Sunday, October 22, 2017

La diaspora haïtienne aux Etats-Unis d’Amérique régresse et le constat est alarmant

 Par Kerlens Titus
Il y a des réflexions qui ne sont pas à la portée de tous, mais qui doivent être faites. La diaspora haïtienne aux Etats-Unis d’Amérique contribue considérablement à l’économie haïtienne par l’envoi des transferts à des proches parents, amis et compatriotes en Haïti. Malgré tout l’effort de cette diaspora, des inconscients, surtout les intellectuels noirs de la classe moyenne et les dirigeants d’Etat disent que la diaspora ne fait pas assez. Aujourd’hui, nous avons fait le constat que la diaspora haïtienne est en train de s’autodétruire avec sa façon de faire. Comme éducateur, nous travaillons avec le Département des Affaires Sociales, la Police et la Justice pour apporter un encadrement à des adolescents qui sont confrontés à des problèmes de drogue, à la délinquance et à des problèmes mentaux dans le comté de Long Island, New York. Notre travail nous permet d’être en contact avec plusieurs communautés. La communauté haïtienne est très affectée par les crimes, la discrimination et le racisme structurel. Les parents haïtiens qui ne sont pas des professionnels ou qui n’ont pas fait d’études universitaires à proprement parler sont obligés de travailler comme des bêtes de somme pour subvenir aux besoins de leur famille aux Etats-Unis d’Amérique et de leurs proches en Haïti. Qui paient les conséquences ? Ce sont les enfants, les adolescents et les jeunes. Ces parents n’ont pas de temps pour accompagner les enfants dans des activités parascolaires comme la danse, la musique et le sport. Certains enfants qui ne sont pas brillants souffrent de cette carence, de la présence de leurs parents à la maison pour les aider avec les devoirs de maison. Résultat, en 2017, le taux de jeunes dans la communauté qui terminent leurs études secondaires et qui devraient entrer à l’université a diminué considerablement.




De plus en plus, on trouve des jeunes qui terminent leurs études à 18 ou 19 ans et qui sont obligés de suivre les traces de leurs parents en faisant de petits boulots qui ne rapportent pas grandes choses. L’éducation universitaire est devenue chère aux Etats-Unis d’Amérique. Les universités d’Etat sont très demandées et le processus d’admission est très compétitif. Durant les années 2000, un étudiant ayant fait ses études classiques en Haïti pouvait entrer directement dans un collège de 4 ans, maintenant, il est presque impossible d’avoir accès à un collège 4 ans. On doit nécessairement enrôler d’abord à un community college. De tous les temps, les parents haïtiens  pauvres et de la classe moyenne ont eu la chance d’avoir des enfants studieux ou athlétiques qui bénéficiaient de bourses d’études et qui permettaient à leurs enfants de fréquenter l’université. Maintenant, avec le manque d’attention, les enfants de familles haïtiennes obtiennent de bourses d’études de moins en moins. Les statistiques ont démontré qu’il y a moins de médecins, d’ingénieurs et de professionnels haïtiens en 2017 qu’en 2000. Là, nous parlons de ratio. Ratio du nombre de professionnels par nombre d’Haïtiens. C’est quoi le problème ? Si dans le temps, les parents avaient le souci de prendre soin de leurs enfants et travaillaient moins, aujourd’hui avec le poids des proches en Haïti, ils ne peuvent pas s’offrir le luxe d’avoir un seul boulot. Certaines familles haïtiennes ne connaissent pas le loisir et les vacances. Les gens travaillent sans arrêt. Où sont les leaders communautaires ? Qui réfléchissent pour la diaspora haïtienne aux Etats-Unis d’Amérique ?
L’arrestation du colonel retraité Joseph Baptiste par le FBI a sonné le glas du leadership moribond de la diaspora haïtienne en Amérique du Nord. Les gérontes et les jeunes qui faisaient la grande gueule ont mis de l’eau à leur vin puisque plus de trois douzaines d’organisations de la diaspora haïtienne sont sous investigation de la part du gouvernement fédéral pour mauvaise utilisation de fonds publics. Que font les organisations de la diaspora haïtienne en Amérique du Nord pour sauver cette nouvelle génération et aider les jeunes à actualiser leur potentiel, et entreprendre des études universitaires. Comme futurologue, je réfléchis sur des thèmes multiples et divers. Comme polymathe, je m’intéresse à des champs d’études vastes et variés. Je remercie le ciel pour l’Institut d’Etudes Haïtiennes de Brooklyn College. Mon ami Jean Eddy Saint Paul, directeur de ce centre, a du pain sur la planche. Au niveau de la communauté haïtienne, on ne commandite pas des recherches. Nous nous posons la question : A quoi servent les associations socio-professionnelles aux Etats-Unis d’Amérique ? La majorité des Haïtiens de la diaspora aux USA sont des gens de petites bourses qui vivent dans la précarité. Il y a lieu de poser le problème de l’éducation des enfants et des jeunes, et de trouver des solutions. Il y a lieu d’établir des centres communautaires un peu partout, surtout dans les villes et agglomérations où il y a une forte concentration d’haïtiens. Les jeunes universitaires peuvent épauler les moins jeunes et les enfants. J’observe et je vois la douleur des parents. Educateur, le week-end, je fais de mon mieux pour aider certains parents, mais je ne peux pas faire le travail seul et on ne peut pas tacler le problème dans un contexte individuel, mais plutôt global. Que font les professionnels haïtiens aux Etats-Unis d’Amérique à part travailler et faire du fric ?
Avec un groupe de jeunes Africains-Américains, nous sommes en train de réfléchir sur le comment aider les jeunes des ghettos à émuler des valeurs positives et à suivre des modèles de réussite dans la communauté noire. Cette semaine, nous devons rencontrer le Président des Etats-Unis d’Amérique dans un déjeuner à la Maison Blanche pour discuter des problèmes auxquels la Communauté Noire, surtout les adolescents et les jeunes sont confrontés. Certains croient que notre activisme se résume à écrire sur le net et faire du bruit, mais ils ne savent pas ce que nous faisons réellement. Je suis tombé des nues hier à entendre sur la radio Métropole, le journaliste économique Kesner Pharel me traiter de vagabond en quête d’opportunités, de petits boulots dans des consulats, et d’ignorant. Kesner Pharel comme économiste ne souciera jamais de l’éducation des jeunes puisqu’il a souffert pour obtenir des opportunités dans sa jeunesse. Les cicatrices de Kesner Pharel ne sont pas encore guéries et sont vivantes. Je comprends la douleur de Kesner Pharel qui n’arrive pas à comprendre qu’écrire est important, qu’aucune écriture n’est innocente comme le dit Thomas Sankara et qu’il est nécessaire et urgent que nos cadres et nos travailleurs de la plume apprennent qu’il n’y a pas d’écriture innocente. 

