Wednesday, February 10, 2016

Quand Jacqueline Charles du Miami Herald parle avec dédain des journalistes haitiens avec la clique de Hillary Clinton

Il est vrai qu'en Haiti beaucoup de gens s'accaparent du titre de journalistes pour un rien du moment que l'une ou l'autre  se trouve derrière un micro.

Mais quand Jacqueline Charles parle d'une manière générale avec mépris des journalistes haitiens, c'est le comble.
Reporter pour le Miami Herald

En effet, dans un courrier électronique adressé à l'assistante de Hillary Clinton (Cheryl Mills) Charles a fait mention à sa correspondante sur un ton sarcastique de: ces PRETENDUS JOURNALISTES [dont Kim Yves] attachés à JBA...


Il semble, tout d'abord, que Mme Charles malgré son degré en Journalisme de l'Université de North-Carolina, dont un membre du staff de Haiti Connexion est aussi une diplômée,  ne comprend pas du tout le terme de "Journaliste".

Pour sa gouverne, nous nous  proposons de lui apprendre: qu'est journaliste celui ou celle " dont la profession est de rassembler des informations, de rédiger un article ou mettre en forme un reportage afin de présenter des faits qui contribuent à l'actualité et l'information du public."

"Le travail du journaliste consiste principalement à recueillir des informations puis écrire des articles ou publier des reportages (écrits, audio, photo ou vidéo), en consultant les dépêches des agences de presse et la documentation de son entreprise, en interrogeant des spécialistes ou des témoins, à qui il garantit la protection des sources d'information des journalistes.

On utilise le terme de reporter quand il [elle] se déplace sur le terrain, de chroniqueur ou de rubricard quand ses articles sont spécialisés dans un domaine particulier et même de critique pour certains d'entre eux : littéraire, dramatique, cinéma, musical, d'art, gastronomique. Il est éditorialiste ou billettiste, s'il doit mettre en avant une opinion, le plus souvent celle de son entreprise. Lorsque le journaliste effectue des enquêtes longues et approfondies sur des sujets difficiles, il est journaliste d'investigation.

Les secrétaires de rédaction, qui assurent un travail d'édition en relisant et réécrivant au besoin les articles, ont aussi le statut de journaliste professionnel, tout comme leur pendant dans l'audiovisuel, les chefs d'édition, ainsi que les présentateurs, photographes de presse, dessinateurs, iconographes, journalistes reporters d'image (« JRI ») et documentalistes de presse..." 

Se contentant de la définition restreinte, bornée, qu'elle n'a certainement pas apprise à l'Université de North Carolina-Chapel Hill, une école renommée pour son niveau académique en journalisme, Jacqueline Charles a mis les journalistes haitiens dans un " panier" [basket] que seul le chèque qu'elle recoit de Miami Herald lui permet de faire.

Ce chèque qu'elle reçoit de Miami Herald ne lui donne pas le droit de redefinir le concept du journalisme universel  quand elle évoque le métier des journalistes haitiens parce  qu'ils sont tout simplement des haitiens.

Saviez-vous que dans des pays comme Haiti où la liberté de la presse n'a pas existé qu' "aucun diplôme n'est exigé pour exercer la profession de journaliste? Un stage dans un ou plusieurs médias peut toutefois être requis". Car les militants en droits humains ont compris que là où la repression existe, les gens n'ont pas besoin d'une  "graduate" d'une université américaine, qui ne saisit pas les réalités locales,  pour dénoncer au monde les violations dont ils sont victimes.

Alors que Kim Ives peut en toute indépendance informer le public de qui se passe réellement en Haiti, nous parions que Charles, elle,  est limitée comme simple reporter de MIami Herald dans ses reportages, car le Conseil de Directeurs ou Editorial Board de ce même journal regardera de près à ce qu'elle voudrait écrire sans léser les intérêts du journal.  Parce que Kim Ives est un journaliste chroniqueur ou rubricard, un journaliste éditorialiste, d'investigation, un billetiste et autres, alors que Jacqueline Charles est une simple reporter pour le Miami Hérald qui la tient avec une corde sans qu'elle ne puisse la détacher de peur  qu'elle ne perde le chèque mensuel. Une condition sine qua non des grands médias des courants dominants.



