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Les déclarations du consul général Yverick Delerme Cyril, faites à Miami au sujet du retour des Haïtiens bénéficiaires du TPS, ont déclenché une onde de choc dans la diaspora. En quelques heures, ses propos ont été perçus comme le symbole d’une diplomatie déconnectée, incapable de saisir la profondeur du drame humain que vivent des milliers de familles haïtiennes aux États-Unis.
Un ton jugé méprisant
Les phrases du
consul — notamment :
« Ce n’est pas
une fête que je vais organiser. »
« Comment une
personne va-t-elle rentrer chez elle et moi, je vais faire des préparatifs pour
elle ? »
ont été
interprétées comme un manque d’empathie flagrant. Pour beaucoup, ces mots ne
reflètent ni la gravité de la situation en Haïti, ni la détresse des Haïtiens
qui risquent de perdre leur statut légal après des années de vie aux
États-Unis.
La diaspora
rappelle que les bénéficiaires du TPS :
• vivent parfois
aux États-Unis depuis 10 à 20 ans,
• ont des enfants
américains,
• ont construit
des carrières, entreprises, maisons,
• n’ont parfois
plus aucun domicile en Haïti,
• viennent de zones aujourd’hui contrôlées par des gangs. \
TPS-UN CONSUL SANS HONTE by Carl J. GilbertUne diaspora indignée
La réaction a été
immédiate :
• Des leaders
communautaires dénoncent un discours froid, incompatible avec la mission d’un
consul.
• Des
organisations haïtiennes de Floride parlent d’un dérapage diplomatique.
• Sur les réseaux
sociaux, les propos sont qualifiés de blessants, maladroits, voire humiliants.
Pour beaucoup, le consul a manqué l’occasion de :
• rassurer,
• expliquer les
démarches,
• montrer que le
consulat est un espace de protection pour les Haïtiens en difficulté.---
Une contradiction qui choque
Ce qui amplifie
la colère :
La veille, le
consul avait reconnu que la situation en Haïti était si grave qu’un moratoire sur
les déportations a été demandé aux États-Unis.
Comment, dans ce
contexte, parler du retour des Haïtiens avec un ton jugé désinvolte ?Cette
contradiction nourrit l’idée que la diplomatie haïtienne souffre d’un manque de
cohérence et d’une absence de stratégie humanitaire.
Ce que cette crise révèle
Cette polémique
dépasse la personne du consul.
Elle met en
lumière :
• une fracture
profonde entre l’État haïtien et sa diaspora,
• un déficit de
communication diplomatique,
• une méfiance
croissante envers les représentants officiels,
• la nécessité
d’une diplomatie plus humaine, professionnelle, et connectée aux réalités
migratoires.
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