« En ces temps de tempêtes, nous ne pouvons laisser à nos seuls ennemis d’hier et d’aujourd’hui le monopole de la pensée, de l’imagination et de la créativité. »  -Thomas Sankara

La réalité que je décris ici est méconnue de Kesner Pharel puisqu’il considère la diaspora comme une vache à lait. Pour ces free loaders en Haïti, les intellectuels qui réfléchissent dans la diaspora ne sont que des bons à rien. Voilà qu’aujourd’hui, nous montrons clairement comment la diaspora haïtienne est affectée par la mauvaise gouvernance et l’état lamentable d’Haïti. Il s’agit de l’avenir des progénitures des membres de la diaspora haïtienne.
Nous sommes confrontés à de nombreux problèmes au  niveau de la diaspora haïtienne, mais le problème de l’éducation des adolescents et des jeunes est le plus urgent. Nous invitons les animateurs de radio de la diaspora à éviter de faire des émissions à sensation et de penser communauté. A vouloir aider Haïti, nous nous autodétruisons. Le temps est à la réflexion. Après des décennies aux Etats-Unis d’Amérique, nous ne pouvons nous enorgueillir de dire que nous avons une communauté qui bouge. Le leadership de la diaspora haïtienne aux Etats-Unis d’Amérique doit être repensé, si leadership il y a. Les professionnels haïtiens qui vivent dans de beaux quartiers et qui peuvent envoyer leurs enfants dans des programmes after school ne sont pas touchés par ces problèmes. Voilà pourquoi il y a un manque d’intérêt à aider les autres. L’égoïsme, l’opportunisme, le m’as-tu vu, et la haine, c’est ce qui nous tue comme communauté. Dieu merci, je peux travailler, je peux offrir la meilleure éducation à mon fils. Mais, cela m’écœure de voir des milliers de jeunes qui font face à ce manque à gagner, l’éducation au rabais. Il est temps de s’unir et de penser communauté. Les journalistes de la diaspora sont plutôt intéressés à établir des contacts avec des politiciens en Haïti pour tirer leur épingle du jeu au lieu d’organiser des émissions sérieuses où ils prennent en compte les problèmes véritables de la communauté haïtienne.
 Plus que jamais, nous sommes ouverts au dialogue et nous cherchons des collaborateurs pour entamer des discussions sérieuses pour le bien de la communauté. Les Haïtiens doivent apprendre à vivre bien et à se mettre debout pour revendiquer pour leurs droits. Nous ne voulons pas être passifs au sein de la diaspora. Nous voulons agir, mais pour agir, il faut pouvoir compter sur une équipe. Nous pouvons être riches, nous pouvons être de grands professionnels, mais si nous ne gravons pas des marches sur l’échelle d’Abraham Maslow, nous ne sommes rien. Trop consumés par les problèmes d’Haïti, nous oublions des fois que nous avons une vie à vivre aux Etats-Unis d’Amérique, que nous sommes des citoyens qui devons travailler au bien-être de notre cité. 

