Thursday, December 24, 2009

Joyeux Noel et Heureuse année 2010: Les personnes de l'année 2009


Nous souhaitons à tous un Joyeux Noel et une heureuse Année 2010 !
Personnes de l'année 2009

Toujours dans la tradition de faire connaitre enfin à la fin de l'année nos perceptions ou bien points de vue quant aux événements qui sont arrivés autour de nous tant au point de vue national et international au cours des jours , mois ou semaines précédents, Haïti Connexion, au moment d'offrir à ses membres ses vœux à l'occasion des fêtes de fin d'année, se propose aussi de choisir les personnalités qui ont marqué selon nous 2009. Ce, sur les plans mondial et national (nous parlons d'Haïti) ainsi qu'au niveau du Forum Haïti Connexion.

Nous croyons comme pour l'année précédente que le président américain Barak Obama a fait de son mieux pour damer le pion à tout autre concurrent afin de gagner à notre avis la position de l'Homme de l'année 2009. En effet l'homme de par sa position en tant que premier noir président a tout fait pour rester sous les feux de la rampe soit dans son pays soit sur la scène internationale. Et si le sénat américain passe dans les heures qui suivent le projet de loi sur la réforme du système de santé américain, Président Obama aura accompli un travail colossal depuis qu'il est parvenu à la tête de l'administration américaine, une œuvre que d'autres n'ont pu réaliser jusqu'ici durant prés de quarante ans qu'on en parle. Il est vrai que ce projet de loi est entaché de controverses; il n`en reste pas moins qu'il représentera un jalon dans l'histoire des travaux législatifs entrepris par la majorité démocrate au congrès américain sous la coupe du jeune président au pouvoir à peine une année. Sur la scène internationale, son impact s'est fait sentir de manière persistante tant à Oslo qu'au Proche Orient quand respectivement il a reçu le 10 décembre dernierle Prix Nobel de la Paix ou délivré des discours puissants qui essaient de rapprocher les peuples musulmans avec ceux du monde chrétien. "En tant que président, Obama a créé un nouveau climat dans la politique internationale", a déclaré le président du comité Nobel norvégien, Thorbjoern Jagland, soulignant sa quête de solutions négociées.



Lui donner le titre de l'Homme de l'année ne veut point signifier pour nous que Barak Obama a franchi la barre avec brio. Son esprit très pragmatique le fait passer des fois pour un type dépourvu de principes solides et celui qui cherche trop facilement ou convenablement des compromis (pour ne pas dire compromissions) dans des sujets ou problèmes de controverse. Il n'en reste pas moins qu'il occupe une place importante dans le cœur ou l'esprit des gens qui sont soit ses partisans ou ses adversaires. Et nous sommes presque certains que cette opinion se retrouve chez beaucoup de nos compatriotes qui auparavant pesnsaient qu'avec l'arrivée d'Obama Haïti prendrait une place prépondérante dans la « géopolitique » de ce continent. « Le realpolitik » nous a montré toutefois que durant 2009, deux Hommes ont marqué ( ? pour le meilleur ou le pire) la vie nationale : Bill Clinton (l'ex-président américain et Leonel Fernandez, le président dominicain. Les faits et les paroles sont là pour prouver que ces deux ont envoyé assez souvent nos propres leaders à l'arrière-plan en vue de s'ériger eux-mêmes en proconsuls, porte-paroles et même ambassadeurs itinérants pour parler, agir, en lieu et place des leader haïtiens. Un dur constat mais un constat qui nous pousse malheureusement à les choisir pour Haïti comme les Hommes de l'année 2009.

Par contre sur le Forum Haïti Connexion, les choix ont été difficiles. Nous sommes parvenus quand même après certaines délibérations à choisir deux membres que nous appellerons Membres de l'année 2009 : Ils sont Marguerite Laurent (connue sur le Forum comme Zili Danto) et Stanley Lucas. Ces derniers font de leur mieux pour nous envoyer des messages riches en contenu (substantiels) malgré que nous puissions être des fois en désaccord avec certains de ces messages. Ils réussissent toujours à élever le ton des débats même quand ils sont en prise avec des attaques stridentes d'ordre idéologique, politique ou autre. Nous leur présenter nos compliments et remerciements pour la peine, la patience et la persistance qu'ils prennent à nous informer à leur façon sur le forum.

En dernier lieu, nous souhaitons à tous un Joyeux Noel et une heureuse Année 2010 !

Le comité de modérateurs d'Haïti Connexion

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Captez DJ Caco (une webradio visant les Jeunes et jeunes artistes, une affiliation de Radio Haiti Connexion)


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Courtoisie de HC

Sunday, November 1, 2009

Haitian Organization for Health Services (HOHS) holds its Annual General Assembly



Haitian Organization for Health Services (HOHS) holds its Annual General Assembly

Sat Oct, 3 2009, HOHS (www.haitianohs.org) held its annual general assembly at the Sheraton LaGuardia East Hotel in New-York. In the morning, members discussed of the current affairs of the organization and also enjoyed a detailled and neat presentation of Girovna Brice regarding her own organization Les Productions Orchidée, which is running a comprehensive youth program in Haiti.

A new executive committee came on board. It is made of Dr Carl Gilbert as president, Nurse Mireille Bastien as vice-president, Madeline Torchon as secretary, Dr. Fred Montas as treasurer. The assitant-secretaries are Berthe Leveillé and Dr Yves Jodesty, the assistant-treasurer is Nurse Martine Haspil, past president Michelle Daniel.

Dr Luc Charlot presented in the evening a conference titled Saving Haiti, Saving the World. Can Christianity Face the Challenge? Then during the rest of the evening the participants hit the dance floor with some good music played by a dynamite DJ.

The day was in loving memory of Ginette Charles, a loyal and active member of HOHS

Français:
Le samedi 3 octobre dernier, HOHS a tenu son annuelle assemblée générale à l'hôtel LaGuardia East à New-York. Dans la matinée, les membres ont discuté des affaires courantes de l'organisation et ont également beaucoup apprécié la présentation de Girovna Brice au sujet de son organisation qui, elle, travaille avec des jeunes à travers un programme compréhensif en Haïti.

Un nouveau comité exécutif a été choisi dont le docteur Carl Gilbert comme président, l'infirmière Mireille Bastien en tant que vice-présidente, Madeline Torchon comme secrétaire et Dr Fred Montas est le nouveau trésorier. Les secrétaires adjoints sont Dr Yves Jodesty et Berthe Leveillé tandis Martine Haspil est devenue la nouvelle trésorière adjointe; la présidente sortante est Michelle Daniel.

Dr Luc Charlot a présenté en anglais une conférence intitulée Sauver Haiti, Sauver le Monde. La Christianité peut-elle relever le défi? Les patrons ont ensuite dansé pendant le reste de la soirée au son de morceaux bien sélectionnés par un DJ super.

La journée était dédiée à la mémoire de la très regrettée Ginette Charles qui fut un membre loyal et actif de HOHS

HOHS (www.haitianohs.org) --ou Organisation Haitienne pour les Services de santé-- travaille depuis quinze ans à la promotion d'une santé compréhensive en Haiti, surtout dans la région des Cayes. Cette organisation est ouverte à toute personne désireuse d'apporter un changement, si minime soit-il, au service sanitaire d'Haiti. C'est une organisation à statut 501 C (3) recoonue par le fisc américain et celui de New-York, siège social de HOHS.

HOHS s'interesse aux programmes de clinique materno-infantile, d'eau potable ou à tout autre aspect susceptible de promouvoir la santé chez les populations indigentes d'Haiti. HOHS espère travailler avec d'autres organisations ou fondations nationales ou internationales sur le terrain dans le cadre de projets d'expansion englobant sa mission comme définie par la charte fondamentale de l'organisation.

Contact: Dr Carl Gilbert, Président de HOHS, cj0571@gmail.com

Saturday, October 17, 2009

Un autre haitien décapité en République Dominicaine

http://groups.yahoo.com/group/HaitiConnexion/message/38533
Haitian Migrant Beheaded in Dominican Republic


SANTO DOMINGO – An undocumented Haitian immigrant was decapitated in the northwestern Dominican town of Mao, the National Police said Friday.

The victim was identified as Tony Charlys, a 40-year-old farm laborer.

Charlys’ headless body was found Thursday, while his severed head was spotted later at a different location, the National Police said.

Dominican officials estimate that around 1 million Haitians live in the country, most of them illegal immigrants who work in agriculture and construction.

The Dominican Republic and Haiti share the Caribbean island of Hispaniola, with Haiti in the western portion. Though both countries are poor, Haiti is destitute, and Haitians cross the border to do work that many Dominicans will not do, such as harvesting sugar cane.

Haitians have been the target of mob violence numerous times in recent years, and the Dominican government has been widely criticized for its treatment of the migrants. EFE


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Tuesday, September 15, 2009

Socialiste ! Je n'en connais pas en Haiti.

Socialiste ! Je n'en connais pas en Haiti.

Par Jean Erich René.

On sent un certain malaise quant à l'application du vocable socialiste à certains partis ou mouvements politiques haïtiens qui se réclament de la Gauche. La pensée socialiste qui a émergé de partout peut avoir des interprétations multiples. Cependant il y a un tronc commun qu'ils doivent tous respecter. Le socialisme est caractérisé par certaines valeurs. Il ne faut pas se baser sur certains signes apparents ou sur les voeux pieux de certains leaders politiques pour leur décerner une étiquette de socialiste. Combien de nos barbus récitent Karl Marx avec un accent léniniste sans pour autant enfourcher la doctrine. C'est à la qualité du fruit qu'on connait l'arbre. Le bon chrétien tout comme le bon socialiste ce n'est pas celui ou celle qui récite les versets de la bible ou scande les passages du livre rouge. Que vaut la foi sans les oeuvres?



Le socialisme a des valeurs qu'il faut respecter.Le système de production, le mode de propriété, le collectivisme, le régime politique en application sont bien définis par l'idéologie socialiste . Il n'y a pas lieu de confondre le modèle de développement prôné par les penseurs socialistes hantés surtout par le souci du social. L'individualisme devient un péché mortel. Donc si on se réclame de la gauche il y a des comportements à adopter. D'où les problèmes d'enracinement qui se posent pour le socialisme en Haiti. On remarque une certaine dichotomie entre l'attitude comportementale de certains leaders socialistes haitiens et les principes de base de la doctrine. Pour mieux illustrer faisons un bref tour d'horizon sur les Partis et Mouvements politiques haïtiens qui ont adopté une approche socialiste. Etant donné leur nombre nous nous arrêtons aux plus
proéminents. Pour faciliter notre analyse et raccourcir le développement nous prenons 1987 comme seuil de départ.



