Wednesday, February 19, 2014


Saturday, February 8, 2014

Vidéo: Masisi en Haiti

Vidéo: Dialogue ( traduit en français) entre Président Martelly et Président Obama à la Maison Blanche

Français

Anglais

Tuesday, January 28, 2014

Deux haitiens mutilés et tués en République Dominicaine. Les proches réagissent (voir vidéo, en espagnol)


Está intacta la vivienda donde residían los dos primos haitianos que fueron hallados ayer en el río Las Lavas de este municipio acribillados a tiros, decapitados y con otros miembros del cuerpo cercenados.

Los familiares de Yidet y Yodet Kaseite, de 26 y 28 años, dijeron que ponen en dudas que las autoridades dominicanas hagan justicia de este crimen, por el hecho de que se trata de dos nacionales haitianos.

“Es que son haitianos, qué va hacer na’”, expresó una doliente.

Fuente: Hoy.com

Friday, January 24, 2014

Haiti-Reconstruction: Réflexions en ce mercredi 22 janvier 2014: les enfants deshérités d'Haiti


La semaine dernière, un tremblement de terre de magnitude 3.3 a secoué Port-au-Prince. Pas de dégâts heureusement. A la suite de la secousse cependant, beaucoup de personnes se sont retrouvées dans les rues. Parmi elles, des enfants orphelins qui étaient venus grossir le nombre de mômes des rues.

Un autre problème existant depuis nombre d’années, qu’il faut à tout prix mettre à jour. C’est tout ce monde qui constitue aussi les centaines de milliers de victimes entassées dans des camps de fortune.

360 000 gens vivent dans des conditions très précaires selon l’Agence France Presse (AFP). Parmi eux se trouvent les habitants de « Marassa » au nord-est de Port-au-Prince. Ils survivent sous des bâches.

"Nous sommes obligés de vivre ici, mais c'est le pire endroit pour élever des enfants. De nombreux viols sont perpétrés sous les tentes, la prostitution juvénile se pratique dans les camps. Nous vivons mal", raconte Danielle Orniamise.

Le séisme du 12 janvier 2010 a entrainé 1.5 million de déplacés parmi lesquels végètent les mineurs. En guenilles, ces derniers traînent dans les ruelles en terre battue, à l'instant où ils devraient se trouver à l'école. Quelques uns restent assis sur un tas de gravas. Ils regardent défiler le temps.

Quant à ceux qui ont la chance d’aller à l’école. De nos jours, ils s’adonnent à des manifestations dans les rues. Leurs professeurs ont déserté leur classe parce qu’ils revendiquent une augmentation de salaire. Ils veulent toucher au moins $10 000 équivalant à 50 000 HTG, vu la cherté de la vie, disent-ils.

Alors les élèves ont marché en groupe dans les rues de Port-au-Prince hier mardi 21 janvier 2014 et aujourd’hui mercredi 22 janvier 2014. Ils demandent que l’Etat donne cet argent aux professeurs afin que les cours reprennent.« Vive l’éducation, à bas le carnaval », « Education à l’oral »,scandaient les jeunes manifestants.

Certains groupes même ont été jusqu'à déranger les autres écoles fonctionnant normalement avec leurs professeurs présents en y créant du désordre, des troubles. Pas question que les autres écoliers progressent alors qu’ils sont eux-même stoppés dans leurs études !

Quelle triste situation qui suscite la réflexion ! Une solution doit être trouvée le plus vite possible car c’est le temps qui s'écoule : il y a un programme scolaire à boucler en une période bien précise !

Régine Magloire SAINVILUS

Sunday, January 19, 2014

La Justice haïtienne, La loi du plus fort ou la force de la loi?


La détention préventive est très loin d’être le plus grand mal qui ronge le système judicaire haïtien. La Justice est fortement soumise aux effets néfastes de la corruption.La Justice haïtienne, La loi du plus fort ou la force de la loi?

La Justice haïtienne, La loi du plus fort ou la force de la loi?La Justice haïtienne, La loi du plus fort ou la force de la loi?

Par José Flecher

Tout le système est rongé par ce fléau. Les acteurs s’enrichissent de plus en plus illégalement. Même le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Jean Renel Sanon, n’est pas exempt de tout soupçon. L’ancien commissaire du gouvernement près le Tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Jean Renel Sénatus, avait fait savoir que le garde des sceaux de la République est lié à un réseau mafieux impliqué dans le trafic des produits illicites. Me Lauture a été démissionné de sa fonction de substitut de Commissaire du gouvernement de la juridiction de Jacmel parce que, explique-t-il, la corruption bat son plein dans ce coin du pays. La Justice, dit-il, prend la forme d'une guerre entre juges et magistrats, les avocats s’affrontent non pas pour faire appliquer la loi, mais pour satisfaire leurs étroits intérêts à coups de calomnie et de sorcellerie pour détruire la vie d’êtres humains. « Ce sont des gangsters à col», a-t-il évoqué en guise d’explication à cette démission au cours du mois de mai dernier.