Nous espérons que Charles n'a pas tout perdu de ses classes de Journalisme, mais qu'elle sache au moins que le JOURNALISME, qu'il se pratique aux Etats-Unis ou en Haiti,  se présente  sous de nombreuses facettes:

 Il ne suffit pas d'être une salariée d' un journal américain pour se doter et s'accaparer du titre de "journaliste".
Noam Chomsky, l'un des plus célèbres journalistes-éditorialistes-essayistes
engagés de l'ère moderne

Charles s'est targuée d'accuser  "ces PRETENDUS journalistes dont Kim Yves" d'être affiliés à JBA" dans l'un des emails publiés par le  US State Department.
Peut-être est-il tout aussi juste  de conclure qu'elle travaille ou collabore de près avec la clique de Hillary Clinton vu qu'elle leur a promis de garder contact et de "les mettre à jour".
HCN

Cet article écrit par un éditorialiste-journaliste de Haiti Connexion peut être reproduit ou publié mais sa source HAITI CONNEXION NETWORK doit être mentionnée

Tuesday, February 9, 2016

LE COLLECTIF DU 4 DÉCEMBRE 2013 VEUT LE PRÉSIDENT DE LA COUR DE CASSATION ...

COMME PRÉSIDENT PROVISOIRE

Le 9 février 2016 

Monsieur Jocelerme Privert 
Président du Sénat

Monsieur Cholzer Chancy
Président de la Chambre des Députés

Messieurs,

 L’heure est extrêmement grave. Notre pays, en détresse, frôle la catastrophe. Le processus de choix d’un président provisoire comme 1ère étape à franchir pour remettre notre pays sur les rails, nous interpelle fortement.

 LE COLLECTIF DU 4 DECEMBRE 2013, expression de la majorité silencieuse,  a pris acte de l’énoncé de l’accord du 6 février 2016 entre le corps législatif et l’ex-président Michel Joseph Martelly. Tout en saluant le départ du président Martelly le 7 février dernier dans le cadre du respect de l’échéance constitutionnelle et votre volonté de trouver une solution pour combler le vide, LE COLLECTIF rappelle que le cas d’un tel vide présidentiel n’était pas prévu dans la Constitution en vigueur.  
 Dès lors, aucune institution ne saurait se prévaloir du droit d’imposer sa solution. Un consensus avec les acteurs s’avère impératif et doit être recherché.
La procédure proposée dans l’accord du 6 février dernier pour la désignation d’un président provisoire nous paraît chimérique, non crédible, indécente, voire une porte ouverte à toute sorte de dérives.  
 A défaut d’un consensus spontané entre les acteurs, le passé et une analyse rationnelle du panorama institutionnel des trois pouvoirs nous portent à suggérer fortement qu’il soit fait choix du président de la Cour de Cassation comme président provisoire. Ceci constituerait le premier pas vers la sortie de l’impasse.
 Nous en appelons au sens des responsabilités, au patriotisme et à une ENTENTE NATIONALE pour éviter au pays de continuer à se couvrir de ridicule.

Recevez, Messieurs, nos patriotiques salutations.
 
Jean-Robert Argant
Coordonnateur Général

Cc : Monsieur Evans Paul,       
Premier Ministre

Saturday, February 6, 2016

Haiti Crise- le G8 dénonce le "prétendu" accord entre Martelly et "certains parlementaires"



COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le G-8 condamne le caractère anti-peuple et antidémocratique 

du prétendu accord intervenu entre 

le président Michel Joseph Martelly et certains parlementaires.