Après la chute de Jean Claude Duvalier en 1986 le vent de liberté qui soufflait en Haiti a occasionné le rapatriement des fils de la nation qui étaient obligés de vivre en exil. A la faveur de la bamboche démocratique décrétée par le CNG de Henry Namphy on a assisté à l'éclosion de toutes les tendances politiques. Le socialisme qui pendant plus de 30 ans pratiquait le marronage s'affirme au grand jour. Dans ses premiers balbutiements le PUCH ou Parti Unifié Communiste Haitien dont René Théodore fut le Secrétaire général même avant 1987 est reconnu comme l'ainé des Partis socialistes de l'ère post-duvaliérienne. Un autre figure de proue du socialisme associée au PUCH vers cette époque était le professeur Gérard
Pierre Charles qui nous revenait comme Ulysse après ce long exil. On ne sait pour quel motif valable, on a assisté à l'éclatement du PUCH et à l'évacuation du Professeur Gerard Pierre Charles. La sociologie haïtienne nous enseigne que deux taureaux ne peuvent pas commander la même savanne. Est-ce que ce sont les luttes d'influence qui ont porté les deux
camarades à se dissocier. En tout cas c'est un accroc au principe de solidarité que recommande le socialisme.



La grande famille socialiste haitienne intègre l'OPL du Professeur Gérard Pierre Charles le PANPRA de Serge Gilles, le KONAKOM de Victor Benoit, le KID de Evans Paul, le MPP de Chavannes Jean Baptiste, Lavalas de Jean
Bertrand Aristide et Lespwa de Rene Preval. L'extinction presque complète du PUCH après la mort de René Théodore nous porte à exclure ce parti de notre échantillonage.Cependant nous devons reconnaitre en toute honnêteté que le leader du PUCH n'a jamais fait preuve d'aucune opulence et nous lui rendons une gloire posthume pour sa fidélité à ses croyances socialistes. Cependant une analyse critique de la Charte de des Partis dits socialistes ou du moins qui comptent de gros militants socialistes n'affichent aucune vision socialiste. Exception faite de l'OPL dont l'orientation est socialiste malgré certains pépins, mais les autres partis voguent dans la plus grande confusion. Ils ne présentent aucun document écrit qui matérialise leur appartenance socialiste. On peut lire certains énoncés relatifs à l'éducation, à la femme, au coopératisme qui rappellent vaguement les tendances socialistes.



Les discours de certains leaders socialistes haïtiens ne cadrent pas non plus avec l'idéologie socialiste. Leurs faits et gestes tant dans la vie privée que dans la vie publique ne reflètent nullement l'idéal socialiste. La gratuité de l'Ecole est reconnue à tous les niveaux. C'est pourquoi en France où il y a un vrai courant de Gauche l'enseignement est gratuit. Au Canada à un degré moindre le même régime s'observe. En Haïti il est étonnant de constater que ces leaders socialistes ont leurs propres
écoles privées et font montre d'une rigueur à toute épreuve envers les élèves qui ne sont pas en mesure de payer leurs scolarités. Un socialiste, ministre de l'Education Nationale n'a jamais effleuré ces questions.Qui pis est, d'autres leaders socialistes placent leurs enfants au lycée Francais ou à Union School où ils payent 3 à 4 mille dollars par mois. Leurs enfants
fréquentent les mêmes cercles sociaux que les bourgeois et s'habillent de la même manière. De quel coté se trouve le volant de Lavalas? A gauche ou à droite? Sur quel pied danse René Préval au Palais National? Gauche ou droite? Socialiste ! Je n'en connais pas en Haïti.



L'égalité pour tous est un point fort du socialisme. Aussi le régime socialiste prône la santé pour tous. Dans un pays comme le Canada chaque individu est muni de sa carte de santé . On pratique la médecine communautaire. N'importe qui a accès à n'importe quel Centre médical. L'hospitalisation est gratuite. Certains médicaments sont subventionnés pour permettre aux malades de supporter leurs prix surtout dans le cas d'une maladie chronique.Les pharmacies en Haiti sont de véritables
comptoirs de vente de médicaments . Si théoriquement la loi détermine leur fréquence et exige la présence d'un pharmacien pour obtenir un permis, dans la pratique elles fonctionnent comme des bordels. La masse nécessiteuse n'a pas accès aux hopitaux privés dont le coût est trop élevé . Les cliniques privées qui recèlent nos plus grands spécialistes n'ont rien à voir ni à revoir avec les démunis. Pourtant certains médecins se font l'avocat de la gauche sans jamais élever la voix en faveur des démunis. Socialiste! Je n'en connais pas en Haïti.



Un parti de gauche doit promouvoir le syndicalisme pour défendre les intérêts des plus faibles. L'exploitation éhontée de nos ouvriers dans les manufactures haitiennes a provoqué le cri d'indignation de l'Ambassadeur américain James Foley qui a sermonné les industriels haitiens pour la pitance versée aux ouvriers et a menacé de faire appel à d'autres firmes capables de mieux rétribuer nos travailleurs. La gauche haitienne n'a rien dit à ce sujet. Recemment Paul Denis a défendu les patrons
au détriment des ouvriers lors du debat au {arlement sur le salaire minimum Un socialiste convaincu ne peut pas avoir des domestiques. L'esclavage est la forme d'exploitation la plus repoussante. Si on a une servante à domicile selon les normes posées par l'idéologie socialiste on devrait lui accorder 5% de son salaire. La notion de temps est sacrée pour Marx. En principe c'est la présence de vos serviteurs et de vos servantes qui vous permet de vous libérer de certaines tâches
domestiques afin de vous rendre au travail. Faites un tour en Haiti recensez les socialistes qui touchent $10.000 le mois et vérifiez le salaire versé à leurs bonnes et leurs gérants.Socialiste! Je n'en connais pas en Haïti.



Un Parti de gauche constitue un rempart pour les faibles. C'est pourquoi on voit autant de bureaux d'aide juridique bondés d'avocats socialistes qui font du bénévolat pour voler au secours des gens qui ne peuvent pas se payer un avocat dans les pays socialistes. Les maisons subventionnées , les logements sociaux pour permettre à certaines familles déshéritées d'avoir
un toit décent sont des initiatives tirées de l'Union Soviétique pour équilibrer le Corps Social. Les crèches pour les enfants, l'aide sociale, les bons et les timbres alimentaires afin d'éviter que les victimes de notre système crèvent de faim sont autant d'initiatives lancées par le socialisme. L'égalité des sexes au travail, la libération de la femme sont autant de cris socialistes dont les échos ne sont pas encore arrivés en Haiti et ignorés même dans les familles de nos leaders qui se réclament de la gauche. Socialiste! Je n'en connais pas en Haïti.



Le socialisme qui a pour épine dorsale le collectivisme se distingue nettement du capitalisme qui encourage la réussite individuelle avec comme leitmotiv: "Que le meilleur gagne". Le socialisme à visage plus humain recommande le coopératisme et l'entraide. En Haiti, la plupart des éléments de la gauche ne portent qu'un masque socialiste. Certains mouvements de Gauche que l'on prétend organiser en faveur des paysans ne sont que de véritables cavernes d'Alibaba. Aucune donnée comptable n'a été rendue publique . Est-il possible dans le contexte haitien pour un socialiste de rouler une voiture de 50.000 à 60.000 dollars et de se taper une maison à Boston de 500.000 dollars U.S. Nos pseudo-socialistes s'enrichissent au détriment des pauvres sous le label de leurs ONG .On exploite la naïveté des jeunes qui investissent leurs confiances et leurs
énergies dans une doctrine libératrice. Il est temps de saisir certaines notions de base du socialisme et d'établir le rapport avec certains chefs de file de la Gauche. S'ils sont tous affiliés à l'International Socialiste ou s'ils ont un statut d'observateur pourquoi les cuisines sont différentes? Pourquoi l'OPL, le PANPRA, le KONAKOM, le KID, le MPP, Lavalas, Lespwa refusent
de se fondre pour présenter un front commun.Pourquoi cet individualisme crasse et gluant qui pêche contre un principe sacro-saint du socialisme: le collectivisme. Socialiste! Franchement, je n'en connais pas en Haïti.

Friday, September 4, 2009

L'occupation silencieuse d'Haiti par la République Dominicaine


Argument et Contre-argument en bas (Point and Counter-Point below):Par Joel Léon et Ray Hammerton-Killick

« Il y a des choses qu'on peut refuser de faire avec quelqu'un. Vous pouvez refuser de travailler pour lui, manger avec lui ou parler avec lui.Par contre, s'il veut se battre avec vous,vous etes obligés de vous battre ».

Le troisième mandat de Leonel Fernandez se veut être humaniste et sort de la logique d'Etat quémandeur pour s'aventurer sur le chemin capitalisant des pays qualifiés d'émergents. Les résultats fabuleux que reflète le taux de croissance économique de la République Dominicaine pendant les 15 dernières années, oscillant entre 7.7% à 10%, influencent le discours politique du président dominicain qui, maintenant peut se frotter les mains d'avoir contribué à ce boom économique. Dix(10) chefs d'Etat étaient présents dans la capitale dominicaine en ce 15 août 2008 pour marquer le troisième mandat de M. Fernandez, parmi eux René Preval,le président de la République occupée d'Haiti. Sous les applaudissements du public,incluant RenéPreval, le président Fernandez a martelé haut et fort que « Le monde doit changer, il doit éliminer toutes les formes d'injustice, de discrimination et d'inégalités" ».Quel paradoxe, car plus d'un demi million d'Haitiens vivent en état d'esclavage dans le pays même de Fernandez, ce cri assourdissant poussé à la face du monde est un camoufflet à toute l'humanité, spécialement à l'Haitien, indépendamment du lieu ou il se trouve. Donc, les dirigeants haitiens, docilement, acceptent le sacrifice d'Haiti au profit du développement socio-économique du voisin dominicain.

Comment ils se sont mis ensemble pour submerger Haiti.

Tout a commencé avec le refus de Sténio Vincent de déclarer la guerre à la République Dominicaine en 1937,suite au vil massacre de plus de 25.000 innocents compatriotes. Depuis lors, tous les dirigeants haitiens ont emprunté le même chemin, à l'exception de l'élu du 16 decembre 1990, c'est-à-dire négocier des contrats obscurs comme Jean-Claude Duvalier en 1982, ou encore le mépris total de l'administration actuelle vis à vis des Haitiens vivant comme esclaves en Republique Dominicaine.

La première gaffe diplomatique de René Préval a été sa participation en Dominicanie à la cérémonie qui marquait les cent ans du leaders revolutionnaire communiste Jacques Roumain. Ce dernier, fut un dénonciateur intraitable du massacre des Haitiens de 1937, ce qui lui a valu d'etre interpellé en France, là ou il se trouvait, sous l'injonction directe de l'ambassadeur dominicain de l'époque. Il n'y a aucune relation entre Fernandez et Roumain,car sous l'administration de celui-ci, le massacre continue de plus belle. Qu'était allé faire Preval dans une cérémonie pareille?