Dans les cours et les tribunaux, la Justice se vend aux plus offrants. Les juges fonctionnent aux pots-de-vin et aux enchères. Le Réseau national de Défense des Droits humains (RNDDH) a relevé plusieurs cas de corruption dans le système au cours des trois dernières années. Des magistrats conséquents sont obligés de jeter l’éponge à cause des agissements de certains de leurs collègues. Les indices font croire que les autorités du pays sont de mèche avec ces déviants qui font régner l’impunité. Certains d’entre eux sont entrés dans le système pour protéger de grands intérêts. À titre d’exemple, selon un communiqué de presse du RNDDH, Fermo-Judes Paul, qui a eu des démêlés avec la Justice, ayant été poursuivi pour vol de chèque, complicité de vol, faux et usage de faux, restait quant même à sa fonction de juge d’instruction près le Tribunal de Première instance de la Croix-des-Bouquets.

Si l’on croit les dires de l’organisation de défense des Droits humains, ce dernier s’est adonné à des actes d’extorsion d’argent, en libérant contre argent, des personnes impliquées dans des actes répréhensibles. Partout dans le pays, à tous les niveaux, c’est le même constat. Les hommes à toges sont très souvent monnayés. En plus des magistrats, c’est tout le système qui est indexé à tort ou à raison. Edwin Joseph, un greffier attaché au juge d’instruction Legroisse Avril, a réclamé des frais d’audition allant jusqu’à 2 000 gourdes d’une dame qui a été victime d’un viol. Ce cas en est un parmi tant d’autres. Plusieurs magistrats instructeurs se cachent derrière leur greffier pour extorquer les justiciables.

La Justice haïtienne est prise d’assaut. Juges, substituts, greffiers, huissiers et même des ménagères s’en servent pour acquérir de la richesse. Rien que pour des frais d’affrètement d’un véhicule, le magistrat Eddy D. Chérubin a réclamé de fortes sommes d’argent des justiciables après avoir commis des exactions plus graves encore.

Entre la Police et la Justice…

Dans certains cas, les policiers victimes dans l’exercice de leurs fonctions présentent les juges comme les principaux responsables. « Les bandits ne purgent pas vraiment leur peine » ont-ils avancé. Ils ont de grands moyens. Un responsable de la Police a fait savoir que les juges sont le groupe de la Société le moins exposé au banditisme vu qu’ils sont très souvent de mèche avec les bandes armées et les associations criminelles. Un grand nombre de policiers sont assassinés par des bandits ayant été appréhendés par des agents de l’ordre et libérés par des juges sans scrupule

. Le porte-parole de la Police, Frantz Lerebour ne rate jamais l’occasion de mentionner que la Police ne dispose pas de chambre forte. Tandis que, a-t-il martelé, les agents de l’ordre procèdent quotidiennement à des saisis d’armes à feu de tous calibres. Les munitions sont, très souvent, transférés par devant les instances concernées. « Après libération ou condamnation, où se trouvent ces armes et les autres munitions » se questionne-il.

Les cas de corruption sont nombreux dans le pays. Tout laisse croire qu’un nombre non négligeable des acteurs de la Justice ne font qu’affaiblir le système. La population fait de moins en moins confiance aux cours et tribunaux du pays. Souvent, elle se fait, elle-même, justice. La défaillance du système est trop visible. Nombreux sont les criminels libérés contre de l’argent qui continuent de voler, de violer et de kidnapper en Haïti. Plusieurs observateurs croient que la certification des juges peut s’avérer opportune dans la lutte contre la corruption dans le système.

Jose Flécher

flecherjosew@yahoo.fr

__________________________________

A tout ce que dit cet article ci-dessus au sujet de la délivrance de la justice en haitienne, il faut ajouter un manque d'éléments scientifiques dans les investigations. C'est à peine si les détectifs disposent de matériels de base pour capturer les empreintes digitales; de la ballistique des projectiles, l'analyse des humeurs sur les lieux ou scène d'un crime, de vidéos, des audios, tout cela n'entre pas dans les processus d'enquête. Tout est à "l'oral": "ti Panel di se ti Boss ki chèf gang lan. Ce ti Dosou ki te bann m zam la, yon revolvè kalib 9 mwen kwè..." Et qui pis est certains de ces rapports font leur bonhomme de chemin pour être finalement manipulés à des fins politiques.

Garçonnet j'allais dans les tribunaux de Jérémie suivre les séances. A lire ce qui se passe maintenant dans les tribunaux, je peux conclure que rien n'a changé depuis ces jours de curiosité d'un garconnet: Tout était à "l'oral" et tout l'est maintenant -- à "l'oral" -- venant de témoins qui changeaient ou changent leurs témoignages d'une minute à l'autre. Je peux conclure sans crainte de me tromper qu'une vraie justice en Haiti n'est pas pour demain, à moins que les accusés soient pris en flagrant délit. Et là encore, c'est toute une histoire, comme le montre cet article d'en haut!

Carl Gilbert

Friday, January 10, 2014