Le groupe des candidats à la Présidence engagés dans le processus électoral communément appelé Groupe des 8 (G-8), a pris connaissance, par voie de presse, de la signature d’un prétendu accord intervenu entre le président Michel Joseph Martelly, les sénateur et députéJocelerme Privert et Cholzer Chancy agissant au nom du Parlement, lequel est partie du problème.

Le G-8 note que ce prétendu accord tente de valider les élections de 2015 comme si elles étaient régulières, sans tenir compte des contestations populaires ayant entraîné de nombreuses victimes au sein du peuple revendicatif et des casses au niveau de la société. Il s’agit là d’une provocation, d’un mépris inacceptable par les signataires du prétendu accord pour les masses populaires et paysannes ainsi que les classes moyennes.

Le G-8 condamne les manœuvres grossières de certains acteurs qui, pour tenter de se justifier, entreprennent, de manière malsaine et éhontée, une campagne de désinformation contre le G-8 prétextant qu’une rencontre aurait eu lieu entre le G-8 et le président Michel Joseph Martelly en vue de dissoudre le parlement. Le G-8 n’est pas un groupe clandestin : toutes ses positions sont publiques.

Les détracteurs du G-8 laissent aussi entendre que le G-8 supporte le Président de la Cour de Cassation, Me Jules Cantave, dont le mandat serait arrivé à terme en décembre 2015. En plus que c’est faux, le G-8 n’a jamais cité le nom d’un juge dans sa proposition, mais a toujours souhaité que ce soit : « le président de la Cour de Cassation à défaut le vice-président ou le juge le plus ancien ». Quel juge de la Cour de Cassation dont le mandat serait arrivé à terme pourrait continuer à siéger, à rendre des décisions au nom de la République, la loi et la justice ? Quel serait le sort des décisions rendues par ce Magistrat de la Cour? Quelle absurdité ! 

Ces gens prétendent aussi que les juges de la Cour de Cassation qui siègent depuis six, sept ans ou plus étaient mal nommés. Pourtant les partisans de cette thèse font promotion pour l’élection comme président de la République d’un sénateur frappé d’inéligibilité absolue parce qu’il est entré au Sénat sans la décharge obligatoire de sa fonction, un responsable de la falsification de la constitution amendée. Quelle imposture !

Le G-8 renouvelle sa proposition de sortie de crise passant par la Cour de Cassation et conteste la proposition du président Michel Joseph Martelly, du sénateur Jocelerme Privert et de Cholzer Chancy pour les raisons suivantes :

1.-  Le Parlement fait partie de la crise et ne peut pas, par voie de conséquence, décider de  la solution ;

2.- Ce prétendu accord est la position d’une frange de l’International supportée par les classes dominantes et leurs serviteurs ;

3.- Ce prétendu accord tente de valider en douceur les élections de 2015 sans aucun égard pour le peuple revendicatif ; 

4.- Ce prétendu accord ne symbolise aucun espoir pour les masses populaires et paysannes ni pour les classes moyennes ;

5.- Ce prétendu accord ne prend pas en compte le consensus général intervenu dans la société pour confier le pouvoir à la Cour de Cassation qui a toujours fait preuve de désintérêt pour les fonctions politiques et qui a toujours joué un rôle positif en matière de résolution de crise politique ;

6.- Ce prétendu accord vise à différer une crise qu’il faut plutôt résoudre ;

7.- Ce prétendu accord est intervenu au moment où des anciens militaires sont déployés par le pouvoir pour bloquer les élans démocratiques du peuple haïtien. Les signataires de ce prétendu accord approuvent cette tactique en passant sous silence dans leur proposition un événement si grave intervenu justement le jour de leur accord ;


8.- Ce prétendu accord tend à récompenser le gouvernement en place coupable de détournements de fonds publics en faveur des candidats du pouvoir au cours de ces élections ;

9. Les présidents des deux chambres ne peuvent engager les assemblées sans un vote majoritaire préalable ;

 

10. Les accords politiques entre les pouvoirs exécutif et législatif ne sont pas prévus par la Constitution.

Le G-8 renouvelle son engagement à rechercher avec le peuple revendicatif une solution consensuelle capable de faire renaître l’espoir et d’arriver à la tranquillité des rues.