Dans la nuit du 22 au 23 aout 2005, trois jeunes Haitiens, du nom de Gilbert Dominique agé de 22 ans-Willy Pierre agé de 20 ans et Paul Marc âgé de 19 ans, ont été brûles vifs dans le pays de M. Fernandez, le dénonciateur de l'injustice du monde.

Le gouvernement haitien a réagi faiblement après un acte pareil, ce qui a encouragé la République Dominicaine à se transfromer en tombeau d'Haitiens. Maintenant, la presse parle tres peu des déportations massives des compatriotes haitiens dans les conditions les plus inhumaines, c' est devenu un fait divers. La sociéte haîtienne est complice des bourreaux dominicains.

La République d'Haiti est le troisième partenaire commercial de la Dominicanie après les Etats-unis d'Amérique et la Corée du Sud. L'économie dominicaine se développe de facon exponentielle, contrairement à celle d'Haiti qui se désagrège à un point tel qu'un vieillard eut à dire que « Ayiti pap fe back selman non, men li kase tet tounen ». Haiti est devenue une province dominicaine qui consomme sans aucune gêne toutes sortes de produits de ce pays, en commencant par de l'eau en sachet jusqu'au citron vert. Consommation qui a coûté au pays près d'un demi-milliard de dollars, par contre l'importation dominicaine se chiffre à quelques millions.

L'année dernière, la République Dominicaine à dépasser Haiti dans la production de mangues. Ce qui est un camouflet pour les élites haitiennes, parce que c'était à ce niveau seulement que notre production était supérieure à celle de ce pays. Les commercants ou brasseurs d'affaires haitiens ont tous des investissements en République Dominicaine qui s'élèvent à plusieurs millions de dollars. Comparativement l'investissement dominicain est presqu'inexistant en Haiti, le sentiment d'appartenance et national est sacrifié au profit d'une poignée de dollars. Eux aussi, ces Levantins, venus au pays avec « 2 bich en main » complotent contre ce peuple, pourtant leur bienfaiteur.

L'agence de presse Alterpresse a precisé que pendant la période de la Toussaint de l'année dernière,plusieurs centaines de touristes haitiens avaient traversé la frontière et dépensé plus de 3 millions de dollars américains pendant un weekend en République Dominicaine. Toujours selon Alterpresse, une source officieuse anonyme a déclaré que : « Si l'on calcule le coût du visa, les taxes d'entrées en République Dominicaine, une moyenne de dépenses par personne pour le logement, la nourriture, le transport et divers achats, les chiffres atteignent les 3 millions de dollars ». Il n'y a pas trop longtemps de cela, le gouvernement dominicain a pris une mesure exceptionnelle pour éliminer les visas d'entrées aux Haitiens qui sont détenteurs d'un visa americain, canadien ou un quelconque pays européen. Une facon de les encourager à séjourner chez eux, afin d'apprécier d'avantage la culture dominicaine, conformément à leur calcul d'occupation silencieuse d'Haîti.

Ajouter a cela, il faut mentionner les 15.000 jeunes étudiants hatiens qui sont dans les universites de la Republique Dominicaine, qui depensent de fortes sommes pour y resider mais dans des conditions tres précaires, parfois les filles sont violees et voleés en même temps par des xenophobes dominicains.

Beaucoup d'Haitiens s'attendaient a une occupation militaire du pays par l'armée dominicane, mauvais calcul. L'occupation se fait sous nos yeux avec l'aide de nos élites, mais trop occupées à régler nos petites affaires nous ne nous en sommes pas rendus compte. L'occupation se fait sans un coup de feu, sans troupes et surtout sans trompettes ni tambours. L'occupationé conomique est presque totale et admise par les élites haitiennes, donc l'occupation politique qui était deja en cours se renforce et s'impose.Le dernier coup d'éclat fut la rebellion armée de Guy Philippe contre le régime constitutionnel, ses hommes furent recrutés,entraî nés, armés, financés et transportés en Haiti avec l'aide de l'armee dominicaine pour semer le trouble dans le pays. Ainsi, le gouvernement issu du Coup d'etat du 29 février, fut un produit direct de la Dominicanie, Gérard Latortue l'avait bien compris et a considéré les mercenaires de Guy Philippe comme des « combattants de la liberte ». La politique haitienne est désormais déterminée a partir des intérês vitaux de la Dominicanie en Haiti.

Les 15.000 étudiants haitiens sejournant en République Dominicaine ajoutés aux autres déja diplomés, constituent une bombe à retardement pour le pays. Ce sont eux qui seront les fers de lance de l'occupation culturelle. Ils maitrisent la langue de Cervantez, ils savourent les femmes chaudes et hommes bruns de la partie Est de l'ile, ils apprecient la Cerveza...Ces habitudes n'influencent pas seulement le palais mais aussi l'esprit. Ces dominicain-haitiens , à cause de leurs formations académiques et techniques, sont appelés a jouer un rôe important dans la gestion des affaires en Haiti, particulièrement dans le pouvoir public. Donc, ne soyez pas etonnés si un jour un décret est pris pour ajouter l'espagnol à côté du francais et du créole comme langue officielle. Will Durant a écrit et je cite : « Rome n'a pas ete conquise par l'invasion des barbares...mais par les babares de l'intérieur ».A l'instar des « Chicago boys » qui ont envahi l'espace de transition économique de la Ruissie vers le libre-echangisme après l'eclatement du bloc de l'est, ces étudiants, s'ils ne sont pas maîrisés et orientes, constitueront les fers de lance contre la culture nationale,l' aspect le plus vital pour une conquête.

Dominicanie, le nouvel El dorado

J'ai toujours lancé une mise en garde contre ce que l'Americain appelle « conspiracy theory », quand on voit des complot s partout cela handicape la capacite de créer. Par contre, quand on constate ce qu'est devenue la République Dominicaine pendant les 40 dernieres années, on est en droit de s'interroger sur les motivations de cette transformation trop rapide.

Donald Trump, le milliardaire americain, vient d'investir 2 milliards de dollars dans l'industrie immobilière en République Dominicaine.

L'Espagne a investi 3.7 milliards de dollars en République Dominicaine. Ces nouvelles nous reviennent constamment dans la presse, pourquoi seulement en République Dominicaine et non en Haiti.

Les raisons évoquees sont multiples. L'insécurité est la plus répandue,essayons de faire un tour d'horizon de la situation au niveau de l'hémisphere. En fevrier 2004, les forces americaines, francaises et canadiennes ont debarqué dans le pays avant même la resolution de l'ONU dans le but de le stabiliser en sevissant contre le spectre de la violence. Après près de 3 mois, le departement d'Etat a fait sorti un communique dans lequel il a encore pour une enieme fois déconseillé à ses ressortissanst de visiter Haiti,car ce pays est « dangeureux et imprévisible" ».
Qu'etaient ils venus faire,cela signifie-t il l'échec de leur mission en Haiti, si c'est oui, pourquoi sont-ils toujours la ?

Des data des Nations unies ont indiqué l'année dernière(2007) que, Haiti pourrait être parmi les pays les plus sécurisés de la région. Sur chaque 100.000 citoyens haitiens, seulement 5.6 sont victimes d'actes d'homicide. Tandis que, la Jamaique, un pays qui fait fortune dans le tourisme soit 2 milliards de dollars l'an, affiche 49 homicides sur chaque 100.000 citoyens jamaicains. La République Dominicaine reflète la même realite en 2006, 23.6 de cas d'homicides sur chaque 100.000 citoyens dominicains, en meme temps elle a accumulé plus de 3.5 billions de dollars pendant la même période dans l'industrie touristique.

On se souvient de la maladie de SIDA que des chercheurs racistes américains avaient largué sur le dos des Haïtiens au début des années 80. Ce rapport a donné le plus gros coup àl'industrie touristique haitienne. Le pays avait été considéré comme une malédiction, les visiteurs ont déserté nos belles plages pour celles de la Dominicanie, de la Jamaique et autres villes caribéennes. L'année dernière, ces mêmes chercheurs ont réintroduit un rapport assassin du même genre, disant que c'etaient des Haitiens qui introduisaient le SIDA en Amerique du Nord via des contacts avec des Africains dans les années 60. Ces racistes veulent punir Haiti, parce que nous étions les seuls à envoyer massivement des cadres techniques pour la reconstruction des Etats africains à peine sortis du colonialisme. Cette contribution humanitaire et digne de la premiere République Noire du monde, qui fut la plus fulgurante pendant tout le 20e siecle, est calomniee par des soit-disant chercheurs, toujours de l'Amerique.S' agit il d'une simple coincidence ou d'un complot, l'histoire nous renseignera.


Considérations générales


Nous connaissons la rancoeur historique que cultivent les citoyens dominicains a l'endroit des Haitiens.Une rancoeur injustifiee et raciste, les Espagnols et les Fancais furent aussi colonisateurs des Dominicains, les Américains ont debarqué et l' ont occupe à 3 reprises. Aucune rancoeur n'est enregistrée a l'égard de ces Etats blancs, pourtant ils n'arrivent pas a oublier l'occupation haitienne de 25 ans, certains citoyens de la societe civile dominicaine en arrivent même à lancer des appels a l'armée pour qu'elle occupe Haiti. Le comportement de la République Dominicaine n'a d'autres justifications que le racisme.Un pays composéde 16% de blancs, comment peut-il etre raciste si ce n'est par une illusion anthropolgique qui envoute des générations d'hommes et de femmes. Cette appréciation est partagée par l'Occident chrétien, majoritairement composé de "Caucasiens" .

Le tourisme est définitivement un secteur économique clef pour les Etats des Caraibes. D'énormes revenus sont perçus par les gouvernements de la région pour équilibrer leurs budgets nationaux et créer des emplois. Le tourisme à lui seul génère plus de 550.000 jobs en Dominicanie. Par contre, dans les années 50, Haiti fut désignée comme « la Mecque pour les touristes americains et du monde », opinion émise par Greg Chamberlain dans « the Guardian » de l'époque. Mais au début du 21e siecle nous n'arrivons à créer aucun emploi sérieux à partir de l'industrie touristique.

