Saturday, July 15, 2017

Pages retrouvées:L’Armée d’Haïti : autopsie d’une institution

Par Dr Eddy Arnold Jean
13/10/2011
Comme la race des humains, les institutions ont la vie dure. Celles qui disparaissent au fil de l’histoire doivent leur extinction à l’absence de véritables valeurs morales et de compétences individuelles des populations toujours désarmées face aux tentations de l’absolutisme. L’armée en tant que balancier de la vie nationale, a souvent réagi pour mettre un terme aux dérives politiques dont foisonne l’histoire des nations qui se cherchent. Elle diffère des autres organisations en ce qu’elle est une institution totale ou presque fermée. Même quand c’est avec les civils qu’on fait généralement les militaires, le métier des armes n’est pas une profession semblable aux autres. Cependant, la distinction entre civils et militaires, fortement valorisée, ne privilégie nullement la fonction discriminatrice et unificatrice du port de l’uniforme. Elle doit plutôt être compensée comme un prolongement du parcours sociopolitique de chaque citoyen conscient de son appartenance à une entité plus large appelée : « Pays, Patrie, Nation »

L’Armée d’Haïti peut-elle se constituer comme un obstacle majeur à l’émergence d’un système démocratique ? La question a toujours été posée sans que l’on fasse même valoir des propositions de réponse en regard de l’histoire de notre pays et d’une tradition de coup d’État inaugurée dans les années 40. Ainsi, en deux occasions, l’armée fit irruption sur la scène politique nationale pour donner suite à des options politiques dont la force motrice se trouvait en dehors des Forces Armées. De 1957 à la chute de Jean-Claude Duvalier, celles-ci restèrent cantonnées dans leurs casernes pour n’en sortir qu’à l’occasion des invasions de rebelles. 
Des militaires haitiens se rejouissent après leur putsch contre le président Aristide en 2004

Toutefois, en 1986, débuta le cycle d’instabilité politique dans lequel les militaires devinrent tant soit peu des acteurs déterminants dont le rôle grandissant porte les autres compétiteurs pour le pouvoir à prendre en considération ce qu’un spécialiste des sciences politiques appelle « le politicien armé » Plus que ses rivaux, celui-ci a le grand avantage de pouvoir, avec plus de rapidité et de façon inattendue, modifier ses finalités et déterminer de nouveaux adversaires préférentiels. 

Historique de l’Armée 

L’Armée est un instrument de répression au service d’un pouvoir fort. A ce compte, elle n’a pas trahi ses origines. Cette création des Américains supportait presque servilement les forces d’occupation comme on en a vu dans le Nicaragua des années 30. D’abord « Gendarmerie », ensuite « Garde d’Haïti » : ces noms ne pourraient faire oublier que ces soldats formés par les U.S.A étaient plutôt spécialisés dans la torture pratiquée sur des civils désarmés; on en a pour preuve le massacre de Marchaterre. En 1934, quand Vogel devait remettre la garde d’Haïti aux autorités de l’époque, l’officier américain tint à l’endroit de Démosthène Calixte, le premier commandant de la Nouvelle Armée, ce langage qui donna la mesure de l’instruction donnée à nos militaires. « Je vous remets la garde d’Haïti, dit-il, avec elle vous pouvez faire beaucoup de bien, et vous pouvez faire aussi beaucoup de mal ». 


Cette armée n’a jamais été malheureusement un corps de métier. Et c’est à ce niveau que le bât blesse. D’ailleurs, elle ne tardera pas à s’agiter et à vouloir jouer les premiers rôles. Survint alors le premier coup d’État contre Vincent. Les militaires n’avaient pas suffisamment médité l’irruption sur la scène politique nicaraguayenne d’un colonel créé de toutes pièces par les Américains : Anastasio Somoza. Bonicias Gracia Pérard est fusillé. Durcé Armand, Roger Dorsainville et Arthur Bonhomme arrêtés. Il semble qu’une page est bel et bien tournée, avec les trois glorieuses qui provoquèrent la chute d’Elie Lescot et l’entrée de l’Armée sur la scène politique haïtienne avec une junte composée de Lavaud, Levelt et Magloire. On était en 1946, et quatre ans plus tard, l’Armée devait récidiver en s’emparant du pouvoir. Une anecdote laisserait comprendre que François Duvalier aurait suffisamment manœuvré, pour dresser le président Dumarsais Estimé contre le colonel Paul Magloire. Dans son maquis, l’ex-ministre des Affaires Sociales d’Estimé veillait. La traversée du désert allait durer six ans. Et à la suite d’une césarienne effectuée par Antoine Th. Kébreau, Duvalier prit le pouvoir. 

Et François Duvalier vint 

Son élection à la présidence ne s’est pas effectuée sans problème. Elle a été précédée de turpitudes qui ont fait beaucoup de mal à l’Armée, divisée en officiers mulâtres et noirs. Les premiers sont acquis au sénateur Louis Déjoie. Recrutés dans les classes moyennes, les seconds sympathisent avec le docteur François Duvalier et Clément Jumelle, tandis que les sous-officiers et soldats sont tournés vers le petit enseignant de maths, démagogue, Daniel Fignolé. Voilà l’Armée éclatée. On a senti alors combien pèse le climat de suspicion en ce tristement célèbre 25 Mai où certaines factions de l’Armée entrèrent en action, détruisirent par leur comportement insolite ce que l’on appelle la fraternité des armes. Car, depuis la prise des casernes Dessalines par les Pasquet, Dominique et Perpignan, François Duvalier, dans le but de pérenniser son pouvoir, procéda à une basse œuvre de sape qui a vu le renvoi de l’Armée d’officiers non-duvaliéristes. Fermeture de l’académie militaire, promotion anarchique d’officiers sortis des rangs, institution d’une milice dévouée à sa personne ; tels sont les moyens utilisés par François Duvalier pour se maintenir au pouvoir. Pour contrebalancer l’influence de l’Armée dont Duvalier s’est toujours méfié, il fit fusiller dix-neuf officiers à la suite d’une mascarade de procès. On pouvait vraiment dire que Duvalier, en cette sombre journée de Juin, avait tenu la promesse qu’il avait formulée : enlever à l’armée son rôle de balancier dans les affaires nationales. La mutinerie des gardes-côtes prouva s’il en était besoin que le mutisme de l’Armée était plutôt pure feinte et qu’elle n’était pas aussi sage que Duvalier l’aurait souhaité. 