Le G-8 renouvelle, une fois de plus, sa volonté ferme et inébranlable de continuer à accompagner le peuple haïtien dans la défense de ses justes revendications.

Le G-8 appuie les manifestations populaires pacifiques organisées un peu partout à travers le pays en vue de forcer les responsables de l’Etat à respecter le verdict des urnes.

Plus que jamais Uni et Solidaire, le G-8 renouvelle sa volonté de tout entreprendre, dans le cadre de la loi, pour faire respecter la volonté populaire.

Fait à Port-au-Prince, le 6 février 2016

Pour le G-8 : 

                         Samuel MADISTIN


Thursday, February 4, 2016

Haiti Crise-Le dernier communiqué en date du G8


COMMUNIQUÉ DE PRESSE
 
Proposition de sortie de crise : le G-8 réitère sa proposition de sortie de crise impliquant la mise en  place  d’un exécutif bicéphale.

Le groupe des candidats à la Présidence engagés dans le processus électoral communément appelé Groupe des 8 (G-8), après de nombreuses rencontres avec différents secteurs de la vie nationale, renouvelle sa proposition de sortie de crise  passant par :

1) La mise en place d’un Président Provisoire issu de la Cour de Cassation de la République ;

2) Un Premier Ministre de consensus issu du secteur Politique ; 

3) Un Gouvernement issu de la classe politique et des autres secteurs vitaux de la vie nationale.

Le G-8 rappelle que la mission principale du gouvernement provisoire consistera à mettre en place une Commission d’Enquête et de Vérification Electorale chargée de restituer la sincérité du scrutin.

Le G-8 met en garde contre toute velléité de confusion des pouvoirs, de non-respect du principe élémentaire de séparation des pouvoirs susceptible d’aggraver la crise et condamne les manœuvres politiciennes tendant à semer la discorde, la division au profit des ennemis du peuple.

Le G-8 s’engage à rechercher avec le peuple revendicatif une solution capable de faire renaître l’espoir et d’arriver à la tranquillité des rues.

Le G-8 renouvelle sa volonté ferme et inébranlable de continuer à accompagner le peuple haïtien dans la défense de ses justes revendications.
 
Le G-8 appuie les manifestations populaires pacifiques organisées un peu partout à travers le pays en vue de forcer les responsables de l’Etat à respecter le verdict des urnes.
 
Plus que jamais Uni et Solidaire, le G-8 renouvelle sa volonté de tout entreprendre, dans le cadre de la loi, pour faire respecter la volonté populaire.
 
Fait à Port-au-Prince, le 4 février 2016
 
 
Pour le G-8 :

 
                         Samuel MADISTIN

Monday, February 1, 2016

De l'OBSERVATOIRE DE LA JEUNESSE HAITIENNE


LETTRE OUVERTE DE L'OBSERVATOIRE DE LA JEUNESSE HAÏTIENNE RECOMMANDANT LE DÉPART DU PRÉSIDENT MARTELLY LE 7 FÉVRIER 2016:



Le President Martelly doit partir le 7 février 2016

Port-au-Prince, le 31 Janvier 2016

Lettre ouverte de l’Observatoire de la Jeunesse Haïtienne et de plusieurs Jeunes Engagés

A : Son Excellence,
      M.  Michel Joseph MARTELLY
      President de la République d’Haïti
En ses bureaux,

Objet : Appel au respect des prescrits constitutionnels et légaux, en ce qui à trait à la date 
             du 7 février.
            