C'est vrai que les tumultes politiques ont été trop fréquents dans le pays. Mais Haiti n'a jamais été en guerre, contrairement à Israel et l'Irlande. Ces deux pays, quoique en conflits meurtriers, ont réalisé d'énormes ressources financières dans le tourisme. Donc, il faut prendre connaissance d'une géante hypocrisie, celle des média et des investisseurs Blancs dans l'industrie touristique. Les Blancs, sont ils frappés par le complexe de l'épopée de 1804, ont -ils peur d'une Haiti développée, riche et créatrice d'histoire une autre fois encore ? Ce qui est évident c'est que la Dominicanie s'est élevée à un degré de développement économqiue et social sans que les conditions indispensables soient réunies.

D'après le département d'Etat, les investisseurs étrangers se plaignent de l'absence de lois claires sur la compétition et son enforcement. Les plaintes se multiplient en ce qui à trait à la corruption, demandes fréquentes de pots de vin, retard dans le paiement des employés publics, les échecs répétés des secteurs publics et privés d'honorer les contrats signés, sont autant d'éléments incompatibles avec l'ascencion vertigineuse de la Dominicanie dans le cercle des pays émergents. En 2006, la Dominicanie est passée du 85ème au 99ème rang parmi les pays les plus corrompus, selon « Transparency International ». Donc, la réalité d'Haiti n'est pas tellement différente de celle de la Dominicanie, pourquoi elle et non nous ?

Définitivement, la Dominicanie a déclaré la guerre à Haiti. Ce qui empêche l'éclatement de la guerre est la démission des dirigeants haitiens.

L'accueil privillegié accordé a tout mercenaire haitien susceptible de déstabiliser le pays est un acte de guerre.

Les persécutions étatiques et citoyennes, le supplice du bûcher du 22 au 23 aout 2005 contre les 3 jeunes haitiens est un acte de guerre.

Le rapatriement dans des conditions infra-humaines des Haitiens, violant toutes les conventions internationales des droits de l'Homme, est aussi un acte de guerre...

Le jour où des citoyens responsables et patriotes saisiront les rènes du pouvoir en Haiti, le conflit prendra place ipso facto.

Je lisais un écrivain conservateur américain la semaine dernière, il a écrit et je cite, « Il y a des choses qu'on peut refuser de faire avec quelqu'un. Vous pouvez refuser de travailler pour lui, manger avec lui ou parler avec lui.Par contre, s'il veut se battre avec vous,vous êtes obligé de vous battre ».


Joel Leon
___________________________

Par Ray Hammerton-Killick

Quel brassage de faits, d'assertions (propositions non-prouvées), et de conclusions hâtives! Vous rendez les dominicains responsables de l'incapacité des haïtiens d'établir un État de droit et de développer une économie qui permettrait de retenir les haïtiens chez eux. L'incompétance des dirigeants haïtiens n'est plus à démontrer.

Vous écrivez: "Quel paradoxe, car plus d'un demi million d'Haitiens vivent en état d'esclavage dans le pays même de Fernandez..." Où tirez-vous vos chiffres? Qu'entendez-vous par esclavage? Et supposons d'autre part que vous ayez raison, pourquoi ce "demi million d'Haïtiens" préfèrent-ils cette terre maudite à la terre natale? Oh, je vois, encore le complot haïtiano-dominicain qui a commencé avec Sténio Vincent, sans oublier François Duvalier qui en tant que médecin de campagne a touché du doigt les plaies de la misère et a pourtant maintenu ce peuple dans les ténèbres, refusant de l'éduquer. Wow!

Non, cher ami, votre logique ne tient pas. Quand on prive un peuple du pain de l'instruction, on obtient la fuite des bras sans compter la fuite des cerveaux quand il n'y a pas de demande de marché pour la spécialisation et les talents. Haïti a fabriqué ses propres malheurs pendant 200 ans. Avec un peuple instruit en 2009, je suis certain que nous aurions eu un discours différent concernant cette île puisqu'on aurait, en lieu et place des braceros, des médecins, des agronomes, des infirmières, des professeurs, etc., aidant peut-être la république voisine à l'heure actuelle.

Vous pouvez rationnaliser comme bon vous semble et développer votre théorie de la conspiration. Le seul problème avec un tel argument est que le capitalisme s'intéresse aux marchés où il peut prospérer. Quand vous avez très peu à offrir et que le climat politique du pays n'est pas propice aux investissements, et bien les investisseurs tels que Donald Trump n'ont aucun intérêt à établir quoi que ce soit chez vous. Vous appelez cela un complot?

Pourquoi ne pas proposer une voie pragmatique de sortie au lieu de nous accoucher autant d'animosités et de colère qui ne font qu'exacerber la paranoïa et la négativité? Avec quoi allez-vous faire la guerre avec la Dominicanie? Comme vous semblez aimé l'histoire, vous auriez dû remonter au temps des cités italiennes médiévales pour voir comment l'évolution du système dette-crédit, banques et bonds est intimement liée aux guerres. En d'autres termes, il faut avoir une certaine capacité logistique et crédibilité économique pour d'abord rétablir l'armée et déclarer la guerre.

Cependant quand vous aurez cette capacité, les Donald Trump viendront investir au pays, les compagnies telles que Microsoft, Cisco, IBM feront du sourcing en Haïti qui leur fournira les talents techniques de première classe. Et votre vision de destruction et de haine ne se matérialisera pas. Votre koupé tète boulé kaye n'aura pas lieu.

Je vous invite à vous calmer et prendre du recul au lieu de manifester autant de colère et de rancoeur dans un texte aussi court. Haïti a créé son enfer. Personne n'a exigé de Vincent, Lescot, Duvalier, Aristide et Préval de maintenir les masses dans cet état abject d'analphabètes. Aucun lecteur intelligent ne peut abonder dans votre sens, car c'est justement ce genre de discours incendiaire qui a fait la perte de notre pays. On l'écoute, on y croit, et l'orateur saisit le pouvoir au nom du nationalisme sot pour s'enrichir et fuir.

Peace be with you!
Ray H. Killick
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Monday, August 24, 2009

Haiti: les Ecoliers dans les rues





24/8/2009.-Haiti: Les Ecoliers dans les rues: à la suite de cette rumeur qui voudrait que tous ceux qui ont échoué, deviennent des ajournés.

Girovna Brice

Wednesday, August 19, 2009

HAITIAN DIASPORA UNITY CONGRESS:BUSINESS NETWORKERS IGNORE HAITI'S RAGING CLASS STRUGGLE


HAITIAN DIASPORA UNITY CONGRESS:
BUSINESS NETWORKERS IGNORE HAITI'S RAGING CLASS STRUGGLE
By Wadner Pierre

From August 6 - 9, 2009, about 300 Haitians from different corners of Haiti's
diaspora - often called the 11th Department - gathered in Miami Beach,
Florida for the 2009 Haitian Diaspora Unity Congress. The event was
organized by the Haitian League, whose Chairman of the Board is Dr. Bernier
Lauredan. He is a Haitian pediatrician living in New Jersey, where the first
conference was held last year without, apparently, too much success.

The chair of this year's Congress was Dr. Rudolph Moise, a physician and
actor well known in Miami for his more or less conventional activism.

Several former Lavalas government officials took part including former
Minister for Haitians Living Abroad Leslie Voltaire, former minister without
portfolio Marc Bazin, former Justice Minister Camille Leblanc, former
Planning Minister Anthony Dessources, and former inspector of the Haitian
National Police Luc Eucher Joseph, now Secretary of State of Justice and
Public Safety. These officials are considered by Haiti's masses as
politically bourgeois and, excepting Voltaire, were never Lavalas Family
party members.

Meanwhile, there were also members or associates of President Boniface
Alexandre's and Prime Minister Gérard Latortue's de facto government (2004 -
2006). The most prominent of them was Bernard Gousse, the former de facto
Justice Minister, whom the Miami-based popular organization Veye Yo brands
as a criminal for his role in ordering several deadly crackdowns on
rebellious shanty towns and the first arrest of the late Father Gérard
Jean-Juste, Veye Yo's founder.

Several current Haitian government officials were present including Kelly
Bastien, the Senate's president, two parliamentarians from the pro-coup
social-democratic parties Struggling People Organization (OPL) and Fusion,
Youth, Sports and Civic Action Minister Evans Lescouflair, and two mayors
from the Center Department.

On the Congress's last day, there were also addresses by Haitian Prime
Minister Michele Duvivier Pierre-Louis and Special United Nations Envoy to
Haiti, former U.S. President Bill Clinton.

Like other Haitian conferences of this sort, most of the workshops were
focused on development and investment with short shrift given to the
political struggles, coups, and military occupations that have made both
hard to achieve. There were also sessions on dual nationality, the role of
the press, the participation of Haitian youth abroad and in Haiti, and on
justice and human rights in Haiti.

In one workshop, Pierre Leger from the southern city of Les Cayes addressed
Haiti's lack of infrastructure. He claimed to be Haiti's largest vetiver
exporter, with operations based in the southern department. He castigated
Haitian President René Préval's "lack of entrepreneurial vision" and the
Haitian government's perennial begging. The current government and those of
the past have contented themselves with pursuing international aid without
really trying to promote national production, he said. Leger recounted the
troubles he had in getting fuel to his operations over Haiti's sole artery
to the south which was damaged after the 2008 storms. Building shipping
ports and airports could resolve such problems, he argued. "You need to have
infrastructure before inviting people to invest in your country, even if it
is entrepreneurs from the Haitian diaspora," Leger said.

In a workshop on the press, only conservative bourgeois media were
represented. Agence France Presse reporter Clarens Renois spoke on the press'
role in development, saying the media sometimes misused its power to defend
political causes. Of course, he did not point to Radio Métropole, his former
employer, which played a key role in the 2001-2004 destabilization campaign
against Aristide.

"We should not give only negative news about Haiti," Renois said. "We should
also give positive news that can help develop the country."

One of the most interesting workshops was that on human rights, held on
August 7. In this meeting, Secretary of State Eucher defended harsh,
often-criticized government measures to establish a climate of security in
the country. He was also proud of his government's close cooperation with
the United Nations Mission for Stability in Haiti (MINUSTAH), as the UN's
military occupation force is called. He made no mention of the massacres or
abuses committed by UN troops or the police. "Now we have no red zones or
areas where people cannot go in Haiti," Eucher said. "The people have
regained confidence in the Police. The working conditions of our officers
has changed, and we will continue to work on the professionalization of the
Police and to purchase equipment."

Daniel Jean, Deputy Justice Minister for Judicial Reforms, said that the
government was working to build and improve courts, to better train judges,
and to improve prison conditions around the country. But, he complained,
there is a lack of funds to carry out such projects.

Prison conditions in Haiti are inhuman and have been condemned by several
international human rights groups.