Le crépuscule des mythes

De toute évidence, la mutinerie des gardes-côtes avait ouvert une brèche dans l’édifice duvaliérien. Seize ans plus tard, il allait s’écrouler. Le crépuscule des mythes avait sonné, en ce sept Février 1986, qui a vu le départ de Jean-Claude Duvalier. On ne dira pas assez que la chute du tyranneau avait été provoquée par l’armée, par des militaires inquiets de la gabegie administrative et l’incompétence manifeste du gouvernement des Duvalier, Lafontant etc. Le Général Henri Namphy assuma la présidence du Conseil National de Gouvernement formé de personnalités les plus en vue. Mais malheureusement, un pesant climat d’insécurité s’installa dans Port-au-Prince, dans Port-aux-Crimes, comme le président Louis Pierrot l’appelait. Et tout naturellement, les appétits furent débridés et la corruption gagna l’armée avec cette trilogie macabre : drogue, contrebande et crime. Le 29 Novembre 1987, ce fut l’hécatombe de la ruelle Vaillant, et le 11 Septembre 1987, l’Église St-Jean Bosco devint un théâtre où l’horreur et le crime se disputèrent. 

Comme d’autres institutions du pays, l’armée haïtienne est l’une des grandes victimes du régime despotique de Duvalier. Pour l’édification des uns et des autres, il suffirait de rappeler le nombre de militaires portés disparus et passés par les armes durant cette période sombre de l’histoire nationale. Ainsi l’armée, ayant repris son souffle en 1986, a cru bon d’attiser la braise révolutionnaire et de participer à l’œuvre commune de “changement”. Le commandant en chef, le général Henri Namphy dans un suprême élan de candide euphorie, prônait la bamboche démocratique qui, en réplique directe à trois décennies de dictature inouïe, devait se muer en un véritable désastre. Zorba le grec aurait parlé de beau désastre. Car, ce que l’on souhaitait être la liberté réelle d’organiser des manifestations publiques était pratiqué avec un tel excès que la liberté était assimilée à la licence. La liberté de s’exprimer n’ayant pas connu de limitations aboutit au verbiage démagogique. Le retour immédiat dans leurs foyers des exilés, s’il est une mesure de réparation très opportune, n’en donna pas moins lieu à une politique sans faconde. C’est dans cet espace intervalle de “bamboche démocratique” que l’autorisation de fonctionner fut accordée au Parti Unifié des communistes haïtiens, que l’on assista à la prolifération des partis et groupements politiques, que fut créé le Conseil consultatif pour le partage du pouvoir, et convoquée une Assemblée Constituante pour la mise sur pied d’une Nouvelle Charte fondamentale plus ouverte et plus libérale. Pressée d’aller au devant de ces revendications justes et légitimes, l’armée ne faisait au contraire que creuser sa propre fosse. Bien plus, les nouveaux prétendants au pouvoir qui n’ont en aucun temps manifesté la moindre collaboration avec l’institution militaire s’acharnaient à réclamer des réformes au sein de l’armée qui était bel et bien infiltrée par des éléments subversifs, des toxicomanes. 

Des analystes de la question haïtienne sur deux siècles d’histoire pensent que sans une transformation profonde au niveau des mentalités et des structures, l’armée serait alors incapable d’exécuter sa partition dans l’élaboration et la réalisation d’un projet de société démocratique. De toute façon, les Forces Armées posent un problème incontournable. C’est que l’État-major ou le Haut commandement se renouvelle constamment. Ainsi, chaque équipe de hauts-gradés qui arrive au pouvoir à la suite des coups d’État laisse l’impression d’ouvrir une étape différente de celle des prédécesseurs. On repart donc à zéro, sans faire valoir l’obligation d’un suivi qui aurait pour vertu de consolider les bases fragiles de l’État. Encore que les Forces Armées se retrouvent  toujours dans l’avantageuse situation d’un acteur qui, sans scrupule aucun, peut faire tomber toute référence à l’histoire et imposer des vues qui le montrent souvent sous le jour d’un libérateur. La spécificité de la fondation de l’État haïtien plaide en faveur d’une vision qui tend à confondre l’Armée et la Nation. 

Dans l’ensemble, les pouvoirs militaires qui se sont succédés depuis 1986 ont accusé une incapacité notoire à adopter des mesures économiques et à concevoir des projets clairs dont les finalités seraient pour le moins sans équivoque. De toute évidence, les généraux qui ont pris d’assaut le pouvoir tentaient toujours de s’y maintenir. Pour ce faire, ils érigèrent la corruption en système. Ce n’était donc pas étonnant que, sous le gouvernement du général Prosper Avril, le vol fut institutionnalisé4. D’ailleurs le président prêchait par l’exemple. Ainsi la Téléco, la Minoterie, le Ciment d’Haïti, l’EDH, l’OAVCT, l’OFATMA, l’ONA, l’APN, etc furent dès lors considérés comme propriétés privées du président général. On découvre cependant une constante au niveau de la gestion des affaires publiques par les gouvernements militaires. Ceux-ci, des fois, font appel à des collaborateurs civils dont la médiocrité évidente suffit à bloquer toute initiative et tout processus de changement. 