Réveillons-nous, éléments de la diaspora haïtienne aux Etats-Unis d’Amérique. Le temps est à l’action. Wilson Desir, Arioste Denis, Raymond Joseph, etc. ont fait leur temps. Maintenant, il revient aux jeunes de joindre en faisceaux leurs flambeaux pour projeter une lueur nouvelle sur l’écran de la diaspora haïtienne et d’Haïti. Avec Dieu, nous ferons des exploits. Que l’Eternel des armées nous arme de courage, d’amour et de compassion afin de penser aux déshérités et de travailler pour leur bien-être de nos frères et sœurs, et des enfants. Que la diaspora haïtienne aux Etats-Unis d’Amérique puisse se mettre debout comme un seul homme pour prendre son destin en mains.
Kerlens Tilus    10/22/2017
Futurologue/ Templier de Dieu
Tel : 631-639-0844Il est nécessaire, il est urgent que nos cadres et nos travailleurs de la plume apprennent qu’il n’y a pas d’écriture innocente. En ces temps de tempêtes, nous ne pouvons laisser à nos seuls ennemis d’hier et d’aujourd’hui le monopole de la pensée, de l’imagination et de la créativité.
Illustrations: Haiti Connexion Network

Radio Francophonie Connexion
October 22, 2017-October 23,2017
Sunday-Monday 
Grille de programmation partielle
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Heure de Chicago ou une heure en avance de New-York

12:20a - 4:14a Le Bal du Samedi Soir
8a - 8:20a Nouvelles de l'Actu
9:30a - 11:26a Dimanche Spiritual
11:30a - 11:50a Nouvelles de l'Actualité
1p - 2:42p Sunday Gospel
2:45p - 3:01p Nouvelles de l'Actualité
3:05p - 4:23p Easy Listening
4:30p - 5:43p lanmou kompa
5:45p - 6:59p Promenade africaine
7p - 8:01p Nouvelles/Documentaires/Interviews
8:15p - 8:52p Nouvelles de l'Actu
9p - 10:12p Fenêtre sur l'histoire musicale
10:15p - 11:34p Easy Listening
11:45p - 3:14a Douce Nuit
07:00a- 8:38 Réveil Musical

Saturday, July 15, 2017

Pages retrouvées:L’Armée d’Haïti : autopsie d’une institution

Par Dr Eddy Arnold Jean
13/10/2011
Comme la race des humains, les institutions ont la vie dure. Celles qui disparaissent au fil de l’histoire doivent leur extinction à l’absence de véritables valeurs morales et de compétences individuelles des populations toujours désarmées face aux tentations de l’absolutisme. L’armée en tant que balancier de la vie nationale, a souvent réagi pour mettre un terme aux dérives politiques dont foisonne l’histoire des nations qui se cherchent. Elle diffère des autres organisations en ce qu’elle est une institution totale ou presque fermée. Même quand c’est avec les civils qu’on fait généralement les militaires, le métier des armes n’est pas une profession semblable aux autres. Cependant, la distinction entre civils et militaires, fortement valorisée, ne privilégie nullement la fonction discriminatrice et unificatrice du port de l’uniforme. Elle doit plutôt être compensée comme un prolongement du parcours sociopolitique de chaque citoyen conscient de son appartenance à une entité plus large appelée : « Pays, Patrie, Nation »

L’Armée d’Haïti peut-elle se constituer comme un obstacle majeur à l’émergence d’un système démocratique ? La question a toujours été posée sans que l’on fasse même valoir des propositions de réponse en regard de l’histoire de notre pays et d’une tradition de coup d’État inaugurée dans les années 40. Ainsi, en deux occasions, l’armée fit irruption sur la scène politique nationale pour donner suite à des options politiques dont la force motrice se trouvait en dehors des Forces Armées. De 1957 à la chute de Jean-Claude Duvalier, celles-ci restèrent cantonnées dans leurs casernes pour n’en sortir qu’à l’occasion des invasions de rebelles. 
Des militaires haitiens se rejouissent après leur putsch contre le président Aristide en 2004

Toutefois, en 1986, débuta le cycle d’instabilité politique dans lequel les militaires devinrent tant soit peu des acteurs déterminants dont le rôle grandissant porte les autres compétiteurs pour le pouvoir à prendre en considération ce qu’un spécialiste des sciences politiques appelle « le politicien armé » Plus que ses rivaux, celui-ci a le grand avantage de pouvoir, avec plus de rapidité et de façon inattendue, modifier ses finalités et déterminer de nouveaux adversaires préférentiels. 

Historique de l’Armée 

L’Armée est un instrument de répression au service d’un pouvoir fort. A ce compte, elle n’a pas trahi ses origines. Cette création des Américains supportait presque servilement les forces d’occupation comme on en a vu dans le Nicaragua des années 30. D’abord « Gendarmerie », ensuite « Garde d’Haïti » : ces noms ne pourraient faire oublier que ces soldats formés par les U.S.A étaient plutôt spécialisés dans la torture pratiquée sur des civils désarmés; on en a pour preuve le massacre de Marchaterre. En 1934, quand Vogel devait remettre la garde d’Haïti aux autorités de l’époque, l’officier américain tint à l’endroit de Démosthène Calixte, le premier commandant de la Nouvelle Armée, ce langage qui donna la mesure de l’instruction donnée à nos militaires. « Je vous remets la garde d’Haïti, dit-il, avec elle vous pouvez faire beaucoup de bien, et vous pouvez faire aussi beaucoup de mal ». 