Among the panelists was Evel Fanfan, an activist lawyer, human rights
defender and President of AUMOHD (Association University Students Working
for Law in Haiti). He denounced the government officials' account,
brandishing reports on several police and UN massacres against the poor, in
particular the 2005 Grand Ravine massacre in Martissant, the 2003 Beladeres
massacre by the "rebels," and 2005 and 2006 massacres in Cité Soleil. The
victims of these massacres are still denied justice while killers like
former death-squad leader Louis Jodel Chamblain and former coup-plotter Guy
Philippe still circulate freely. The police who carried out the Grand Ravine
massacre are still in their posts or living freely. "Here are the letters
sent to and received from the President of the Republic, René Préval and
members of his former and current government," Fanfan explained. "How can we
speak of Haitian law when the majority of people behind bars in our prisons
are unconstitutionally imprisoned and their prison conditions are inhumane?
For example, the National Penitentiary in Port-Au-Prince was built for
hundreds of prisoners, but now it has thousands" He also underlined the case
of Ronald Dauphin, a political prisoner and supporter of former President
Aristide, the injustice of whose case Amnesty International recently
publicized, making global headlines.

Bernard Gousse was also supposed to address the human rights workshop and a
number of people from the Miami community came to ask him hard questions.
But he never showed up that day, although he did appear the next day in a
session on dual citizenship.

The Haitian Constitution's prohibition of dual nationality remains a burning
issue for most expatriates living in Haiti's diaspora. Many have become
citizens of the U.S., Canada, or France and want the Constitution amended to
allow them participation in Haiti's political life. Haitian Senate president
Kelly Bastien said dual citizenship reform is possible. "It's an easy
battle, since your participation in the nation's social, political and
economic life will change many things," Bastien told the Diaspora Congress.
"You need to talk to other political leaders in both Parliamentary houses,
because they come here to ask for money during the electoral period. Now
it's your turn to ask something in return."

There were also moments of entertainment. On Saturday night, there was a
long awards dinner ceremony followed by a dance party with Sweet Mickey.

The last day of the Congress - Sunday, August 9 - was a day of protest.
Across the street from the Trump International Beach Resort where the
conference took place, Veye Yo rallied about 50 people starting at 7 a.m. to
denounce the participation of "injustice minister" Bernard Gousse at the
event. "Bernard Gousse is a criminal! Bernard Gousse is a murderer! He must
be arrested if the USA is against terrorism. Why is a terrorist like Bernard
Gousse here?" These were some of the demonstrators' slogans and cries.

"We are here today to demand the release of political prisoners arrested by
Bernard Gousse, and justice for all those who have been victims of the
injustice machine of the government of Gérard Latortue," said Lavarice
Gaudin, a Veye Yo leader. "We hope that President Bill Clinton, who claims
to be a friend of the Haitian people, as Special Envoy of the UN Secretary
General, will work with the government in place to secure the release of
these people."

In the background, demonstrators chanted: "Occupation, No! Democracy, Yes!
Titid shall return!"

Meanwhile, inside the hotel, amid extremely tight security, conference
members and a restricted handful of about 20 mostly non-Haitian journalists
gathered to hear presentations by Prime Minister Pierre-Louis and Clinton.

Pierre-Louis' plea, as was to be expected, was for unity. "There is not
enough debate between the different sectors for them to exchange, to
discuss, for them to arrive at what they call compromise," Pierre-Louis
said, speaking in Kreyol. " We must discover the interests of each person
and, in the end, accept to lose a little so that everyone wins... That's
what compromise means. It is an essential process and it is that alone which
can create the true unity we are seeking." How ironic, after these words,
that President Préval's still refuses to compromise and grant Haitian
factory workers a meager increase in their daily minimum wage to 200 gourdes
($5.05), insisting instead that it be raised to only 125 gourdes ($3.11).

She also decried the "colonial legacy which we drag behind us" but did not
denounce the UN's military occupation of Haiti, the most perfect expression
of this "colonial legacy."

Pierre-Louis also invoked some ill-defined unity as a way to resolve growing
conflicts with the Dominican Republic and as a means to develop the country.
"Unity means believing enough in the country to come invest," she said.
"There are lots of opportunities for investment. Creating jobs is a
priority."

Her speech had one particularly pious and politically naive remark which
will be most remembered: "We have to stop identifying ourselves as Lavalas
or as Macoutes and just identify ourselves as Haitians."

She was followed by Bill Clinton, who repeated the same themes and
platitudes he has been saying in recent weeks since his UN appointment: he
is optimistic, he sees hope for Haiti, this is a time of opportunity for
Haiti, and the nation must not fail.

He had the air of being slightly on the defensive, perhaps because of the
demonstration going on outside the hotel. He said a series of things that
are demonstrably false.

"There is no UN agenda in Haiti other than to help advance the plans and the
aspirations of the government and the people of Haiti," he said. "I'll be
working with the President and Prime Minister, with multinational donors,
non-governmental groups, philanthropists, business people, and I hope with
many of you to transform those plans into specific actions. My work is and
will continue to be in complete alignment and coordination with the Haitian
government in so far as I can do that. I will not manage the UN
peace-keepers. Nor will I be involved in domestic Haitian politics." As the
front man for the UN's military occupation, how can he not be involved in
"domestic Haitian politics"?

The Congress's organizers felt their event was a success. But for most of
the poor and working-class Haitian community in the United States and
Canada, it was a meeting of some businessmen, politicians and mostly
conservative activists, all of whom had the ability to pay the $250
participation fee (not to mention travel and a hotel). The issues addressed
were entirely traditional and technocratic, avoiding the key political
problems such as the foreign military occupation, the struggle for the 200
gourdes minimum daily wage, the crying injustice for political prisoners and
hundreds of inmates who have never seen a judge, the continued exile of
former President Aristide, and the neoliberal plan that continues to
privatize Haiti's patrimony.

"It's basically a glorified business networking conference,"said one
participant who wished to remain anonymous.

And others weren't satisfied. For example, well-known Haitian compas artist,
King Kino of the group Phantoms did not attend the conference because he
felt that the central role of Haitian culture was not on the agenda. "For
the past 20 years, Haiti has produced and exported practically nothing," he
said in a telephone interview. "It's music that keeps the country afloat.
How can we have a conference without the participation of people involved in
Haitian music? Jamaica is where it is today because of its music."

Finally, one must wonder if the Haitian government, or perhaps Washington
and the United Nations, helped to fund this meeting, especially given the
participation of Pierre-Louis and Clinton. Although Congress organizers say
it was carried out on a "shoe-string," the budget was big enough to pay for
airline tickets for dozens of guest speakers and for their accommodations at
the sumptuous Trump Hotel. Whatever the case, the 2009 Haitian Diaspora
Unity Congress did nothing to fundamentally challenge the Haitian government's
neoliberal direction and may have actually helped to reinforce it.

(Some reporting for this article contributed by Francesca Azzura and Kim
Ives.)

All articles copyrighted Haiti Liberte. REPRINTS ENCOURAGED.
Please credit Haiti Liberte.
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Related Topics:

To Haiti Connexion,

The article from Haiti Connexion regarding " Le récent congrès de la diaspora à Miami" was irresponsible writing. The writer admitted to not having attended the Congres so how could he comment on it. He also mentioned it was exclusive when it was advertised on the internet, our website, radio, television, Carl’s Corner, the Miami Herald, Facebook, etc

.Haitian "journalists" have to stop bashing Haitians trying to improve the community and making up scenarios that are not true to distribute to others who depend on information. I am one of the organizers of the Congress and am very disappointed to read the misinformation being passed around by Haiti Connexion.

Below is an excerpt of a rebuttal to another irresponsible reporting by a so called "journalist" remarking falsely--as HaitiConnexion--that invitations were exclusive.

Nancy Charles

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Exerpt of a rebuttal From: "Josephine E. Legros" one of the Congress organizers


........... In attendance, we noted elected officials, ministers, functionaries, representatives of NGOs, faith based organizations, delegations of the Haitian Diaspora from the Dominican Republic, Canada, Europe, etc., Members of civil society institutions and the private sector, labor unions and yes we also had representatives from student organizations, young US born professionals, the president of the Haitian Taxi Drivers Association, Mr. Power Meus was present as were representatives of peasant associations from Haiti. The welcoming committee consisted only of US born Haitian student volunteers.

You accuse us of failing to invite certain organizations most notably writers, artists, cultural organizations. We did send invitations to many organizations.. The majority of those who attended heard about the congress through the internet, radio, television, Carl’s Corner, the Miami Herald, Facebook, etc.. The event was organized on a shoe string budget as many fu nding promises were not delivered.. Those who attended responded to the call driven by the same desire to strengthen our Diaspora’s capacity to be part of the solution instead of “acting like crabs in a basket”. Those who cared did not sit by the sidelines waiting to be invited personally. They came, argued, presented their positions and made resolutions and recommendations to be addressed.

In your unfounded ire against the event you have insulted hundreds of caring and engaged Haitians from Haiti and the Diaspora, Friends of Haiti who are serious about making a difference. But we are undeterred; words of insult such as yours will not stop our desire to be of service to Haiti.


Josephine Elizee Legros
Vice-Chair USA
2009 Haitian Diaspora Unity Congress
_______________________________
Le congrès de la "Diaspora"

Une autre facon de comprendre ce congres: un certain gout d'imposture!
Par Dr Keny Bastien

Pourquoi essayer, sans meme avoir ete invite en tant que paneliste, de capitaliser diplomatiquement et subtilement sur un evenement illustrant davantage la demission des nantis que la redemption des demunis? Pourquoi sonner le clairon du triomphe et du succes pour un evenement qui ressemble davantage aux funerailles de la republique fiere d'antan et a la celebration de la decheance d'un groupe d'hommes abrutis qui ont perdu tout sens de l'orgueil national et de la fierte patriotique?

Le seul evenement heureux, c'est de voir le regroupement de tous ceux , y compris les faux experrts, qui ont choisi la capitulation et le compromis au detriment de la souverainete de la nation haitienne et de l'ntegrite territoriale. Nos ancetres ont verse la sang pour nous leguer un territoire
qu'ils nous appartient de gouverner en toute independance. Les negriers modernes et les sous-fiffres ont un compte a rendre a l'histoire et a la posterite. Je sais une chose, notre jeunesse ne renoncera jamais a l'independance politique et economique de la nation qui nous est chere. Haiti n'est pas a vendre et ne subira pas indefiniment la presence de la force etrangere sur son territoire. A bon entendeur, SALUT!

Gare aux lâches et aux faux experts vendeurs de patrie en quete de célébrité et de miettes putrides!