Le général Prosper Avril devait connaître une chute tristement célèbre. L’histoire retient ce témoignage plein d’enseignements : tous les secteurs qui, à l’unanimité des voix avaient accueilli l’instauration de son gouvernement, finirent par se retourner contre lui. En plus, le bilan global de sa gestion est grevé d’hypothèques et lourd de ce passif qu’aucun gouvernement n’a encore dépassé. A l’inefficacité de sa politique économique s’adjoignit un manque de légitimité évident, puisque le général Avril a été porté au pouvoir à la suite d’un coup d’État contre son supérieur hiérarchique, et dont d’ailleurs l’opinion l’avait crédité. A deux ans près de sa gestion, il advint ce qu’on attendait le moins : celui qui passait ou se faisait passer pour un habile manœuvrier capable de faire et de défaire les gouvernements civils ou militaires quitta le pouvoir à la cloche de bois. Il fut d’ailleurs son propre fossoyeur. Car, il ne fit rien pour arrêter cette chute libre. En effet, les différents milieux liés aux activités éducatives et culturelles connurent les rigueurs de la discrimination et de la persécution qui dépassèrent en horreur tout ce qui s’était fait au cours des régimes précédents. Sous le fallacieux prétexte d’une épuration idéologique nécessaire, voire urgente, le soupçon et la répression décapitèrent les syndicats et les partis, et s’abattirent sur tout le pays. C’est à cette époque que furent rossés d’importants leaders politiques. Alors, des fonctionnaires triés sur le volet s’attelèrent à la tâche de désarticulation de l’économie et de déstabilisation de la situation existante. A cet effet de perversion, il compta sur la collaboration de tous ceux qui se croyaient en mesure d’occuper une place au soleil. Aussi, tentèrent-ils de rétablir l’ordre ancien dont les signes avant-coureurs ne trompaient pas : enlèvements, la mort du Colonel Jean-Claude Paul, disparitions de présumés opposants. Tel fut le lot quotidien d’un gouvernement qui ne croyait plus dans les vertus de la démocratie. 

Le Nouveau commandement des FADH 

Bénéficiaire de tout un concours de circonstances qu’elle n’a pourtant pas engendrées elle-même, l’Armée d’Haïti se retrouve aujourd’hui confrontée à un problème de survie institutionnelle. Après le coup de force constitutionnel du 30 Septembre 1991, au cours duquel elle a su donner sa pleine mesure face aux hordes lavalassiennes et aux wisigoths de la lune rouge, l’Armée s’assuma pleinement, en confiant les rênes d’un pouvoir pourtant acquis de haute lutte à des civils constitutionnellement pressentis et agréés. C’était dès lors marquer la rupture avec une tradition de pronunciamientos chère aux émules de Don Quichotte et de Sancho Panza. Ce faisant, l’Armée d’Haïti créa un précédent historique qui continue d’étonner le monde et de dérouter les analystes les plus chevronnés. 

On ne peut ignorer que, durant les cinq ou six dernières années, l’institution militaire était en chute libre. Le général Henri Namphy, héritier du pouvoir du 7 Février 1986, joua comme il le pouvait, le rôle de chef d’orchestre et s’évertua à donner une apparence d’unité à cette institution qui s’en allait en lambeaux. Prosper Avril, le petit paysan de Thomazeau, lui asséna le coup de grâce. Et Jean-Bertrand Aristide, ti nèg Portail, la mit en terre par des mesures intempestives et des réintégrations inopportunes et illégales. Les inconséquences du président Aristide qui n’avait jamais caché son intention de substituer à l’Armée régulière son fameux corps des SSP, ont provoqué la démission du général Abraham, dernier rempart de la discipline et des hautes valeurs militaires. Le départ de ce dernier ouvrait la voie à toutes les dérives découlant d’un président malade qu’un complot international à ramifications internes propulsa au timon des affaires haïtiennes. 

Pour certains secteurs politiques, le coup d’État du 30 Septembre avait soulevé une grande lueur d’espoir. Mais bien vite, l’espérance a été mise en berne. Car il ne s’agissait pas seulement de démettre un président, dont toutes les prises de positions convergeaient vers la création d’un État-partisan. Il importait surtout de remettre en question une certaine mentalité haïtienne et de remplir l’espace politique d’actes patriotiques aptes à indiquer les turpitudes d’un passé honni. 

Rien n’est pourtant fait. Et l’espérance est mise en berne, parce que le présent réédite le passé, et l’actualité politique s’emplit de toutes ces vieilles habitudes qui grèvent d’hypothèques la vie nationale. C’est que ces militaires5 et ces hommes qui gouvernaient les destinées du pays, et auxquels était confiée la mission patriotique d’administrer la chose publique, accusaient dans la pratique une mentalité de fin du monde qui les prédisposait au sac des biens de l’État, voire à privilégier leurs intérêts au détriment de la communauté tout entière. Ils ont tué, se sont enrichis d’une façon tellement indécente et exagérée qu’il ne restait aux populations civiles que de transférer leur haine sur les petits soldats et sur l’institution militaire en général. Pendant ces trois dernières années, ils ont suivi et suivent la dérive dangereuse de la morale politique qui atteignit alors, le seuil de l’inacceptable. Leur passage au pouvoir, s’est traduit par une gabegie sans nom, ruinant le pays à un degré difficilement imaginable et rendant notre pays sinistré par une gestion menée en dépit du bon sens et le pillage des deniers publics effectués dans les règles. La situation ainsi créée, est d’autant plus dangereuse qu’elle provoque des frustrations au sein d’une population avide de changement. Il va de soi, que ces militaires sont détestés par tous ceux qui, ont subi les durs effets de l’embargo et par tous ces patriotes qui assistaient impuissants à la lente dégradation des valeurs militaires. 