Cette armée n’a jamais été malheureusement un corps de métier. Et c’est à ce niveau que le bât blesse. D’ailleurs, elle ne tardera pas à s’agiter et à vouloir jouer les premiers rôles. Survint alors le premier coup d’État contre Vincent. Les militaires n’avaient pas suffisamment médité l’irruption sur la scène politique nicaraguayenne d’un colonel créé de toutes pièces par les Américains : Anastasio Somoza. Bonicias Gracia Pérard est fusillé. Durcé Armand, Roger Dorsainville et Arthur Bonhomme arrêtés. Il semble qu’une page est bel et bien tournée, avec les trois glorieuses qui provoquèrent la chute d’Elie Lescot et l’entrée de l’Armée sur la scène politique haïtienne avec une junte composée de Lavaud, Levelt et Magloire. On était en 1946, et quatre ans plus tard, l’Armée devait récidiver en s’emparant du pouvoir. Une anecdote laisserait comprendre que François Duvalier aurait suffisamment manœuvré, pour dresser le président Dumarsais Estimé contre le colonel Paul Magloire. Dans son maquis, l’ex-ministre des Affaires Sociales d’Estimé veillait. La traversée du désert allait durer six ans. Et à la suite d’une césarienne effectuée par Antoine Th. Kébreau, Duvalier prit le pouvoir. 

Et François Duvalier vint 

Son élection à la présidence ne s’est pas effectuée sans problème. Elle a été précédée de turpitudes qui ont fait beaucoup de mal à l’Armée, divisée en officiers mulâtres et noirs. Les premiers sont acquis au sénateur Louis Déjoie. Recrutés dans les classes moyennes, les seconds sympathisent avec le docteur François Duvalier et Clément Jumelle, tandis que les sous-officiers et soldats sont tournés vers le petit enseignant de maths, démagogue, Daniel Fignolé. Voilà l’Armée éclatée. On a senti alors combien pèse le climat de suspicion en ce tristement célèbre 25 Mai où certaines factions de l’Armée entrèrent en action, détruisirent par leur comportement insolite ce que l’on appelle la fraternité des armes. Car, depuis la prise des casernes Dessalines par les Pasquet, Dominique et Perpignan, François Duvalier, dans le but de pérenniser son pouvoir, procéda à une basse œuvre de sape qui a vu le renvoi de l’Armée d’officiers non-duvaliéristes. Fermeture de l’académie militaire, promotion anarchique d’officiers sortis des rangs, institution d’une milice dévouée à sa personne ; tels sont les moyens utilisés par François Duvalier pour se maintenir au pouvoir. Pour contrebalancer l’influence de l’Armée dont Duvalier s’est toujours méfié, il fit fusiller dix-neuf officiers à la suite d’une mascarade de procès. On pouvait vraiment dire que Duvalier, en cette sombre journée de Juin, avait tenu la promesse qu’il avait formulée : enlever à l’armée son rôle de balancier dans les affaires nationales. La mutinerie des gardes-côtes prouva s’il en était besoin que le mutisme de l’Armée était plutôt pure feinte et qu’elle n’était pas aussi sage que Duvalier l’aurait souhaité. 

Le crépuscule des mythes

De toute évidence, la mutinerie des gardes-côtes avait ouvert une brèche dans l’édifice duvaliérien. Seize ans plus tard, il allait s’écrouler. Le crépuscule des mythes avait sonné, en ce sept Février 1986, qui a vu le départ de Jean-Claude Duvalier. On ne dira pas assez que la chute du tyranneau avait été provoquée par l’armée, par des militaires inquiets de la gabegie administrative et l’incompétence manifeste du gouvernement des Duvalier, Lafontant etc. Le Général Henri Namphy assuma la présidence du Conseil National de Gouvernement formé de personnalités les plus en vue. Mais malheureusement, un pesant climat d’insécurité s’installa dans Port-au-Prince, dans Port-aux-Crimes, comme le président Louis Pierrot l’appelait. Et tout naturellement, les appétits furent débridés et la corruption gagna l’armée avec cette trilogie macabre : drogue, contrebande et crime. Le 29 Novembre 1987, ce fut l’hécatombe de la ruelle Vaillant, et le 11 Septembre 1987, l’Église St-Jean Bosco devint un théâtre où l’horreur et le crime se disputèrent. 