Dr Keny Bastien

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Sunday, August 16, 2009

Cri à ma jeunesse


C
ri à ma jeunesse !
Dédié aux jeunes Haïtiens à l’ occasion de la Journée Internationale de la Jeunesse
--
Girovna E. Brice
www.orchideeonline.net
info@orchideeonline.net
Radio Orchidée en Direct

Mon cœur saigne chaque jour devant l’image que nous, les jeunes, projetons. Nous, l’avenir de ce pays dit-on, sommes devenus des errants, des sans cervelles, des personnages grossiers, des hommes sans cœur, sans idéal, et sans souci de la quête du vrai bonheur.
Ils disent que nous sommes foutus, qu’il n’y a plus d’espoir pour les jeunes, que l’avenir de ce pays est hypothétique, que nous sommes condamnés à rester dans le chaos… Ils disent plein de choses terribles à notre sujet. Ils lancent des mots qui devraient aiguiser notre orgueil. Malheureusement, nous restons là à tout accepter. Vérités ou mensonges ? Ont-ils raison ? Nul ne le saura car nous avons la tête courbée et tournée vers l’extérieur. Nous ne savons même pas si ces mots nous sont adressés. « Ak kimoun yap pale la » ? En fait, Nous sommes devenus sourds, muets, aveugles, irresponsables et même inconscients de l’état latent de notre jeunesse.
Nous, les jeunes d’aujourd’hui, avons laissé en chemin, notre détermination à changer le cours des choses et notre foi dans l’avenir donc notre fierté. Nous ne sommes plus animés de cette fougue positive qui devrait caractériser les êtres spéciaux que nous sommes. Nous, les détenteurs naturels, au vu de notre jeune âge, du mandat de changement. Or, l’avenir est à Nous. Arrêtons de nous questionner sur le futur. Arrêtons ce défaitisme. Arrêtons d’englober ce qui est négatif dans la culture étrangère.
Par exemple, est-il nécessaire d’absorber un genre de musique qui est rejeté même au niveau de la société étrangère qui la produit ? Pourquoi porter des vêtements qui nous marginalisent ? Nos yeux sont avides de vidéos clips et de films où les minorités sont ridiculisées, ou les corps des femmes sont exploités à des fins commerciales… Nous voulons tous êtres des « ATIS », des « SUPER STARS »…. Mais entre-temps, à force de mimer aveuglément, nous sommes finalement devenus les enfants de ghetto !
Jeunesse de mon pays, As-tu conscience au moins de tes capacités? De tes pouvoirs et de la nécessité de remonter la pente car, comme disait le poète, une pente est positive seulement quand on la monte. Tu peux être différent. Tout peut être différent. Ne dis pas que le pays n’offre rien. Si le pays n’a rien à offrir, toi, tu as tout à offrir non seulement au pays, mais au monde entier. Utilise donc ta force, ton énergie, ta détermination, ta passion, ton sens de l’équité, ton charisme, ton optimiste, ton goût du beau, tes capacités physiques et morales, ton imagination pour sortir du ghetto. Le ghetto, cette prison dorée, qui s’apparente souvent à une autre forme de colonisation… celle des mentalités.
Quand on est jeune, on ne devrait craindre ni l’échec ni la douleur encore moins l’inconnu. Commençons dès à présent à nous désintoxiquer de l’influence et de l’acculturation étrangère et repartons ensemble à la recherche de notre identité propre, de notre jeunesse. Nous sommes jeunes. L’avenir est donc à nous. Saisissons-le.
girovna@orchidéeonline.net

Sunday, August 2, 2009

Remodeler le profil économique de la collectivité haïtienne en diaspora.

Remodeler le profil économique de la collectivité haïtienne en diaspora.

Par Max Dorismond mx20005@yahoo. ca


Conférence prononcée dans le cadre du « Congrès sur l'avancement et le développement de la Grand'Anse », à Ottawa, Canada, le samedi 25 juillet 2009.

En acceptant l'aimable invitation de mon camarade Georges Séraphin, l'organisateur du congrès en cours, je ne m'attendais pas à une telle opportunité de pouvoir exposer une idée qui me trottait toujours à l'esprit à savoir : « Pourquoi notre communauté est-elle si mal représentée au niveau économique par rapport aux autres immigrants arrivés plus tard que nous au Canada? ». Au croisement des chemins de deux haïtiens en diaspora, l'un ne laissera jamais partir l'autre sans conclure leur salut conventionnel en s'enquérant des nouvelles politiques de la terre natale. C'est un leimotiv. Aujourd'hui, le sujet sera d'une toute autre nature. Nous délaissons la politique pour nous interroger sur notre échec économique dans notre pays d'adoption. C'est une démarche, à mes yeux, tout à fait pragmatique, puisque, « l'être humain, selon Dominique Sahed, ne peut rester sans explication. Il lui faut de l'ordre. Laissé à lui-même, il cherche des réponses ». Si le sujet ne vous laisse point indifférent, vous aurez l'occasion, à votre convenance, bien sûr, de compléter l'exposé par vos questions et participer à la discussion.

Mon premier emploi, à la « Banque Fédérale de Développement du Canada », consistait à analyser les états financiers des compagnies désirant obtenir un prêt commercial. L'idée de me retrouver, dans l'exercice de mes fonctions, devant une entreprise fondée et dirigée par un haïtien, me fascinait au plus haut point. Pendant deux ans, cette vision fantaisiste pour d'autres et importante pour moi, ne s'est jamais matérialisée.

Plus tard, suis rentré au service du Gouvernement du Québec en tant que Vérificateur Fiscal. J'y ai travaillé pendant près de trente ans à analyser les livres et documents comptables des moyennes et grandes entreprises En plus du Québec, je visitais souventes fois Toronto où les coins limitrophes de l'état de New York, tel par exemple : le Vermont, le New Hampshire… pour vérifier les livres de celles qui sont en affaires au Québec et dont le siège social se trouve à l'extérieur de la Belle Province. Là encore, aucun Haïtien ne trônait à la barre. Mon désir ne fut pas plus assouvi outre mesure. Jamais, pendant près de trente ans, je n'ai rencontré un de mes compatriotes à la tête d'une de ces centaines de boîtes visitées au cours de ma carrière.

C'est une énigme qui m'avait toujours interpellé et m'interpelle encore présentement. J'ai effectué des recherches personnelles au niveau des institutions du pays. Mes découvertes furent effarantes. Le revenu moyen per capita de l'Haïtien se situe en dessous du seuil de la pauvreté. Au niveau entrepreneurial, nous sommes devancés par d'autres communautés arrivées plus tard dans nos sillages, par exemple les Vietnamiens, pour ne citer que ceux-là. Économiquement, nous sommes faibles. Par contre, intellectuellement, nous sommes riches. Notre taux de diplômations est plus élevé que la moyenne nationale par communauté comparée. Grâce à ces diplômés, nous avons donc dans la diaspora, un outil privilégié capable de nous propulser vers le succès et renverser la courbe de l'échec économique susmentionné.

Immigration et économie

A ce que je sache, les Haïtiens n'émigraient pas en vague successive seulement à partir de 1970 comme certains l'imaginent. Non, bien avant 1804, les colons surpris par la guerre de l'indépendance prenaient la fuite avec plusieurs de leurs plus fidèles esclaves pour se réfugier dans les pays avoisinants et surtout aux Etats-Unis, en Louisiane plus particulièrement. Si mes souvenirs livresques s'avèrent exacts, au palmarès des locataires du Palais national d'Haïti, ils sont extrêmement rares les ex-présidents qui ont fini leurs vieux jours sur leur terre natale. Rares aussi, ceux qui sont partis les poches vides, à part, bien sûr, Élie Lescot qui a vécu dans la misère noire au Québec, s'il faut citer Charles Dupuis. Donc, où sont passés ces millions emportés en catimini sur la terre étrangère? Ont-ils été consommés en nourriture seulement? La progéniture de ces ex-dirigeants, les rejetons des premiers exilés économiques, politiques…etc, étaient-ils guidés par la même maudite étoile? Étaient-ils allergiques à l'entrepreneurial? Ce sont toutes des interrogations qui me reviennent sporadiquement à l'esprit et dont la réponse se perd toujours dans la brume.

Pour mieux cerner le sujet, jetons en premier lieu, un coup d'œil rétrospectif sur notre pays en ouvrant les tiroirs de l'histoire pour mieux saisir les paramètres de l'éducation commerciale offerte à l'origine. En second lieu, nous élaborons sur les avantages de notre présence en diaspora, en rapport à la situation sociale, politique, juridique, économique du pays d'accueil dans une perspective d'enrichissement collectif. Pour conclure, nous comparerons nos rêves de transition à l'exemple d'une petite communauté qui, comme la fourmi, au fil des siècles, a réussi à surmonter les traverses inopinées de l'histoire pour s'imposer aujourd'hui au premier rang des puissants de ce monde et ce, sur tous les plans.

Historique de notre éducation

Aussi loin que nous pourrons remonter dans l'histoire, nos aînés, n'avaient presque rien appris en guise de préceptes d'économies à la petite école ou dans son environnement immédiat. Avant 1950, ils ont été mal formés et très mal encadrés sur cet aspect. Cette entorse à l'économie n'est pas un accident de parcours. Elle est due à deux évidences : 1- une certaine illusion de l'élite obsédée par la modernité et par la reconnaissance de la nation que le pays a vaincue. 2- un calcul politique de cette dernière conduit avec maestria. Haïti a commis l'impudente et monumentale erreur de confier l'éducation de sa progéniture à des hommes qu'elle avait magistralement combattus, en l'occurrence, les Français.

Ces vaincus, une fois le fabuleux contrat en poche, n'avaient qu'un objectif en retour : « porter l'haïtien à consommer français, à penser français, à vivre en français », tel fut le sophisme appliqué en Haïti par la diplomatie française pour établir son hégémonie dans les Antilles en vue de conserver ses autres territoires. Haïti est devenue une nouvelle fois une victime de la « double pensée ». « C'est cette pratique, comme l'a décrite George Orwell, qui consiste à manipuler l'esprit des hommes en remplissant les mots d'un autre sens, comme de bons petits plats ». Il revient alors, à Aimer Césaire de renchérir en confirmant : « Et la voix prononce que l'Europe nous a pendant des siècles gavés de mensonges et de pestilences…». De là, à applaudir, à honorer chaque petit nègre qui rédige un premier poème en français, ils n'y vont pas par quatre chemins. Ainsi, les scribouilleurs de tout poil de la jeune nation se voyaient déjà couronnés par l'Académie Française. Pauvres idiots, ces frérots! Le bon parler français est de rigueur. La langue créole est honnie. Si tu ne peux imiter le langage du Blanc, t'es hors jeu. Petit à petit, lentement, de génération en génération, l'haïtien dédaigne sa propre culture pour embrasser celle imposée, cette fois, en douceur. Et le tour est joué. Le peu de souvenance qu'on avait de l'Afrique s'est évanouie dans les vapeurs de l'affectation des supposées bonnes mœurs, jusqu'à frôler la singerie. N'était-ce l'acharnement d'Aimé Césaire², de Léopold Sédar Senghor¹ et du Dr Jean Price Mars³ par leur concept de la négritude (4), l'Haïtien aurait enterré l'Afrique une seconde fois.