Depuis deux siècles près, on assiste à ces tristes spectacles où la monotonie est la règle. Chaque remaniement ministériel fait des millionnaires. Et la valse des ministres, c’est paradoxalement la valse des millions qui vont des caisses de l’État aux coffres d’une élite prostituée et pervertie, corrompue et corruptrice. L’approche de ces temps modernes qui devait composer avec l’évolution des esprits aiguise en contrepartie l’appétit de gains illicites et des fortunes faciles, de sorte que, face à cette démission qui ne va pas sans quelques conséquences fâcheuses pour l’avenir du pays, il demeure impérieux de moraliser les mœurs politiques.

Sujet lié: Dissolution ou non de l'armée d'Haiti (Mars 2016) http://ayiticherieconnexion.blogspot.com/2006/03/dissolution-ou-non-de-l-d.html

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Wednesday, July 12, 2017

Derniers adieux à Claude Pierre, le poète

                     
L'auteur, Mérès Weche
Il pleut sur Ottawa comme il pleure à Corail, en ce matin du 08 juillet 2017. La nature même semble s’attrister, en plein été, dans un pays où les giboulées  du Nord  n’étaient pas sensées être au rendez-vous. Cependant, à Corail comme  ailleurs en Grand ’Anse, on jette de l’eau au passage d’un cercueil, dans l’idée de rafraichir le chemin pour ce nouveau  voyageur allant vers une destination inconnue.

Dans toutes les grandes religions, l’eau rentre dans le concept du rite de passage. En ce sens, le poète Claude Pierre qui, toute sa vie, a vogué sur les eaux, en a eues en abondance le jour de son départ pour d’autres rives.  Tel un Ulysse heureux, il a conquis la toison poétique et s’en va, « plein d’usage et raison », retrouver les  Mânes nationaux.
Le poète Claude Pierre
De l’hôtel Holiday Inn à Ottawa où a eu lieu cette émouvante soirée culturelle en son intention, le vendredi 07 juillet 2017, à l’église Sainte-Marie où ont été célébrées ses funérailles, le lendemain, dans la matinée, il pleuvait également en termes de sympathies exprimées. Parents et amis se sont laissés aller à des témoignages émouvants retraçant à la fois son vécu coraillais et son riche parcours poétique. On a eu l’occasion, en lever de rideau, d’apprécier successivement la projection d’une vidéo sur sa vie de poète, suivie d’un hommage très émouvant de son cousin et ami d’enfance, Hugues Lamour. Par la suite, devaient s’enchainer la déclamation du poème «Gouache» (tiré de son recueil «Tourne ma toupie», par son fils Georgi Clément Pierre, puis un autre de ses textes dit par Lochard Noël. C’est par des chansons et anecdotes, accompagnées à la guitare que son vieux copain coraillais, l’écrivain et artiste Roger Edmond, a remémoré leurs souvenirs d’enfance entre ciel et mer à Corail.  Ont défilé ensuite sur scène : Jean Dumont, Marc Pelletier, Bernier Pierre, Jean Sabin, Sandra Rosier, Michel-Ange Hyppolite, Géralde Alerte Carré, dans des textes français et créoles illustrant les deux grandes amours linguistiques de Claude. Eddy Cavé et moi devions nous succéder dans des hommages aux couleurs grand’anselaises, faites d’un portrait à l’acrylique de Claude et de textes exprimant respectivement notre vécu avec lui. Sans oublier les beaux témoignages visuels de Bermann Fleury, sur fond de poèmes de Claude.

 Serge Baguidy Gilbert, au cours de notre retour dans la même voiture à Montréal, m’a décrit, en des termes scientifiques, cette maladie dite «à prion» qui a emporté Claude ; une particule protéinique infectieuse, capable de se répliquer à la vitesse de l’éclair, en l’absence de toute information génétique.
C’est-elle la cause de la «tremblance du mouton» et de la maladie dite «des vaches folles».
Claude Pierre

La Bretagne a fait entendre sa voix à travers la musique de Paul Dumeikis, sur fond de poèmes de Claude, rappelant leurs complicités à Jérémie au cours d’une édition du Festival international de la poésie. Il ne manquait que Guy-Marie Louis, Josaphat Large, Anaïse Chavenet, Jean-Claude Fignolé, Rénold Laurent, Claude Carré, Evains Weche, Claude-Bernard Sérant, Christophe Charles, Josué Agénor Cadet, Wooly Saint-Louis, James Noël, et bien d’autres participants, pour compléter ce rappel du Festival en compagnie de Claude Pierre.

 Le talentueux animateur de la soirée, notre grand ami Serge Cham, secondé par Marie-Hélène Destiné, a tenu à inscrire au programme son propre hommage au disparu, en des mots emplis d’émotion. Comme dans « Les funérailles d’Atala » de Chateaubriand, la mer qui porte maintenant nos pirogues en Grand ’Anse suspendra le cours de ses eaux avant que nos larmes cessent de couler pour Claude, enlevé trop vite   à notre affection.


Mérès M. Weche: Journaliste, écrivain, contributeur à plusieurs médias dont Haiti Connexion Network                

Sunday, July 9, 2017

Message à la communauté Grand'Anselaise


(publication reçue)

67, rue Abbé Huet
Jérémie, Grand’Anse (Haïti)  HT-7110
Tél. : (509) 48 03 37 06 / (509) 37-28-79-32/ 613 323-4162
Courriel : FGSEDUGAH@GMAIL.COM
Site web: FGSEDUGAH.COM
Numéro d’enregistrement : 612 (Ministère des affaires sociales et du travail - DD/GA)

SAUVONS LA GRAND’ANSE DE LA NOYADE
La Grand’Anse,
Terre de notre naissance,
Berceau de notre enfance,
A droit à  notre reconnaissance;
A besoin de notre immédiate  assistance.