Comme d’autres institutions du pays, l’armée haïtienne est l’une des grandes victimes du régime despotique de Duvalier. Pour l’édification des uns et des autres, il suffirait de rappeler le nombre de militaires portés disparus et passés par les armes durant cette période sombre de l’histoire nationale. Ainsi l’armée, ayant repris son souffle en 1986, a cru bon d’attiser la braise révolutionnaire et de participer à l’œuvre commune de “changement”. Le commandant en chef, le général Henri Namphy dans un suprême élan de candide euphorie, prônait la bamboche démocratique qui, en réplique directe à trois décennies de dictature inouïe, devait se muer en un véritable désastre. Zorba le grec aurait parlé de beau désastre. Car, ce que l’on souhaitait être la liberté réelle d’organiser des manifestations publiques était pratiqué avec un tel excès que la liberté était assimilée à la licence. La liberté de s’exprimer n’ayant pas connu de limitations aboutit au verbiage démagogique. Le retour immédiat dans leurs foyers des exilés, s’il est une mesure de réparation très opportune, n’en donna pas moins lieu à une politique sans faconde. C’est dans cet espace intervalle de “bamboche démocratique” que l’autorisation de fonctionner fut accordée au Parti Unifié des communistes haïtiens, que l’on assista à la prolifération des partis et groupements politiques, que fut créé le Conseil consultatif pour le partage du pouvoir, et convoquée une Assemblée Constituante pour la mise sur pied d’une Nouvelle Charte fondamentale plus ouverte et plus libérale. Pressée d’aller au devant de ces revendications justes et légitimes, l’armée ne faisait au contraire que creuser sa propre fosse. Bien plus, les nouveaux prétendants au pouvoir qui n’ont en aucun temps manifesté la moindre collaboration avec l’institution militaire s’acharnaient à réclamer des réformes au sein de l’armée qui était bel et bien infiltrée par des éléments subversifs, des toxicomanes. 

Des analystes de la question haïtienne sur deux siècles d’histoire pensent que sans une transformation profonde au niveau des mentalités et des structures, l’armée serait alors incapable d’exécuter sa partition dans l’élaboration et la réalisation d’un projet de société démocratique. De toute façon, les Forces Armées posent un problème incontournable. C’est que l’État-major ou le Haut commandement se renouvelle constamment. Ainsi, chaque équipe de hauts-gradés qui arrive au pouvoir à la suite des coups d’État laisse l’impression d’ouvrir une étape différente de celle des prédécesseurs. On repart donc à zéro, sans faire valoir l’obligation d’un suivi qui aurait pour vertu de consolider les bases fragiles de l’État. Encore que les Forces Armées se retrouvent  toujours dans l’avantageuse situation d’un acteur qui, sans scrupule aucun, peut faire tomber toute référence à l’histoire et imposer des vues qui le montrent souvent sous le jour d’un libérateur. La spécificité de la fondation de l’État haïtien plaide en faveur d’une vision qui tend à confondre l’Armée et la Nation. 

Dans l’ensemble, les pouvoirs militaires qui se sont succédés depuis 1986 ont accusé une incapacité notoire à adopter des mesures économiques et à concevoir des projets clairs dont les finalités seraient pour le moins sans équivoque. De toute évidence, les généraux qui ont pris d’assaut le pouvoir tentaient toujours de s’y maintenir. Pour ce faire, ils érigèrent la corruption en système. Ce n’était donc pas étonnant que, sous le gouvernement du général Prosper Avril, le vol fut institutionnalisé4. D’ailleurs le président prêchait par l’exemple. Ainsi la Téléco, la Minoterie, le Ciment d’Haïti, l’EDH, l’OAVCT, l’OFATMA, l’ONA, l’APN, etc furent dès lors considérés comme propriétés privées du président général. On découvre cependant une constante au niveau de la gestion des affaires publiques par les gouvernements militaires. Ceux-ci, des fois, font appel à des collaborateurs civils dont la médiocrité évidente suffit à bloquer toute initiative et tout processus de changement. 

Le général Prosper Avril devait connaître une chute tristement célèbre. L’histoire retient ce témoignage plein d’enseignements : tous les secteurs qui, à l’unanimité des voix avaient accueilli l’instauration de son gouvernement, finirent par se retourner contre lui. En plus, le bilan global de sa gestion est grevé d’hypothèques et lourd de ce passif qu’aucun gouvernement n’a encore dépassé. A l’inefficacité de sa politique économique s’adjoignit un manque de légitimité évident, puisque le général Avril a été porté au pouvoir à la suite d’un coup d’État contre son supérieur hiérarchique, et dont d’ailleurs l’opinion l’avait crédité. A deux ans près de sa gestion, il advint ce qu’on attendait le moins : celui qui passait ou se faisait passer pour un habile manœuvrier capable de faire et de défaire les gouvernements civils ou militaires quitta le pouvoir à la cloche de bois. Il fut d’ailleurs son propre fossoyeur. Car, il ne fit rien pour arrêter cette chute libre. En effet, les différents milieux liés aux activités éducatives et culturelles connurent les rigueurs de la discrimination et de la persécution qui dépassèrent en horreur tout ce qui s’était fait au cours des régimes précédents. Sous le fallacieux prétexte d’une épuration idéologique nécessaire, voire urgente, le soupçon et la répression décapitèrent les syndicats et les partis, et s’abattirent sur tout le pays. C’est à cette époque que furent rossés d’importants leaders politiques. Alors, des fonctionnaires triés sur le volet s’attelèrent à la tâche de désarticulation de l’économie et de déstabilisation de la situation existante. A cet effet de perversion, il compta sur la collaboration de tous ceux qui se croyaient en mesure d’occuper une place au soleil. Aussi, tentèrent-ils de rétablir l’ordre ancien dont les signes avant-coureurs ne trompaient pas : enlèvements, la mort du Colonel Jean-Claude Paul, disparitions de présumés opposants. Tel fut le lot quotidien d’un gouvernement qui ne croyait plus dans les vertus de la démocratie. 