Conséquemment, le vaincu continue de piller le pays en nous endormant. Avant 1950, aucune école de commerce n'a été créée pour l'avancement des affaires. Des bourses d'études en sciences humaines et en belles lettres dans les capitales parisiennes pleuvaient en trombe sur l'élite intellectuelle et administrative du pays. Des écrivains émérites, des romanciers, des poètes, Haïti en a produit à la tonne. Des sorbonnards chômeurs, des oisifs instruits, elle en a produit aussi dans la même grandeur. Tous, indistinctement, demeurent en réserve de la république en caressant le rêve, d'être, un de ces quatre, au timon des affaires de l'État. Le gros du commerce a été laissé aux étrangers ou à une classe d'Haïtiens qui croient à tort, qu'ils n'ont aucune racine avec le bois d'ébène ou le « rural » de l'arrière pays. Le commerce au détail a été récupéré par un groupe de sous instruits dénués de vision, avec pour toute arme, la débrouillardise et l'espoir. La jeunesse instruite ne daigne se tourner vers ce créneau. Depuis la petite enfance on lui a appris à avoir du mépris pour le business. D'ailleurs, dans le vocable haïtien, le terme anglais «business» ou «businessman» n'est pas trop flatteur.

Rappelons-nous aussi le rôle, non négligeable, de l'église catholique dans cette fausse modestie tant prêché. Le « péché de l'avarice » n'a pas été inventé pour le plaisir des pauvres, mais pour mieux les souder à leur déchéance. Et Honoré de Balzac ne saurait si bien ironiser à l'époque : « L'avarice commence là où la pauvreté cesse ».

La conclusion ne se fit pas attendre. Il en résulta une lutte de classe entre mulâtres et noirs, entre commerçants étrangers et commerçants mulâtres. Le pays a fonctionné à l'envers du système capitaliste qui fait le bonheur des pays environnants. C'est la faillite sur tous les plans. Cette dichotomie exerça un impact dévastateur sur le moral des habitants. De crise en crise, année après année, les Haïtiens prennent le large et s'exilent vers des terres supposées promises. Se sont-ils repris en mains. C'est ce que nous allons découvrir.

Exilé ou immigré.

Accolez-lui le titre que vous voulez, exilé, immigré, que sais-je? Sur sa terre d'adoption, l'Haïtien, déçu, frustré, désillusionné, sans culture économique, sans esprit d'entrepreneurship ou du risque est un peu perdu. Étant étranger, son élément de fascination et de prédilection, l'objet de ses tourments, en l'occurrence, la politique d'Haïti, est loin de sa portée. Donc, comme l'oiseau blessé, il se cache pour mourir. N'ayant plus confiance en lui et en ses frères, il opte pour l'individualisme à outrance. Il a peur de son ombre. Il mène une vie plus ou moins rangée. Il travaille du matin au soir et s'achète en attendant un bungalow en banlieue de la cité et pense au retour à la mère patrie; une pensée chimérique empreinte de nostalgie dont la date de matérialisation ne figure sur aucun calendrier. En conséquence, il se paie de la fausse monnaie de ses rêves.

Or, quoi de mieux, que de se retrouver dans un pays mille fois mieux organisé que le sien, et ceci, sur tous les plans. Avec un esprit ouvert, l'Haïtien aurait commencé par faire l'apprentissage théorique de la politique du « vivre en frères», l'apprentissage de la démocratie, de la justice, de l'administration nationale, provinciale et municipale dans toutes leurs facettes. Non! Il est en colère, contre qui, contre quoi : lui-même l'ignore. Ce qu'il oublie surtout, c'est que la colère est souvent ingrate. Elle déforme la perception et ne détruit que son maître.

Dans la réalité, le pays d'accueil laisse ses portes grandes ouvertes pour l'immigrant curieux, désireux de s'épanouir. Voyons les opportunités.

Environnement social

Dans le pays d'adoption, la liberté de l'un finit là où commence celle de l'autre. Le bon sens, la loi et l'ordre feront de lui un citoyen exemplaire à faire bailler d'envie le cousin resté là-bas. Tout est encadré : prenons en exemple la naissance de l'enfant à venir. Ses soins médicaux, son éducation, jusqu'à la fin de ses cours secondaires sont déjà assurés. Donc, le souci économique relatif à cette entité est une affaire classée. L'élite du pays a bien compris qu'elle est partie intégrante du patrimoine biologique d'ici. L'enfant à naître sur cette terre est un actif non négligeable qu'il faut protéger, encadrer et valoriser, car il y va de l'avenir de la nation canadienne. Malheureusement, pour le nouveau-né de ma terre natale, cette notion existentielle n'a point sa raison d'être. Le refrain national fredonné à longueur du jour selon la formule consacrée, c'est : « Apre nous, ce nou ». Quelle illusion d'éternité!

Environnement politique

Se réunir librement, opiner sur l'actualité politique, faire valoir ses droits sans crainte de représailles, demeurent l'un des points forts du pays d'accueil. Le Canada n'est pas une nation dirigée par des chefs de bande assoiffés de vengeance et qui s'enfoncent dans un état de transe orgasmique à la vue du sang. Ici, c'est le citoyen qui choisit son dirigeant dans l'ordre et la discipline. Du même trait de plume aussi, il peut exercer son droit de le défaire si sa gestion ne satisfait pas aux attentes. Et ce, sans bruit, sans interférence. Au Canada, la souveraineté du peuple n'est pas une hallucination, ni une présomption. C'est une réalité. Donc, devenant citoyen, l'ex-immigrant frustré aura l'occasion de faire sa marque avec civilité et bonhomie, mais de manière libre et responsable. Les souvenirs négatifs de son pays d'origine finiront tôt ou tard par s'estomper. Si c'est son désir, en tant que citoyen, de briguer l'investiture de son quartier, de sa province ou du pays, pour changer l'ordre des choses, nul ne saurait lui mettre des bâtons dans les roues.

Environnement culturel

La nation bicéphale n'existe pas dans ce pays de neige. Les notions de nègre en haut nègre en bas, école rurale école urbaine, prêtre ville prêtre savane, doctè ville doctè fèille…etc, n'ont pas leur lettre de noblesse ici, comme c'est le cas chez nous. Cette goujaterie imbécile n'est pas l'apanage de ce pays d'accueil. Au contraire, l'expérience culturelle transmise par l'immigrant à sa communauté d'adoption est chaleureusement accueillie. Il aura l'occasion de s'épanouir et d'expérimenter d'autres facettes de sa culture sans crainte d'être taxée de rural ou de primitif. Rien ne saurait empêcher l'immigrant ou le nouveau citoyen d'investir économiquement dans ce domaine et aborder le sujet de son choix, pourvu qu'il fonctionne dans les cadres légaux du pays. La potentialité existe et il revient à lui de d'assumer le risque.

Environnement économique

S'il fallait évoquer ou décrire tout l'engrenage institutionnel du pays d'adoption et inventorier l'arsenal des services mis à la disposition du citoyen pour le projet de son choix, le temps nous ferait fatalement défaut. Pour ce, nous passons au volet économique pour nous rapprocher du dénouement de notre démonstration.

Au pays d'accueil, l'économie génère suffisamment de ressources pour faciliter l'épargne, dégager des surplus et faciliter l'investissement de tous ceux qui en manifestent le désir. A l'inverse de notre terre natale, le crédit est disponible. Aucun groupe connu, aucune classe ne s'arroge le droit de vous empêcher d'emprunter en vue de maintenir l'inégalité économique et sociale, en handicapant le développement de l'entrepreneurship. Plusieurs institutions sont disponibles pour encadrer le néophyte en affaires. Le système financier ou le gouvernement peut mettre à la disposition de ce dernier des personnes dédiées, destinées à le suivre pas à pas dans ses démarches commerciales. Vu que « le monde bouge, se transforme et modélise les rapports », des organismes sont disponibles pour encadrer l'investisseur qui veut tâter le marché international, via la mondialisation. Toute une panoplie d'experts privés et publics sont disposés à lui montrer l'abécédaire de l'internationalisat ion du commerce, pour mieux profiter des avantages découlant des traités, tels : L'ALENA (Accord commercial impliquant les Etats-Unis d'Amérique, le Canada, et le Mexique), le CARICOM auquel s'est joint Haïti, l'OMC (L'Organisation mondiale du commerce), le MERCOSUR réunissant le marché argentin, brésilien, paraguayen et uruguayen…etc.


Projet communautaire

Face à cette succincte description et énumération, ne nous posons plus la question, à savoir : Pourquoi nos frères et nous avons raté le bateau économique dans notre pays d'adoption? Nous ne sommes plus dans cette dimension.

Disons-nous de préférence : « Frères, nous le sommes, pour le canadien, frères, nous le resterons quoiqu'il advienne. Donnons-nous une mission. Tournons-nous vers l'avenir. Faisons table rase de nos divisions et suspicions. Devenons entrepreneurs. Étendons la nappe, plaçons les couverts, les convives ont faim. Au bout de la route, le succès sera au rendez-vous.

Au cours de mes réflexions, je revois toujours en flash back, quelque part, en ma mémoire, une communauté, plutôt un peuple qui m'a toujours fasciné par son dynamisme, son calme, son pragmatisme et sa réussite économique planétaire, malgré les embûches rencontrées sur sa route bien avant le début de la civilisation moderne. Je veux parler du peuple Juif. Connaissez-vous une communauté d'entrepreneurs plus petite que la communauté juive avec autant d'influence sur le monde. A ma connaissance, je n'en vois pas d'autres.

Comme le peuple noir, les juifs avaient connu les affres de l'enfer sur terre depuis l'antiquité et jusqu'à hier encore, en plein 20em siècle. Sans fléchir et sans gémir, dans la diaspora, ils ont repris leur vie en main avec pour toute arme : du courage, de la détermination et leur intelligence. Ils n'ont raté aucun train. Entrepreneurs de père en fils, de génération en génération, ils ont conquis un pouvoir mondial, monnaie après monnaie, pièce après pièce et ils se sont donné un pays.