Grand’Anselaises, Grand’Anselais, en votre nom, à l’avantage de notre région la Grand’Anse, nous avons le plaisir de vous annoncer  la création du  centre des savoirs « Le Grand’Anselais », lieu de formation scolaire et  professionnelle  gérée par  la Fondation Georges Séraphin/Éducation Insertion sociale et scolaire : la  FGS-ÉDUGAH.

La FGS-ÉDUGAH est une entité socio-éducative indépendante canado-haïtienne de bienfaisance, sans but lucratif, visant particulièrement des enfants et des jeunes en difficulté  dans la région de la Grand’Anse d’Haïti.

La mission de la FGS-ÉDUGAH est d’offrir aux bénéficiaires un encadrement scolaire adapté à leurs besoins, d’offrir des services aidant à leur émancipation sociale, d’assister les administrations scolaires et de contribuer à leur perfectionnement professionnel et à la formation initiale des  futurs maîtres.

La vision de la FGS-ÉDUGAH est de contribuer à faire de la Grand’Anse un lieu de renouveau pédagogique  continu pour  un enseignement  et  un   apprentissage  de haute qualité, efficaces et efficientes, à la hauteur des nouvelles  attentes  mondiales en matière d’éducation en vue d’un changement rationnel et dynamique par une nouvelle génération proactive mieux encadrée.

Les actions de la FGS-ÉDUGAH s’organisent autour des objectifs suivants :

-    Fonder et gérer le centre des savoirs « Le Grand’Anselais », lieu de formation scolaire et           professionnelle et d’insertion sociale,
-  Favoriser l’insertion sociale de jeunes en décrochage et de leur autorité parentale pour     combattre la pauvreté et la corruption;
-   Responsabiliser des jeunes comme citoyennes et citoyens pour une meilleure société haïtienne   en harmonie avec la mondialisation;
- Fournir une assistance pédagogique à des directions d’école, à des instituts de formation des maîtres et au perfectionnement professionnel  de maîtres en cours d’emploi dans la   Grand’Anse.

La FGS-ÉDUGAH s’engage à faire la promotion des valeurs humaines fondamentales :

Crédibilité - Citoyenneté - Efficience – Entraide - Honnêteté - Respect - Transparence.

SOYEZ FIERS PARTENAIRES DE CE PROJET PAR VOTRE SUPPORT  ET /OU VOTRE PARTICIPATION ACTIVE.    
« NE SOYEZ PAS COMPLICES DE LA PAUVRETÉ ET DE L’IGNORANCE DES AUTRES PAR VOTRE INDIFFÉRENCE ET VOTRE INACTION»   


SÉRAPHIN,  Georges E.V , Fondateur  
ANTOINE,   Louis Presnor, co-fondateur
DORIMAIN, Michel Riquet, co-fondateur          
BONTEMPSSymphar Dr., président d’honneur

Direction et  supervision de la supervision de la FGS-ÉDUGAH

Le Conseil de direction de la FGS-ÉDUGAH qui valide les axes stratégiques de la fondation est appuyé par un Conseil de supervision. Ils sont composés de : (continuez à lire plus bas)


Radio Francophonie Connexion

Conseil de direction :
ANTOINE Félix                       
ANTOINE Louis Presnor                   
CADET Jean Gaetan                          
DESPEINES Francois Cheyner          
DORIMAIN Martin Guiton
DORIMAIN Michel Riquet
DOUGÉ Jean Robert
EMILE Marie-Emelyne          
GERMAIN Waldinde             
JEAN-MICHEL, Dominique    
JUSTE  Jean Serge              
PIERRE, Jean Leonel
LAFONTANT Daniel Mira        
LEANDRE, Fito
MAGLOIRE, Belenfant
SÉRAPHIN, Georges E.V.

                                   
Conseil de supervision :
CHARLES  Roosevelt                                                   MICHEL Jean Maurice
DIVERS Louis  Jean                                                     MOÏSE  André  Ketlie
FIGNOLÉ Jean-Claude                                                 PHAMPHILE Conceptia
LÉONCE Louis Maurice                                                PIERRE Claude
LÉONIDAS Jean Richard                                              RAPHAEL Eumelyne
                                                                                      SÉRAPHIN Georges  E.V.

  
Pour tout renseignement supplémentaire sur la FGS-ÉDUGAH, veuillez librement consulter notre site web: FGSEDUGAH.COM ou nous contacter par Courriel : FGSEDUGAH@GMAIL.COM  parTél. : (509) 48 03 37 06 / (509) 37-28-79-32  / 613 323-4162 pour vos commentaires et vos suggestions.

Sunday, June 25, 2017

DES PRÉSIDENTIELLES COMPARÉES EN FRANCE

 Par Merès Weche
Merès Weche
             
Les premières présidentielles du 3e millénaire en France, qui se soldèrent, en 2002, par la réélection de Jacques Chirac, après un septennat marqué par la réduction du mandat présidentiel à cinq ans, prenaient l’allure d’un marathon où les meilleurs sprinters avaient du mal à atteindre la ligne d’arrivée. Signe des temps ou politique à contretemps, la cuisante défaite de Lionel Jospin et la montée fulgurante de Jean-Marie Le Pen, avaient l’allure d’une crise à double visage où la droite et l’extrême droite menaient la danse, pendant que la gauche – toutes configurations confondues – mordait la poussière.  Une situation qui fut jugée innommable par  certains et apocalyptique par d’autres. Robert Hue du Parti communiste, qui demandait aux Français de «voter utile», et qui déclarait péremptoirement que l’élection d’un Le Pen est «une régression pour La France», n’avait pas dépassé la barre de 3,5%.  