Le Nouveau commandement des FADH 

Bénéficiaire de tout un concours de circonstances qu’elle n’a pourtant pas engendrées elle-même, l’Armée d’Haïti se retrouve aujourd’hui confrontée à un problème de survie institutionnelle. Après le coup de force constitutionnel du 30 Septembre 1991, au cours duquel elle a su donner sa pleine mesure face aux hordes lavalassiennes et aux wisigoths de la lune rouge, l’Armée s’assuma pleinement, en confiant les rênes d’un pouvoir pourtant acquis de haute lutte à des civils constitutionnellement pressentis et agréés. C’était dès lors marquer la rupture avec une tradition de pronunciamientos chère aux émules de Don Quichotte et de Sancho Panza. Ce faisant, l’Armée d’Haïti créa un précédent historique qui continue d’étonner le monde et de dérouter les analystes les plus chevronnés. 

On ne peut ignorer que, durant les cinq ou six dernières années, l’institution militaire était en chute libre. Le général Henri Namphy, héritier du pouvoir du 7 Février 1986, joua comme il le pouvait, le rôle de chef d’orchestre et s’évertua à donner une apparence d’unité à cette institution qui s’en allait en lambeaux. Prosper Avril, le petit paysan de Thomazeau, lui asséna le coup de grâce. Et Jean-Bertrand Aristide, ti nèg Portail, la mit en terre par des mesures intempestives et des réintégrations inopportunes et illégales. Les inconséquences du président Aristide qui n’avait jamais caché son intention de substituer à l’Armée régulière son fameux corps des SSP, ont provoqué la démission du général Abraham, dernier rempart de la discipline et des hautes valeurs militaires. Le départ de ce dernier ouvrait la voie à toutes les dérives découlant d’un président malade qu’un complot international à ramifications internes propulsa au timon des affaires haïtiennes. 

Pour certains secteurs politiques, le coup d’État du 30 Septembre avait soulevé une grande lueur d’espoir. Mais bien vite, l’espérance a été mise en berne. Car il ne s’agissait pas seulement de démettre un président, dont toutes les prises de positions convergeaient vers la création d’un État-partisan. Il importait surtout de remettre en question une certaine mentalité haïtienne et de remplir l’espace politique d’actes patriotiques aptes à indiquer les turpitudes d’un passé honni. 

Rien n’est pourtant fait. Et l’espérance est mise en berne, parce que le présent réédite le passé, et l’actualité politique s’emplit de toutes ces vieilles habitudes qui grèvent d’hypothèques la vie nationale. C’est que ces militaires5 et ces hommes qui gouvernaient les destinées du pays, et auxquels était confiée la mission patriotique d’administrer la chose publique, accusaient dans la pratique une mentalité de fin du monde qui les prédisposait au sac des biens de l’État, voire à privilégier leurs intérêts au détriment de la communauté tout entière. Ils ont tué, se sont enrichis d’une façon tellement indécente et exagérée qu’il ne restait aux populations civiles que de transférer leur haine sur les petits soldats et sur l’institution militaire en général. Pendant ces trois dernières années, ils ont suivi et suivent la dérive dangereuse de la morale politique qui atteignit alors, le seuil de l’inacceptable. Leur passage au pouvoir, s’est traduit par une gabegie sans nom, ruinant le pays à un degré difficilement imaginable et rendant notre pays sinistré par une gestion menée en dépit du bon sens et le pillage des deniers publics effectués dans les règles. La situation ainsi créée, est d’autant plus dangereuse qu’elle provoque des frustrations au sein d’une population avide de changement. Il va de soi, que ces militaires sont détestés par tous ceux qui, ont subi les durs effets de l’embargo et par tous ces patriotes qui assistaient impuissants à la lente dégradation des valeurs militaires. 

Depuis deux siècles près, on assiste à ces tristes spectacles où la monotonie est la règle. Chaque remaniement ministériel fait des millionnaires. Et la valse des ministres, c’est paradoxalement la valse des millions qui vont des caisses de l’État aux coffres d’une élite prostituée et pervertie, corrompue et corruptrice. L’approche de ces temps modernes qui devait composer avec l’évolution des esprits aiguise en contrepartie l’appétit de gains illicites et des fortunes faciles, de sorte que, face à cette démission qui ne va pas sans quelques conséquences fâcheuses pour l’avenir du pays, il demeure impérieux de moraliser les mœurs politiques.

