Friday, January 24, 2014

Haiti-Reconstruction: Réflexions en ce mercredi 22 janvier 2014: les enfants deshérités d'Haiti


La semaine dernière, un tremblement de terre de magnitude 3.3 a secoué Port-au-Prince. Pas de dégâts heureusement. A la suite de la secousse cependant, beaucoup de personnes se sont retrouvées dans les rues. Parmi elles, des enfants orphelins qui étaient venus grossir le nombre de mômes des rues.

Un autre problème existant depuis nombre d’années, qu’il faut à tout prix mettre à jour. C’est tout ce monde qui constitue aussi les centaines de milliers de victimes entassées dans des camps de fortune.

360 000 gens vivent dans des conditions très précaires selon l’Agence France Presse (AFP). Parmi eux se trouvent les habitants de « Marassa » au nord-est de Port-au-Prince. Ils survivent sous des bâches.

"Nous sommes obligés de vivre ici, mais c'est le pire endroit pour élever des enfants. De nombreux viols sont perpétrés sous les tentes, la prostitution juvénile se pratique dans les camps. Nous vivons mal", raconte Danielle Orniamise.

Le séisme du 12 janvier 2010 a entrainé 1.5 million de déplacés parmi lesquels végètent les mineurs. En guenilles, ces derniers traînent dans les ruelles en terre battue, à l'instant où ils devraient se trouver à l'école. Quelques uns restent assis sur un tas de gravas. Ils regardent défiler le temps.

Quant à ceux qui ont la chance d’aller à l’école. De nos jours, ils s’adonnent à des manifestations dans les rues. Leurs professeurs ont déserté leur classe parce qu’ils revendiquent une augmentation de salaire. Ils veulent toucher au moins $10 000 équivalant à 50 000 HTG, vu la cherté de la vie, disent-ils.

Alors les élèves ont marché en groupe dans les rues de Port-au-Prince hier mardi 21 janvier 2014 et aujourd’hui mercredi 22 janvier 2014. Ils demandent que l’Etat donne cet argent aux professeurs afin que les cours reprennent.« Vive l’éducation, à bas le carnaval », « Education à l’oral »,scandaient les jeunes manifestants.

Certains groupes même ont été jusqu'à déranger les autres écoles fonctionnant normalement avec leurs professeurs présents en y créant du désordre, des troubles. Pas question que les autres écoliers progressent alors qu’ils sont eux-même stoppés dans leurs études !

Quelle triste situation qui suscite la réflexion ! Une solution doit être trouvée le plus vite possible car c’est le temps qui s'écoule : il y a un programme scolaire à boucler en une période bien précise !

Régine Magloire SAINVILUS

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