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Aujourd’hui, en 2017, après trois quinquennats, assurés respectivement par un Chirac réélu (2002-2007), Nicolas Sarkozy (2007-2012) et François Hollande (2012-2017) , les  Français se trouvent coincés dans un   dangereux angle mort entre Emmanuel Macron  du centre et Marine Le Pen de l’extrême droite; les deux se disputant au deuxième tour le fauteuil de l’Élysée. Notons que le centre, teinté de libéralisme, n’était parvenu au pouvoir qu’avec Giscard d’Estaing en 1974.

Au cours des Primaires, on avait vu s’accentuer les clivages droite-gauche, et tandis que le centre se désarçonnait, l’extrême droite s’affirmait comme une heureuse alternative, dans une France qui se cherche désespérément à l’heure des impératifs de la sécurité nationale. Même si les sondages donnent Emmanuel Macron gagnant, la France restera foncièrement divisée, compte tenu du score non négligeable qu’aura obtenu Marine Lepen, sans infirmer le haut taux d’abstention à ces joutes électorales. Tout compte fait, aucun des deux challengers n’a la faveur de la majorité de la population française. La tendance au rejet des candidats issus des Primaires montrait déjà la configuration du paysage électoral global. Dès le premier tour, Emmanuel  Fillion, malgré le soutien de certains secteurs politiques et financiers, ne pouvait pas s’estimer confortable dans la course, même si pour bon nombre de citoyens François, Marine Lepen ne prendra pas les rennes de l’Élysée à la suite de François Hollande.  
Le fait pour nous de rapprocher les présidentielles de 2017 à celles de 2002 repose sur deux constats : d’une part,  du père à la fille, les Le Pen, reconnus comme deux xénophobes, se retranchent derrière les valeurs nationalistes pour s’assurer des suffrages, et  d’autre part,  il se constate une étrange similitude entre les taux de participation des votants : 28, 29% en 2002 et sensiblement 28% et plus en 2017.
«… Si c’est Macron qui l’emporte, déclare Patrick Aulnas,  professeur agrégé d’économie-gestion, il devra désigner des candidats aux législatives sous l’étiquette En Marche. Il y aura des ralliements socialistes et centristes, mais cela ne suffira pas pour obtenir une majorité à l’Assemblée nationale… L’hypothèse d’une Marine Lepen  conduirait, selon lui, à un gouvernement de coalition (Un certain nombre d’électeurs de Filion se porteront sur elle au second tour pour manifester leur mécontentement)».  Quant à la possible coalition, tous les analystes disent qu’il est impossible de préciser avec qui. Attendons voir.  

Mérès Weche
     


Saturday, April 8, 2017

Les Cayemites

Par Mérès Weche

Le Sénat de la République planché, en date du 6 avril 2017, sur une proposition de loi portant création de la commune des Iles Cayimites dans l’arrondissement de Corail dans le département de la Grand-Anse. Proposition qui a été adoptée à l’unanimité et qui portera le nombre de communes à 146.
Comparativement à d’autres îles de la Caraïbe, telles que Les Caïmans et Turcos & Caicos, ayant respectivement une superficie de plus de 250 kilomètres carrés, Les Cayimites, 6e section communale de la commune de Pestel ne mesurent qu’une cinquantaine de kilomètres. Les trois bourgades qui la composent: Anse-à-Macon, Pointe-Sable et l’Anse du Nord totalisent environ 5000 habitants, selon une estimation de 2009.
Les 13 communes existant à l’heure actuelle dans la Grand-Anse constituent en grande partie un lourd fardeau pour l’économie haïtienne, compte tenu de la non-rentabilité de bon nombre d’entre-elles sur le plan des rentrées fiscales. Le système de péréquation n’existant pas à l’échelle départementale, le risque s’avère patent que ce sera une charge de plus pour les finances publiques.
 La nécessité, il est vrai, de valoriser nos zones de plage, permettra à ces îlots adjacents de se développer, mais c’est davantage en les bonifiant comme sections communales de Pestel dont la « Fête de la Mer » fut une heureuse initiative culturelle et touristique au cours de ces dernières décennies. À cet égard, la comparaison n’est pas sans importance avec les autres îles de la Caraïbe susmentionnées, puisqu’elles constituent des destinations très fréquentées par de grands bateaux de croisière, et la Couronne britannique en bénéficie amplement, car ce sont plus de 40 îles qui absorbent ces flots de touristes venant de partout de la planète.
Loin de faire un procès d’intention aux concepteurs de cette proposition adoptée par le Sénat de la République, nous soulevons la problématique de la gestion financière d’une nouvelle commune, dépourvue de ressources suffisantes pour s’autogérer, à un moment où la Grand- Anse compte encore ses blessés, malgré les vacarmes faits autour d’un projet Grand-Sud qui n’atterrit pas au-delà du versant nord de Pic Macaya.


Les Cayemites, au large de la ville de Pestel
Toutefois, nous restons dans l’expectative, car il est encore trop tôt pour porter un jugement arrêté sur une telle décision, car une loiprogramme à long terme devra définir le bien-fondé de cette nouvelle commune posée comme une écharde à la blessure de Pestel, ville enclavée par rapport à la route nationale conduisant à Jérémie.
 Quand cette proposition de loi prendra sa forme définitive, elle deviendra certainement une règle impérative imposée, et à moins d’une abrogation, elle sera établie par les autorités souveraines qui l’auront enfantée.
De même que la Constitution de 1987, qui fut concoctée par des pairs, à des fins partisanes, et qui constitue aujourd’hui un accroc à la gouvernance du pays, il importe de ne pas prendre des décisions à la légère qui mettent à mal le devenir de la nation. Nous avons trop longtemps hypothéqué le bien commun, au détriment du «pays-en-dehors», parce que des intérêts mesquins l’emportent sur ceux dits «supérieurs» de la nation.
L’heure est venue de reconnaître le naufrage national, dû à des décisions à l’emporte-pièce. Les signaux d’un nouveau contrat social s’annoncent certes à l’horizon, mais il ne faut pas une nouvelle fois rater le coche.