Sujet lié: Dissolution ou non de l'armée d'Haiti (Mars 2016) http://ayiticherieconnexion.blogspot.com/2006/03/dissolution-ou-non-de-l-d.html

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Illustré par Haiti Connexion Network (HCN)

Wednesday, July 12, 2017

Derniers adieux à Claude Pierre, le poète

                     
L'auteur, Mérès Weche
Il pleut sur Ottawa comme il pleure à Corail, en ce matin du 08 juillet 2017. La nature même semble s’attrister, en plein été, dans un pays où les giboulées  du Nord  n’étaient pas sensées être au rendez-vous. Cependant, à Corail comme  ailleurs en Grand ’Anse, on jette de l’eau au passage d’un cercueil, dans l’idée de rafraichir le chemin pour ce nouveau  voyageur allant vers une destination inconnue.

Dans toutes les grandes religions, l’eau rentre dans le concept du rite de passage. En ce sens, le poète Claude Pierre qui, toute sa vie, a vogué sur les eaux, en a eues en abondance le jour de son départ pour d’autres rives.  Tel un Ulysse heureux, il a conquis la toison poétique et s’en va, « plein d’usage et raison », retrouver les  Mânes nationaux.
Le poète Claude Pierre
De l’hôtel Holiday Inn à Ottawa où a eu lieu cette émouvante soirée culturelle en son intention, le vendredi 07 juillet 2017, à l’église Sainte-Marie où ont été célébrées ses funérailles, le lendemain, dans la matinée, il pleuvait également en termes de sympathies exprimées. Parents et amis se sont laissés aller à des témoignages émouvants retraçant à la fois son vécu coraillais et son riche parcours poétique. On a eu l’occasion, en lever de rideau, d’apprécier successivement la projection d’une vidéo sur sa vie de poète, suivie d’un hommage très émouvant de son cousin et ami d’enfance, Hugues Lamour. Par la suite, devaient s’enchainer la déclamation du poème «Gouache» (tiré de son recueil «Tourne ma toupie», par son fils Georgi Clément Pierre, puis un autre de ses textes dit par Lochard Noël. C’est par des chansons et anecdotes, accompagnées à la guitare que son vieux copain coraillais, l’écrivain et artiste Roger Edmond, a remémoré leurs souvenirs d’enfance entre ciel et mer à Corail.  Ont défilé ensuite sur scène : Jean Dumont, Marc Pelletier, Bernier Pierre, Jean Sabin, Sandra Rosier, Michel-Ange Hyppolite, Géralde Alerte Carré, dans des textes français et créoles illustrant les deux grandes amours linguistiques de Claude. Eddy Cavé et moi devions nous succéder dans des hommages aux couleurs grand’anselaises, faites d’un portrait à l’acrylique de Claude et de textes exprimant respectivement notre vécu avec lui. Sans oublier les beaux témoignages visuels de Bermann Fleury, sur fond de poèmes de Claude.

 Serge Baguidy Gilbert, au cours de notre retour dans la même voiture à Montréal, m’a décrit, en des termes scientifiques, cette maladie dite «à prion» qui a emporté Claude ; une particule protéinique infectieuse, capable de se répliquer à la vitesse de l’éclair, en l’absence de toute information génétique.
C’est-elle la cause de la «tremblance du mouton» et de la maladie dite «des vaches folles».
Claude Pierre

La Bretagne a fait entendre sa voix à travers la musique de Paul Dumeikis, sur fond de poèmes de Claude, rappelant leurs complicités à Jérémie au cours d’une édition du Festival international de la poésie. Il ne manquait que Guy-Marie Louis, Josaphat Large, Anaïse Chavenet, Jean-Claude Fignolé, Rénold Laurent, Claude Carré, Evains Weche, Claude-Bernard Sérant, Christophe Charles, Josué Agénor Cadet, Wooly Saint-Louis, James Noël, et bien d’autres participants, pour compléter ce rappel du Festival en compagnie de Claude Pierre.

 Le talentueux animateur de la soirée, notre grand ami Serge Cham, secondé par Marie-Hélène Destiné, a tenu à inscrire au programme son propre hommage au disparu, en des mots emplis d’émotion. Comme dans « Les funérailles d’Atala » de Chateaubriand, la mer qui porte maintenant nos pirogues en Grand ’Anse suspendra le cours de ses eaux avant que nos larmes cessent de couler pour Claude, enlevé trop vite   à notre affection.


Mérès M. Weche: Journaliste, écrivain, contributeur à plusieurs médias dont Haiti Connexion Network                

Sunday, July 9, 2017

Message à la communauté Grand'Anselaise


(publication reçue)

67, rue Abbé Huet
Jérémie, Grand’Anse (Haïti)  HT-7110
Tél. : (509) 48 03 37 06 / (509) 37-28-79-32/ 613 323-4162
Courriel : FGSEDUGAH@GMAIL.COM
Site web: FGSEDUGAH.COM
Numéro d’enregistrement : 612 (Ministère des affaires sociales et du travail - DD/GA)

SAUVONS LA GRAND’ANSE DE LA NOYADE
La Grand’Anse,
Terre de notre naissance,
Berceau de notre enfance,
A droit à  notre reconnaissance;
A besoin de notre immédiate  assistance.

