Haïti : 30 mars 2026 : Le décret qui doit réveiller la Nation / 30 mas 2026: Yon Dekrè ki dwe reveye Nasyon an
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« L’Avertissement Final »**
Par Éric Duvivier MassonIl existe des moments où une nation doit frapper la table du poing. Haïti est précisément à ce tournant. Trop longtemps, les ressources publiques ont été pillées, détournées, transformées en butin pour quelques-uns, alors que la majorité s’enfonce dans la misère. Aujourd’hui, l’auteur de cet éditorial se joint à tant d’autres voix, parmi lesquelles Kontra Pèp la et le Camp National, formation politique briguant la présidence, pour dénoncer avec force le décret du 30 mars 2026 adopté par le gouvernement de Didier Fils‑Aimé.
Ce décret, qui réforme le secteur minier, aurait pu être un instrument de modernisation. Mais dans un pays où l’État peine à exercer son autorité, il devient un signal d’alarme. La conversion automatique de permis miniers en titres cessibles, négociables et exploitables comme des biens privés ouvre une brèche dangereuse. Une brèche où les richesses nationales risquent de glisser entre les mains d’intérêts particuliers, au détriment du peuple haïtien.
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| Le décret qui veut sans garde-fou dépouiller AYITI de ses ressources naturelles |
C’est pourquoi cet éditorial n’est pas une opinion : c’est un avertissement national.
Un avertissement adressé à toute personne — fonctionnaire, opérateur économique, intermédiaire ou acteur de l’ombre — qui oserait profiter illégitimement des ressources de l’État. L’impunité ne peut plus être la règle. Le pays entre dans une ère où chaque abus sera traité comme un acte contre la nation. Où chaque détournement sera considéré comme une trahison. Chaque tentative de s’approprier les biens publics entraînera des sanctions punitives, des poursuites systématiques et des rétributions exemplaires.
Haïti ne renaîtra pas tant que ses richesses ne seront captées que par des intérêts privés.
Le décret du 30 mars doit servir de leçon : plus jamais un texte ne doit devenir une porte ouverte au pillage.
La nation regarde.
La nation se lève.
Et désormais, la nation exigera des comptes.
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