Quel exemple d'espoir et de confiance que ce peuple nous inspire? L'argent, c'est le nerf de la guerre. Soyez audacieux. « L'audace, pour parodier Goethe, contient du génie et de la magie ». Ne nous considérons plus comme les damnés de la terre. Reprenons nos esprits. Ne soyons plus un loup pour notre frère. Mettons en commun nos faibles économies et devenons des entrepreneurs motivés. Tous les outils sont disponibles dans le pays d'accueil. Utilisons-les à bon escient. Consolidons nos bases et le respect des autres viendra de surcroît. Donnons-nous le temps, puisque le temps ne respecte jamais ce qui se fait sans lui. Comme le peuple juif, nous pourrons revigorer notre patrie agonisante. Chaque pierre d'Haïti aura un nom de rédempteur inscrit à sa face. Ce sera le vôtre, le mien, le nôtre…etc. Même si c'est de l'argent dérobé en Haïti, lors d'un quelconque passage au pouvoir, une fois investi dans le pays d'accueil, le profit réalisé prendra naturellement le chemin du retour et ce sera une restitution bien méritée. Ainsi, votre nom sera rayé de la poubelle de l'histoire, une fois pour toute. Il y sera ciselé sans épithète sur la même pierre.

Vous vous posez sans doute la question, à savoir, «avec quoi, avec quel argent ?». Allons donc, nous sommes plus riches que nous le pensons. Plusieurs d'entre-nous sont assis sur des capitaux inutilisables qui font le bonheur des banques. Concertons-nous, donnons-nous la main, laissons tomber le masque de la méfiance. Élaborons une stratégie d'esprit. La vie est éphémère, nous ne faisons que passer. Alors, multiplions le capital en investissant notre économie de réserve aussi minime soit-elle. Vivre, c'est prendre des risques. Se retenir par le calcul de la peur, c'est mourir à petit feu. Nous sommes tous sur la même galère qui nous conduit vers notre destinée. Il revient à nous de hisser le voile du bon côté du vent.

Chers auditeurs, c'est tout ce que j'avais à vous proposer pour stimuler votre esprit d'entrepreneurship. « Je crois en l'effet papillon, pour citer un auteur inconnu. Si un battement de cil peut provoquer un cyclone à l'autre bout du monde, peut-être, pourrons-nous provoquer un mouvement », loin de notre patrie commune, dans le seul but de trouver une solution, autre que politique, pour raviver la flamme agonisante qui nous avait été léguée.

Entre le passé où sont nos souvenirs, entre l'avenir où sont nos espoirs, il y a le présent où sont nos devoirs. Ces derniers nous interpellent. Ne les laissons point à l'état de brouillon ou de vœux pieux. Bonne chance mes frères!

Référence :

1- Léopold Sédar Senghor

2- Aimé Fernand David Césaire Discours sur le colonialisme, 1950 Cahier d'un retour au pays natal 1939

3- De la négritude, notion introduite par Aimé Césaire, dans un texte intitulé « Négrerie ». Césaire la définit ainsi : « La Négritude est la simple reconnaissance du fait d'être noir, et l'acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture ». Senghor explique en ces termes le concept de Négritude « la Négritude, c'est l'ensemble des valeurs culturelles du monde noir, telles qu'elles s'expriment dans la vie, les institutions et les œuvres des Noirs. Je dis que c'est là une réalité : un nœud de réalités »[12].

Le mouvement indigéniste, par la voix de son initiateur Jean Price-Mars invite les écrivains « à cesser d'être pasticheurs pour devenir des créateurs » (Ainsi parla l'Oncle, 1928), en clair à puiser aux racines africaines de l'homme d'Haïti. La résistance trouve alors son expression dans la culture orale issue de l'esclavage, les contes, traditions et légendes.


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Saturday, July 4, 2009

Dr Samuel Pierre, un savant canadien venu d'Haiti





Dr Samuel Pierre, un savant canadien venu d'Haïti


Par Max Dorismond

Mars 2005 : Fellow de l'Institut Canadien des Ingénieurs (moins de 1% des ingénieurs du Canada)

Juin 2008: Admis à l'Académie canadienne du génie (moins de 1% des ingénieurs du Canada.

Juin 2008 : Honoré par le Mouvement des Caisses Desjardins comme un « Acteur clé »

Juin 2009 : Décoré de l'Ordre National du Québec au Grade de Chevalier, la plus grande distinction du Gouvernement du Québec.

5 juill.2009 : A venir- Hommage de la communauté haïtienne de Montréal.

xxxxxxxx : Haïti, Qu'attends-tu…..? Réveille-toi!

N'en déplaise aux Docs Mailloux (sic) de ce monde, ( 2.1 Allégations de racisme ), les génies n'ont ni race, ni couleur. Vite, encadrons, embrigadons l'illustre Haïtien de la Poly, avant que d'autres pays, tels les États-Unis, la France, l'Angleterre, les pays du Moyen-Orient etc… ne mettent leur grappin dessus. C'est la réflexion, dit-on, qui a animé l'esprit du gouvernement canadien. Le tapis rouge a été déroulé pour ce savant canadien d'origine haïtienne, le Docteur Samuel Pierre, premier Noir à devenir membre à part entière de « L'Académie canadienne du génie». Son nom figure parmi les éminents savants qui oeuvrent dans le domaine de la réseautique et de l'informatique mobile.

En effet, Canada a le flair à fleur de peau….. Dr Pierre est réclamé de partout, au niveau national et international. Haïti l'a déjà ciblé aussi. Mais…. le Prof. est rationnel et pragmatique. Sur la pointe des pieds, il les a servis ponctuellement par ses conseils et autres travaux, sans arrière-pensée d'y faire son nid, comme certains l'entendaient. Tous veulent ciseler son nom en lettre d'or sur le prospectus de leur entreprise ou de leur institution. Mais, le Docteur résiste jusqu'ici. La communauté haïtienne en diaspora lui tient à cœur. Il s'est fixé des objectifs pour elle. Nous y reviendrons une autre fois. Bardé de diplômes, internationalement reconnu, le Professeur reste de marbre sous ces pluies d'offres qui tombent sur ses bureaux à longueur d'année. Membre du conseil d'administration de plusieurs entreprises de haute technologie, conseiller scientifique auprès de plusieurs instances nationales et internationales, Professeur titulaire au Département du Génie Informatique et Génie Logiciel de l'École Polytechnique de Montréal, maître de thèse de plusieurs générations de scientifiques, il a déjà dispensé son savoir dans d'autres Universités canadiennes et aussi d'outre-Atlantique, telles : l'Université Paris-7, l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne en Suisse.

Laissé cet éminent génie, ce célèbre spécialiste des réseaux de communication câblés et sans fil, de l'informatique mobile ainsi que du téléapprentissage à la merci des rapaces du système, serait une erreur fatale du Canada, d'où la précipitation de placer le Professeur sous le contrôle de ces instances prestigieuses dont il est membre. En ce début de siècle instable et perturbé, où les mots: hautes technologies, guerre des étoiles, navigateur planétaire, transpondeur cosmique, GPS (Global positionning system), …etc , font rêver les terroristes de tout poil ou les espions industriels de tout acabit, une personnalité tant convoitée ne devrait jamais être laissée à elle-même. Il y va aussi de l'avenir, de l'économie et de la sécurité du pays. Dans les faits, le Docteur a « effectué plusieurs contrats de consultations stratégiques pour diverses entreprises et institutions situées au Canada ou à l'étranger. Citons entre autres : Bell-Canada, Ericsson, Harris-Stratex, Hydro-Québec, la Caisse de dépôt et Placement du Québec, La ville de Montréal, Téléco (Haïti), l'Université Quisqueya (Haïti), la Banque de la République d'Haïti, etc…etc… »

Le gouvernement du Québec, ne voulant pas être en reste, vient de décorer Samuel Pierre au grade de « Chevalier », « l'un des trois grades de l'Ordre national du Québec, la plus prestigieuse des distinctions de l'État québécois ».

Après avoir énuméré ses titres, le premier Ministre du Québec, M. Jean Charest a ajouté: « Samuel Pierre est engagé socialement. Il a été président et co-fondateur de la Fondation Canado-haïtienne pour la promotion de l'excellence en Éducation (FOCHAPEÉ), Président du Comité consultatif sur les relations interculturelles de la Ville de Montréal et Président co-fondateur de l'Association des Ingénieurs et scientifiques Haïtiano-Canadiens (AIHC) qui, depuis 1999, s'occupe bénévolement d'un réseau communautaire de ressources informatiques. C'est sous sa responsabilité qu'a été réalisé l'ouvrage: Ces Québécois venus d'Haïti - Contribution de la communauté Haïtienne à l'édification du Québec moderne. (Presses Internationales Polytechnique 2007) ».

Entre autres, cet ouvrage, Ces Québécois venus d'Haïti…. arrivé à point nommé, est devenu un phare pour la communauté, un point de référence non négligeable à placer entre les mains de nos progénitures en guise de boussole. Son impact a laissé ses empreintes sur la classe affaires du pays au point où, lors de l'hommage rendu au Professeur Pierre par le Mouvement des Caisses Desjardins, le Vice-président de la section « Développement des Affaires » M. Denis Dubreuil eut à déclarer : « Il a été établi qu'au XXIe siècle, l'efficacité de la gestion des défis de la diversité sera lourde de conséquences pour le succès social et économique du Canada, la qualité de sa communauté et la réussite de ses entreprises…. Pour comprendre les besoins et les aspirations des consommateurs de plus en plus diversifiés, et y répondre, le Canada doit donc désormais miser sur une main d'œuvre de plus en plus diversifiée »

Que dire de plus… Vous parler du personnage? Voilà: affable à l'extrême, calme, réservé, toujours souriant, négociateur hors pair aux manières élégantes et raffinées, Samuel demeure la simplicité personnifiée. Dans la cohue, ton étoile sera plus visible que la sienne. A la seule différence, la sienne a apporté et apportera encore à la communauté noire du Canada et de partout ce p'tit brin de confiance en soi et de fierté qui ne sont point l'apanage des exclus.


Max Dorismond

mx20005@yahoo.ca





Les publications du Professeur :


Livres (6)

Ouvrages collectifs édités (19)

Chapitres de livres (24)

Articles dans des revues avec comité de lecture (145)

Articles soumis à des revues avec comité de lecture (43)

Brevets d'invention demandés (6)

Communications à des conférences avec arbitrage (175)

Communications soumises à des conférences avec arbitrage (3)

Communications présentées à des conférences sans arbitrage (23)

Rapports techniques de recherche (43)

Thèses, rapports de recherche & mémoires (4)

Autres publications scientifiques (7)




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Autres liens :

Découvrir Samuel Pierre : http://www.larim.polymtl.ca/samuel/

Répertoire des Expertises : http://www.polymtl.ca/recherche/rc/professeurs/details.php?NoProf=125

Samuel Pierre Honoré par Desjardins : http://www.alterpresse.org/spip.php?article7749

Liste des publications de Samuel Pierre : http://www.informatik.uni-trier.de/~ley/db/indices/a-tree/p/Pierre:Samuel.html

Sources : internet, le cursus de Samuel Pierre, les rapports de journaux…etc

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