Monsieur le Président,
La jeunesse par l'entremise de l'Observatoire de la Jeunesse Haïtienne, se trouve dans l'obligation de s'adresser à vous en ce moment singulièrement éprouvant de l'histoire de notre chère patrie. À ce carrefour fatidique parsemé d'embûches, la voix de chaque citoyen doit être l'objet de haute considération. Car, autant que nul ne peut clamer son innocence, nul ne peut par ailleurs s'estimer suffisant pour la résolution de cette crise et demeurer sourd malgré l'évidence de la réalité et des lois haïtiennes. En ce sens, nous jeunes, provenant de différentes  régions du pays, consternés par la conjoncture socio-politique explosive qui prévaut à travers la république, ne laissant présager  de lendemains meilleurs pour les générations futures, sommes contraints de briser la glace et de vous rappeler vos obligations de Chef d'État du même coup.

M. le Président, en ces heures sombres, la configuration socio-politique esquissée  a tout d'un cocktail Molotov: un parlement bancal dont la légitimité est remise en cause, des mobilisations de rues quotidiennes de l’opposition, une amplification des déclarations incendiaires incitant à la prise des armes, un Conseil Electoral Provisoire caduc et dénudé, un exécutif de plus en plus  décrié à quelques jours de la fin de son mandat. Le clou de cet imbroglio politique est votre récente déclaration du 28 janvier remettant en question votre depart le 7 février; intervention qui ne fait que raviver la flamme des contestations.

M. le Président, votre discours du 28 janvier invitant d'une part des étrangers, sous le label de l'OEA, à s'immiscer dans les questions internes de la République ne fait que souiller une fois de plus, notre dignité de peuple et notre liberté acquises sur fond de grands sacrifices. D'autre part, l'affirmation de votre velléité à garder le pouvoir après le 7 février, constitue un désir anti-constitutionnel, assimilable à un acte provocateur, insultant et tyrannique.

M. le Président, votre volonté de passer les rênes de l'exécutif à un President élu se veut noble. Cependant, nous l'estimons tardive car les mesures adéquates non jamais été prises par votre administration au temps requis. N'en déplaise à cette volonté spécieuse, nous jugeons  nécessaire de vous rappeler que si les élections étaient réalisées aux délais impartis par la constitution, la crise n'aurait pas à nous imposer ses règles aujourd'hui.

M. le Président,  le devoir de garder votre parole d'Homme d'État et de respecter les prescrits constitutionnels et légaux vous incombe. En effet, partir le 7 février ne sera pas un choix mais un devoir, en référence à l’article 134-2 de la constitution de 1987 amendée :
« L’élection présidentielle a lieu le dernier dimanche d’octobre de la cinquième année du mandat présidentiel. 
Le Président élu entre en fonction le 7 février suivant la date de son élection. Au cas où le Scrutin ne peut avoir lieu avant le 7 février, le président élu entre en fonction immédiatement après la validation du scrutin et son mandat est censé avoir commencé le 7 février de l’année de l’élection.» 

et à l’artcicle 239 du décret électoral de 2015 : 
« Afin d’harmoniser le temps constitutionnel et le temps électoral, à l’occasion d’élections organisées en dehors du temps constitutionnel, pour quelque raison que ce soit, les mandats des élus arrivent à terme de la manière suivante :
a) Le mandat du Président de la République prend fin obligatoirement le sept (7) février de la cinquième année de son mandat quelle que soit la date de son entrée en fonction(…)."

Loin de nous l'intention de vous faire la leçon. Toutefois, nous tenons à vous rappeler que vient maintenant le moment de prouver votre sincerité, M. le Président, en ce qui à trait à l'État de droit dont vous étiez le fervent évangéliste avant et durant votre quinquennat.

M. le Président, nous jeunes haïtiens et haïtiennes par cet acte, voulons à notre manière;
1) Éviter au pays, une émeute au lendemain du 7 février 2016.

2) Contribuer à une sortie tranquille des membres de l'actuel exécutif.

3) Faciliter la sauvegarde de nos patrimoines symboliques de peuple.

4)  Oeuvrer à la protection des vies et des biens de chaque individu.

5) Agir pour le respect des acquis démocratiques obtenus aux prix de luttes, de sangs et de vies.