Mérès Weche
Source: Le quotidien Le National

Tuesday, January 24, 2017

L'affaire Guy Philippe: nouvelles informations


Les dernières infos concernant le dossier de Guy Philippe :  les propos de son avocat, Richard Dansoh, depuis les USA.  

Guy Philippe en uniforme de prisonnier en jaune devant un juge de Miami
Le principal avocat de Guy Philippe, Me Dansoh, dans un entretien téléphonique à Scoop FM, a révélé que l'accusation retenue contre le Sénateur de la Grand'Anse, pour son implication présumée dans le traffic de stupéfiants, entraînerait une condamnation variant entre dix années d'emprisonnement et la détention à perpétuité. 
Il a précisé que les cinq kilos chiffrés, évoqués dans le système judiciaire américain, ne signifient pas pour autant qu'il ne s'agirait que de cette quantité, qui peut être bien plus élevée. En effet, les 5 kilos ne représentent que la quantité minimum requise pour permettre l'émission d'un mandat international. L'avocat a poursuivit en ajoutant que la justice américaine, pour justifier ou confirmer les charges, devra présenter des témoins, puisque le crime dont son client est accusé relève de la Justice fédérale américaine. 
Il a martelé que c'était loin, très loin d'être une affaire simple.
Répondant aux questions du Journaliste Gary Pierre Paul Charles, s'agissant des témoins, il a précisé que ces derniers pourraient être trouvés dans le système carcéral puisque certains d'entre eux pourraient être toujours en train de purger leur peine, donc seraient disponibles comme témoins à charge. 
Quant à savoir si la Justice détenait des preuves, l'homme de loi à répondu que Guy Philippe étant poursuivi depuis plus de dix années, puis ayant été finalement appréhendé, impliquerait nécessairement l'existence d'une charge. 
Interrogé sur les chefs d'accusation, Me Dansoh de dire qu'il recevrait en communication le dossier complet de Guy Philippe dans une quinzaine de jours. Les preuves quant à elles seraient présentées, seulement, au jugement. 
Lors de sa dernière visite à la prison, il a expliqué clairement avoir rencontré Guy qui reste fort et ferme et qui a affirmé qu'il prouvera son innocence parce qu'il entend sortir de prison la tête haute et blanchit de toute accusation. 
Richard Dansoh a déclaré aussi que Guy Philippe, au courant des mouvements et manifestations en sa faveur, a requis la population de s'abstenir de toute violence contre les vies et les biens. Il a également demandé à tout un chacun de prier pour lui afin que Justice lui soit rendue.
À signaler que l'homme de loi a intelligemment fait savoir que la manif devant l'ambassade américaine en Haïti, pourrait causer des ennuis à son client. Il suggère, par contre, à la société civile, aux parlementaires et au Barreau de Port-au-Prince, au cas où ces entités souhaiteraient aider, de monter le dossier de l'illégalité de l'arrestation de Guy en matière procédurale en Haiti, puisque pareil état de fait ne compète pas au juge américain.
Pour finir, il a dit n'avoir pas encore reçu un sou pour assurer la défense de Guy. En réalité, avocat de celui-ci depuis plusieurs années, il a spontanément et naturellement pris fait et cause pour lui, le connaissant comme un homme de caractère.
Radio Télé Scoop
Courtoisie du Coin de DG

Sunday, January 1, 2017

Les personnalités et les vilains de 2016, selon Haiti Connexion Network

Le Réseau HaitiConnexion vous offre une fois encore en cette fin d’année ses opinions quant aux personnalités et évènements ayant marqué d’une manière ou d’une autre les jours que nous avons vécus en 2016.

Cet exercice que nous faisons depuis dix ans s’avère difficile chaque année vu la complexité des personnages et faits qui évoluent sur la scène tant au point de vue mondial que régional. Et ceci, sur plusieurs fronts.  Nous sommes parvenus toutefois à mettre en relief certains d’entre eux qui se sont démarqués ou bien comme des titans, des novateurs, des leaders ou bien tout simplement comme des vilains ou des cons.

Mark Zukerberg
« Né le 14mai 1984 à White Plains (État de New York), MARK Zukerberg est un informaticien et chef d'entreprise américain. Il est le cofondateur du site Internet de réseautage social Facebook dont il est le président-directeur général. Facebook a été créé en 2004 par Zuckerberg et ses camarades étudiants de l'université Harvard, Eduardo Saverin, Dustin Moskovitz et Chris Hughes… »
Maintenant que le nombre des utilisateurs de Facebook se situe aux environs de 1,5 milliard à  travers le monde, il est donc plus que juste de nommer Mark Zukerberg, le cofondateurde ce réseau, comme Personnalité  de l’année 2016. D’autant que cette sélection est venue 7 ans après que Time Magazine l’eut choisi en tant que l’homme le plus influent du monde en 2010. 

Mark Zukerberg en compagnie de son épouse Priscilla Chane
 Outre ses talentsde novateur et de leader, Zukerberg est un mécène qui dépense une partie de ses avoirs personnels dans des organisations charitables existant à  travers lemonde. En 2012, Mark Zuckerberg a fait don de 500 millions de dollars (366millions d'euros) à des projets liés à l'éducation et la santé: son plus gros don à l'époque, qui lui a valu d'être désigné deuxième homme le plus généreux des Etats-Unis par The Chronicle ofPhilanthropy, derrière Warren Buffett. 
« Depuis 2010, le milliardaire fait preuve d'une véritable stratégie philanthropique, à coup de centaines de millions de dollars. Cette année là, il est d'ailleurs devenu le plus jeune signataire du Giving Pledge: un "club" pour milliardaires quis’engagent à reverser la moitié de leur fortune de leur vivant. » (http://www.youphil.com/fr/article/07116-mark-zuckerberg-facebook-philanthropie?ypcli=ano).
C’est donc avec fierté que nous lui accordons le titre de personnalité de l’année 2016.