Grand’Anselaises, Grand’Anselais, en votre nom, à l’avantage de notre région la Grand’Anse, nous avons le plaisir de vous annoncer  la création du  centre des savoirs « Le Grand’Anselais », lieu de formation scolaire et  professionnelle  gérée par  la Fondation Georges Séraphin/Éducation Insertion sociale et scolaire : la  FGS-ÉDUGAH.

La FGS-ÉDUGAH est une entité socio-éducative indépendante canado-haïtienne de bienfaisance, sans but lucratif, visant particulièrement des enfants et des jeunes en difficulté  dans la région de la Grand’Anse d’Haïti.

La mission de la FGS-ÉDUGAH est d’offrir aux bénéficiaires un encadrement scolaire adapté à leurs besoins, d’offrir des services aidant à leur émancipation sociale, d’assister les administrations scolaires et de contribuer à leur perfectionnement professionnel et à la formation initiale des  futurs maîtres.

La vision de la FGS-ÉDUGAH est de contribuer à faire de la Grand’Anse un lieu de renouveau pédagogique  continu pour  un enseignement  et  un   apprentissage  de haute qualité, efficaces et efficientes, à la hauteur des nouvelles  attentes  mondiales en matière d’éducation en vue d’un changement rationnel et dynamique par une nouvelle génération proactive mieux encadrée.

Les actions de la FGS-ÉDUGAH s’organisent autour des objectifs suivants :

-    Fonder et gérer le centre des savoirs « Le Grand’Anselais », lieu de formation scolaire et           professionnelle et d’insertion sociale,
-  Favoriser l’insertion sociale de jeunes en décrochage et de leur autorité parentale pour     combattre la pauvreté et la corruption;
-   Responsabiliser des jeunes comme citoyennes et citoyens pour une meilleure société haïtienne   en harmonie avec la mondialisation;
- Fournir une assistance pédagogique à des directions d’école, à des instituts de formation des maîtres et au perfectionnement professionnel  de maîtres en cours d’emploi dans la   Grand’Anse.

La FGS-ÉDUGAH s’engage à faire la promotion des valeurs humaines fondamentales :

Crédibilité - Citoyenneté - Efficience – Entraide - Honnêteté - Respect - Transparence.

SOYEZ FIERS PARTENAIRES DE CE PROJET PAR VOTRE SUPPORT  ET /OU VOTRE PARTICIPATION ACTIVE.    
« NE SOYEZ PAS COMPLICES DE LA PAUVRETÉ ET DE L’IGNORANCE DES AUTRES PAR VOTRE INDIFFÉRENCE ET VOTRE INACTION»   


SÉRAPHIN,  Georges E.V , Fondateur  
ANTOINE,   Louis Presnor, co-fondateur
DORIMAIN, Michel Riquet, co-fondateur          
BONTEMPSSymphar Dr., président d’honneur

Direction et  supervision de la supervision de la FGS-ÉDUGAH

Le Conseil de direction de la FGS-ÉDUGAH qui valide les axes stratégiques de la fondation est appuyé par un Conseil de supervision. Ils sont composés de : (continuez à lire plus bas)


Radio Francophonie Connexion

Conseil de direction :
ANTOINE Félix                       
ANTOINE Louis Presnor                   
CADET Jean Gaetan                          
DESPEINES Francois Cheyner          
DORIMAIN Martin Guiton
DORIMAIN Michel Riquet
DOUGÉ Jean Robert
EMILE Marie-Emelyne          
GERMAIN Waldinde             
JEAN-MICHEL, Dominique    
JUSTE  Jean Serge              
PIERRE, Jean Leonel
LAFONTANT Daniel Mira        
LEANDRE, Fito
MAGLOIRE, Belenfant
SÉRAPHIN, Georges E.V.

                                   
Conseil de supervision :
CHARLES  Roosevelt                                                   MICHEL Jean Maurice
DIVERS Louis  Jean                                                     MOÏSE  André  Ketlie
FIGNOLÉ Jean-Claude                                                 PHAMPHILE Conceptia
LÉONCE Louis Maurice                                                PIERRE Claude
LÉONIDAS Jean Richard                                              RAPHAEL Eumelyne
                                                                                      SÉRAPHIN Georges  E.V.

  
Pour tout renseignement supplémentaire sur la FGS-ÉDUGAH, veuillez librement consulter notre site web: FGSEDUGAH.COM ou nous contacter par Courriel : FGSEDUGAH@GMAIL.COM  parTél. : (509) 48 03 37 06 / (509) 37-28-79-32  / 613 323-4162 pour vos commentaires et vos suggestions.

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