Ainsi, M. le Président  par la présente, la jeunesse haïtienne à travers plusieurs mouvements, dont l'Observatoire de la Jeunesse Haïtienne qui s'évertue à organiser ce secteur, joint sa voix à celle de la population haïtienne pour vous demander de laisser le leadership au parlement pour combler le vide qui résultera  de votre départ  d'un côté et de vous adresser solennellement à la nation pour annoncer votre sortie du palais le 7 février 2016, tout en lançant un appel au calme, d’un autre côté. 
Comptant sur votre compréhension pour éviter le pire au pays, nous jeunes d'Haïti via l'organe Observatoire de la Jeunesse Haïtienne, vous prions de recevoir M. le Président, nos patriotiques salutations.
Suivent les Signatures :

Noms
Prénoms Signatures



Si vous partagez cette position, alors Signez cette pétition, en cliquant sur le lien ci-dessus, qui sera expédier au President cette semaine;

https://www.change.org/p/la-jeunesse-haitienne-la-jeunesse-haïtienne-demande-au-président-martelly-de-partir-le-7-février-2016?recruiter=479820214&utm_source=share_petition&utm_medium=whatsapp

Friday, January 29, 2016

Le G8 condamne l'immixtion de l'OEA dans les affaires internes d'Haiti


COMMUNIQUÉ DE PRESSE 
Envoi d’une Mission de l’OEA en Haïti :
 le G-8 déplore une initiative inopportune et susceptible d’envenimer la crise actuelle.
Le groupe des candidats à la Présidence engagés dans le processus électoral communément appelé Groupe des 8 (G-8) a appris avec stupéfaction la décision du Secrétaire général de l’OEA, Monsieur Luis Almagro, suite à une demande indignante du président Michel Joseph Martelly dont le mandat arrive à terme, sans aucune possibilité de prorogation, le 7 février prochain, d’envoyer en Haïti une curieuse mission de médiation.
Le G-8 note que peu de temps après cette décision, le président Martelly, fort du soutien aveugle de l’OEA, a tenu des déclarations incendiaires susceptibles de plonger le pays dans l’anarchie sanglante et le chaos généralisé.
Le G-8 conteste l’immixtion de L’OEA dans les affaires internes d’Haïti.
Le G-8 considère que l’OEA souffre, en Haïti, d’un déficit de neutralité et qu’elle constitue un facteur irritant dans la recherche d’une solution à la crise haïtienne pour les raisons suivantes :
 1.- L’OEA, est le principal responsable de la crise actuelle pour avoir favorisé en 2010, l’arrivée au pouvoir d’un candidat qui n’avait pas bénéficié du support populaire nécessaire pour gagner les élections : Monsieur Michel Joseph Martelly est donc une navrante créature de l’OEA. Ce qui est d’ailleurs confirmé par de nombreuses déclarations de l’ancien représentant de l’OEA en Haïti, M. Ricardo Seitenfus.
2.- L’OEA a toujours supporté le président qu’elle a fabriqué pour Haïti dans toutes ses dérives tout au long de son quinquennat.
3.- La Mission d’observation électorale de l’OEA, en déclarant que les élections étaient acceptables, a fait preuve de son manque de sérieux  puisque le contraire a été établi tant par les observateurs nationaux, certains observateurs internationaux dont le politologue belge, Joris Willems, que par la commission présidentielle d’évaluation électorale indépendante. L’OEA affiche donc, de manière indécente, son comportement partisan. Il lui est absolument impossible, aujourd’hui, de jouer le rôle de médiateur.
4.-  L’OEA à travers son communiqué en date du 07 Janvier 2016 (ref : E-359/16), fait partie de ceux qui, malgré les protestations populaires, les rapports des observateurs nationaux, les recommandations de la commission présidentielle d’évaluation électorale indépendante, continuaient à crier « ADELANTE » (eleksyon tèt dwat) pour les élections du 24 janvier 2016. Elle a même persisté dans son entêtement par un nouveau communiqué en date du 12 Janvier 2016 (ref : E-361/16).
Le G-8 renouvelle sa volonté ferme et inébranlable de continuer à accompagner le peuple haïtien dans la défense de ses justes revendications.
Le G-8 invite le peuple haïtien à ne pas se laisser intimider tant par les déclarations incendiaires, irresponsables et irréfléchies du chef de l’État, dont le mandat arrive à terme le 7 février que par les provocations des partisans du PHTK. 
Le G-8 appuie les manifestations populaires pacifiques organisées un peu partout à travers le pays en vue de forcer les responsables de l’État à respecter le verdict des urnes.
Plus que jamais Uni et Solidaire, le G-8 renouvelle sa volonté de tout entreprendre, dans le cadre de la loi, pour faire respecter la volonté populaire.
Fait à Port-au-Prince, le 28 janvier 2016  
Pour le G-8 :
                         Samuel MADISTIN