Hillary Clinton
Malgré sa perte durant les élections présidentielles aux Etats-Unis, Hillary Clinton restera à notre avis une personnalité iconique d’une grande valeur. Ses réalisations sont nombreuses de par le monde. C’est dommage que ses ennemis des plus puissants aux Etats-Unis ou ailleurs aient eu gain de cause en propulsant à la présidence des Etats-Unis un démagogue, Donald Trump qui vend n’importe quoi et qui a  utilisé des méthodes machiavéliques pour gagner un secteur de l’électorat américain s'étant laissé  facilement manipulé et ‘intoxiqué’ du fait de ses bas instincts et de ses frustrations mal placées. Manipulé même par de jeunes macédoniens qui a envoyé sur Facebook et autres médias sociaux à ce secteur anti-Clinton des fausses dépêches dénigrant régulièrement Hillary Clinton et ses directeurs de campagne pris dans un tourbillon médiatique d’ampleur nationale et internationale. Alors que ces macédoniens se foutaient pas mal de la politique américaine mais cherchaient tout simplement à gagner quelques euros avec leurs sites d’internet patronnés par Google et autres titans cybernautiques. 
Hillary Clinton, une inspiration pour des femmes contemporaines

 Ce n’est pas pour rien qu’Hillary a gagné la majorité des votants américains, soit près de 3 millions en plus de Donald Trump qui n’a fait que gagner, lui, le collège électoral, entité non démocratique,  vestige raciste d’une époque ignoble aux yeux de plus d’un aux Etats-Unis.

Hillary Clinton n’a pas pu briser cette fois-ci le « glass ceiling » [le plafond de verre], même si elle a été la première femme à obtenir l’investiture d’un parti politique majeur aux Etats-Unis (Le Parti Democrate). Mais elle sera à  notre avis une inspiration pour de nombreuse femmes aspirant à devenir des dirigeants politiques dans leurs pays respectifs. En ce sens, elle mérite le titre de Personnalité de l’année 2016

Jocelerme Privert  (Haiti)
L’an dernier, pour 2015, nous avons tenu ces propos que « nous ne pouvons pas malheureusement écrire ici que nous voulons jeter des fleurs [cette année] à Haiti ou bien à ces individus qui occupent le devant de la scène Car, ce faisant, nous aurions  peur qu'elles ne se fanent trop vite au milieu de la pourriture qu'y constitue la conjoncture socio-politique actuelle. Des épines nous en avons beaucoup cependant à l'endroit de ce pays qui pourtant fête ce 1er janvier son indépendance quand on sait que presque toutes les institutions haïtiennes ne le sont que de nom… »

Jocerme Privert, président provisoire d'Haiti

A l’aube de 2017,nous avons beaucoup hésité encore une fois à envoyer à priori des fleurs aux dirigeants haïtiens vu la conjoncture haïtienne. Nous croyons cependant que les semences de la foi doivent être toujours en nous et qu’il faut encourager des efforts positifs au milieu du désarroi. 
En ce sens Haiti Connexion Network a décidé donc de choisir Jocelerme Privert comme Personnalité de l’année 2016 . Comme promis, Privert a organisé des élections en Haiti malgré des conditions défavorables et le manque de soutien financier de la communauté internationale. Une première dans l’histoire de ces joutes dont l’organisation dépendait presqu’exclusivement de l’apport international. Une anomalie dont s’est débarrassé, semble-t-il, le président provisoire Privert qui en ce sens a sauvegardé quelque peu la souveraineté d’Haiti.

DG, un collaborateur de HCN en Haiti



Selon notre tradition depuis 10 ans, nous essayons toujours de rendre hommage à des collaborateurs ou des internautes ayant fait impact sur nos sites, de par leur apport, contribution et participation. Cette année, notre choix s’est porté sur un collaborateur qui veut garder l’anonymat, DG, qui représente depuis près de deux ans, et avec loyauté, les yeux et les oreilles d’Haiti Connexion en Haiti. D’où le nom de sa rubrique sur Facebook : Le Coin de DG entendu et recueilli çà et là pour HCN.
DG se révèle un collaborateur objectif dont les sources pour informer les connectés de HCN sont multiples; ce qui nous pousse des fois à répéter ce slogan à HCN ou en diaspora si «  DG le dit, ce doit être vrai. » C’est donc avec plaisir que lui attribuons le titre de Personnalité de l’année pour 2016 pour Haiti Connexion Network.

Des Vilains

Le tableau peint en haut reste toujours sombre en 2016 du fait des massacres d‘innocents perpétrés de manière régulière aux Etats-Unis ou ailleurs, massacres dont le dénominateur commun semble la disponibilité  avec laquelle ces  vilains peuvent se doter facilement d’armes automatiques de gros calibre. On ne peut que mettre parmi les vilains des politiciens américains ou autres qui,  le plus

Elimination des armes  à feu en Australie après un massacre ayant eu lieu en ce pays
souvent pour des raisons personnelles, ne font pas assez pour diminuer sinon stopper ces massacres en passant des lois règlementant la disponibilité de ces armes meurtrières.

Nous savons que cette revue de la ‘année de 2016 n’est pas du tout exhaustive. Nous espérons toutefois qu’elle rejoint les opinions de la majorité du lectorat de Haiti ConnexionNetwork.

Sur ce, nous vous présentons nos meilleurs vœux à l'occasion du Nouvel An

Haiti Connexion Network

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