogance have been part of the U.S. policy toward Haiti at least since December 17, 1914 when Citigroup (now Citibank) stole Haiti's gold reserves? Marines descended upon Haiti to transport a half million dollars in gold to the Wall Street vaults of the National City Bank of New York.

And we've hardly seen anything yet. Or maybe, we have seen it all before.
The following quote is taken from Senate hearings that took place from October 4 to November 16, 1921. The Government Printing Office published the official record of the proceedings.
"From 1804 to 1915 Haiti was a sovereign state under a republican form of government. She won her independence from France in 1804. She was deprived of it in 1915 by the United States. Since then we have been in virtual control of her territory, our marines have been in military occupation of the country, and the former republic has been stripped by us of every vestige of her sovereignty."

There is no beginning and no end to the continuing rape of Haiti by just about everyone.

Note: The Haitian Lawyers Leadership Network (HLLN) provided valuable tips and leads which have been vetted in this post.
Source: Huffingtonpost

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