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Thursday, January 28, 2016

Haïti-Crise : Plus de cinquante ressortissants étrangers réprouvent les agissements du Core

Haïti-Crise : Plus de cinquante ressortissants étrangers réprouvent les agissements du Core 

Lettre ouverte aux ambassades des pays membres du « Core Group » et à l’Union Européenne en date du mercredi 27 janvier 2016

Document soumis à AlterPresse

Parce que nous ne voulons pas rester dans un silence complice

Le vendredi 22 janvier, le Conseil Electoral Provisoire (CEP) a annulé pour la troisième fois le second tour des élections présidentielles en Haïti. Quelques heures plus tôt le même CEP renouvelait sa confiance dans la réalisation des joutes. Le président Martelly avait également confirmé la tenue du scrutin du 24 janvier dans une adresse à la nation le jeudi 21 dans la soirée. Les retournements de situation des derniers jours ont achevé de décrédibiliser un processus électoral démarré il y a près de 6 mois, et décrié chaque jour un peu plus fort au sein de la société haïtienne, depuis le premier tour du scrutin législatif, le 9 août.

La communauté internationale – à quelques exceptions près –continue pourtant à soutenir ledit processus. Dans son dernier communiqué du dimanche 24, la Mission d’Observation Electorale de l’UE (MOE-UE), « réitère son soutien au processus électoral haïtien et elle maintient la nécessité de respecter les résultats électoraux du scrutin du 25 octobre 2015 qui a placé les candidats Jovenel Moïse et Jude Célestin au second tour des élections présidentielles. » Et pourtant...

Le rapport de la commission d’évaluation électorale indépendante (CEEI) des élections du 25 octobre 2015 révèle que « certains résultats obtenus indiquent que le niveau de certaines irrégularités graves est très élevé » et recommande un « examen plus approfondi au plan technique de la responsabilité de la machine électorale dans les irrégularités souvent assimilées à de la fraude massive ». [1] Le même rapport recommande vivement « un dialogue politique entre les différents acteurs du pays pour poursuivre le processus et espérer une participation appréciable aux élections et la paix sociale ».

Dans son rapport [2] la MOE-UE quant à elle, semble ne pas avoir vu d’irrégularités suffisamment graves pour remettre en doute le processus. Ce rapport conforte les rares partisans d’une poursuite du processus. De son côté, l’UE salue le rapport de la CEEI mais préfère défendre l’application des « recommandations et analyses » de « sa » mission d’observation [3]. Ainsi, alors que les deux principales recommandations formulées dans les conclusions du rapport de la CEEI n’ont pas été suivies d’effets, l’UE est restée « déterminée à poursuivre son appui au processus électoral et à continuer à l’accompagner dans les différentes phases ».

Les observateurs internationaux n’auraient donc pas « vu » d’irrégularités pouvant laisser présager des fraudes massives, mais les représentants des « pays amis » ont-ils fait le décompte des secteurs de la société civile haïtienne qui soutiennent encore le processus électoral ? Ces derniers jours, le forum économique, les Eglises Catholique et Protestante, les principales organisations de la société civile haïtienne - les mêmes que l’UE soutient de longue date à travers ses programmes de renforcement de la société civile - se sont tour à tour prononcés contre la poursuite de cette course électorale.

Les représentants des pays amis n’ont-ils pas vu, ces derniers mois et ces derniers jours, se multiplier les actes de répressions ? N’ont-ils pas entendu les alertes lancées par de nombreuses personnalités du secteur des droits humains ? Ignorent-ils que des affrontements liés au processus électoral bloquent des villes entières ?

Au cours du weekend écoulé, les signes inquiétants de polarisation de la situation se sont faits de plus en plus clairs, et il en faudrait peu pour que tout cela ne dégénère très sérieusement, ajoutant aux difficultés de la population haïtienne. Dans un contexte aussi explosif, et après des mois de jusqu’auboutisme, les acteurs de la diplomatie, souvent taxés d’ingérence dans le pays, devraient, selon nous, s’en tenir à une neutralité claire et s’abstenir de toute ambiguïté. La résolution de la crise actuelle revient aux acteurs haïtiens.

Nous regrettons l’amalgame – certes compréhensible - entre les étrangers, les ONG ou entreprises étrangères et les ambassades, alors même que beaucoup d’entre nous ne partagent pas la position des dites ambassades.

Nous, citoyens de pays membres du « Core Group », nous sentons très inconfortables dans la prise de position de nos représentants, nous ne la comprenons pas et voulons le faire savoir.

Signataires :

La présente est signée par un collectif de ressortissants étrangers vivant en Haiti, composé entre autres de :

1. Françoise Ponticq Dokdan (France), 2. Cécile Mazaleyrat (France), 3. David Millet (France), 4. Julie Tipret (France), 5. Cécile Bérut (France), 6. Joris Willems (Belgique), 7. Louise Perrichon (France), 8. Younes Karroum (France), 9. Damien Berrendorf (Belgique), 10. Andrée Gilbert (Canada), 11.Josée Gauthier (Canada),
 12. Silvio Distilo (Italie),
 13. Alfredo Lo Cicero (Italie),
 14. Emily Bauman(Canada),
 15. Emily Prior (Agleterre),
 16.Zoe Vangelder(France-Etats Unis), 17. Egido Sanz (Espagne)
18. Ilse Roels (Belgique),
19. Hélène Mauduit (France),
20. Elizabeth Sipple (Etats Unis), 21.Alexandra Marty-Chevreuil(France), 22.Jef Swerts (Belgique)
23.Martine Haentiens (Belgique)
24. Dirk Wils (Belgique)
25. Pieter Thys (Belgique)
26.Alfons Klomberg (Pays-Bas) 27.Jessica Hsu (Etats-Unis) 28. Ted Oswald (Etats-Unis)
29. Katherine Oswald (Etats-Unis) 30. Vincent Trabaud (France), 31.Carolyn Garcia (France), 32.Dirk Vermeyen (Belgique),
33. Carine Laroche (Belgique), 34.Laurent Collinet-Brdys (France), 35.Yamina Issad (France), 36.Damien Delalaye (France),
37. Marie Meudec (France) 38.Marine Desmousseaux (France), 39. Genevieve Fucks (Belgique,
40. Philippe Becoulet (France),
41. Laure Perichon (France),
42. Steven Picard (France), 43.Catherine Barriere (France),
44. Sophie Pierre (France)
45. Linda Tremblay (Canada)
46. Margot Petit-Pierre (France)
47. Carine Schermann (France)
48. Janet Brubacher (Canada)
49. Clémentine Blondon (France) 50. Emma Bourcier (France) 51.Ellie Happel (Etats-Unis) 52.Kurt Hildebrand (Etats-Unis)
53. Florian Delerue (France)

Et de 7 autres ressortissants étrangers, qui soutiennent cette lettre ouverte, mais préfèrent rester anonymes.

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