Monday, December 31, 2012

PERSONNALITES DE L'ANNEE 2012, SELON HAITI CONNEXION NETWORK


PERSONNALITES DE L'ANNEE 2012, SELON HAITI CONNEXION Et la tradition continue! Haïti Connexion a l'insigne honneur de choisir les éléments qui ont le plus marqué selon ses analystes l'année 2012. Nous n'avons pas cerné toutes les matières susceptibles d'éveiller la curiosité de tous nos lecteurs, toutefois, nous avons toutefois mis l'accent sur le domaine littéraire et journalistique pour faire honneur à cette tradition imitée par plusieurs forums, blogs et journaux aujourd'hui.

Littérature

Nous avons choisi l'écrivain Lemarec Destin, auteur de plusieurs ouvrages de référence au niveau scolaire, mais plus précisément pour son dernier recueil « La Ville de St-Marc : Histoire, Économie, Politique et Sociétés….» paru en 2012. Ouvrage magistral dont le lancement fut le plus couru à Montréal. Ce fut un succès de librairie incontestable. L'oeuvre a été rééditée dans la même année, tant les lecteurs en redemandaient. En fait, comme un texte de H.C. N. l'avait souligné : «C'est un ouvrage de 739 pages, une part de rêve pour les nostalgiques d'Haïti et surtout de Saint-Marc. On y retrouve des récits inédits, des réflexions pertinentes, des analyses profondes sur les causes des évènements et un grand pan de faits politiques, sociaux économiques et culturels de ce coin de terre qui a joué un rôle prépondérant et indéniable dans l'histoire d'Haïti, et ce, depuis la période coloniale ».

Journalisme
Au niveau journalistique et surtout au niveau de la radio et des colonnes du forum d'Haiti Connexion Network (HCN), nous avons braqué nos longues-vues sur le travail de notre présentatrice et reporter-radio, Mlle Petrovena Bourgeau, connue plus familièrement sous le surnom de Pegie. Travailleuse acharnée, elle s'est signalée par son souci de la recherche pour fournir aux éditeurs de H.C la revue hebdomadaire des actualités d'Haïti et de la diaspora dans toute sa véracité, une revue qu'elle agrémente de formats multimédias (audio-visuels) dont elle et Haïti Connexion seuls ont le secret dès le commencement sur la toile haïtienne. Les "scoops" ou le "Voye Monte" ne sont pas la spécialité de Pégie. Objective, elle fait montre de sa perpicacité pour couvrir les nouvelles de l'heure, ne faisant pas dans la dentelle comme certains de ses confrères et consoeurs. Elle fait des recherches et va à la source du sujet pour ne pas être prise au dépourvu, car, en Haïti, le téléphone, les textos ou le "teledjòl" peuvent, l'espace d'un cillement, transformer une goutte de pluie en océan, tant certains de nos compatriotes sont friands de sensationnalisme. Ébloui par son professionnalisme hors-pair et son talent de présentatrice, HCN concède à Pégie le titre de journaliste citoyenne de l'année 2012. Disons en passant que sur le plan journalistique, l'affaire Clifford Brandt a en quelque sorte fait sauter le couvercle dans les médias et au sein du public haïtien pour l'année 2012. La vidéo en rapport avec cette affaire retransmise après adaptation par le réseau d'Haiti Connexion a été visualisée par plus de 45.000 personnes. Une cote qui prouve que la sécurité occupe une place prioritaire dans l'esprit des gens confrontés à de multiples problèmes compliquant le quotidien en Haiti.

D'autres personnalités ont marqué nos vies de manière positive et significative tant sur la scène nationale qu'internationale. Les mettre tous sous les feux de la rampe serait un grand défi. Et d'autres personnages ont par malheur agi contre nous ou bien commis la connerie de nous attrister et nous faire pleurer même…. Nous allons essayer d'oublier leurs noms pour la nouvelle année, car des fois « il faut savoir oublier pour goûter la saveur du présent, de l'instant et de l'attente…»…de l'année nouvelle.

Sur ce, toute l'équipe d'Haiti Connexion vous souhaite une Bonne et Heureuse année 2013.

Le Comité de Modération d'Haïti Connexion Network

Monday, November 5, 2012

Obama pour un autre terme de 4 ans !


La présidence d'Obama a eu des hauts et des bas. Les couches minoritaires et les pays du sud ont à peine bénficié de sa présence à la Maison Blanche. Haiti attend toujours le partenariat économique qu'Obama avait promis il y a quatre ans. Certains ont argué que le Parti Républicain a mis des bâtons dans ses roues et qu'il n'avait pas pu faire autrement ou davantage. D'autres estiment que l'actuel président, tout démocrate qu'il soit, est aux rênes d'un pouvoir impérialiste qui cherche à exploiter les pays du sud, comme le ferait un président républicain. Ces arguments sont valides dans une certaine mesure. Mais Mitt Romney s'est révélé un businessman cynique, calculateur, un caméléon, qui n'hésite pas à changer de position politique d'une minute à l'autre. On ne saurait à quoi s'attendre s'il parvenait à se hisser au pouvoir avec l'aide de ses puissants et riches protecteurs. Alors, Obama semble le moindre des "deux maux". C'est pourquoi nous pensons qu'il vaut mieux le voir dans la Maison Blanche, plutôt qu'un Romney qui risque de devenir un président- pantin dont les ficelles seraient tirées par un clan comme le Tea Party, d'une idéologie de droite extrême et rigide. Alors nous souhaitons que Barak Obama soit réélu président des Etats-Unis !

Monday, October 29, 2012

The Haitian Kids Need your Help after the Passage of Hurricane Sandy over the Island


Please give your contribution to help the Haitian Kids after the passage of the hurricane Sandy.

Your Contribution will help feed, clothe and shelter them. To send your contribution to HOHS - a 20 year charitable organization working in Haiti-please click on the DONATE button below

Carl Gilbert, President of HOHS (Haitian Organization for Health Services)

Tuesday, August 28, 2012


Infos d'Haiti du 19 au 25 août 2012 avec Hervé Gilbert,focus sur la démolition du Palais National et la tempête Isaac sur Haiti
hctv2 on livestream.com. Broadcast Live Free

Lettre ouverte au Président de la République son Excellence, Monsieur Michel Martelly

Lettre ouverte au Président Martelly par Jean-Henry Ceant, jeudi 23 août 2012, 14:39 ·
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Me Jean-Henry Céant

ME. JEAN-HENRY CEANT SE PRONONCE SUR LA CONJONCTURE:

«EN REGIME DEMOCRATIQUE, LE CONCEPT DE TRAITRISE N’EST PAS DE MISE, IL PEUT ET IL DOIT EXISTER DES DIVERGENCES DE VUE…»

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

SON EXCELLENCE, MONSIEUR MICHEL JOSEPH MARTELLY

Port-au-Prince, le 23 août 2012

Son Excellence

Monsieur Michel Joseph MARTELLY

Président de la République d’Haïti

Palais National.-

Monsieur le Président de la République,

L'heure est grave. Et c'est en raison de cette gravité que je m'adresse à Vous aujourd'hui, parce qu'il se fait tard. Il se fait tard et une chape de plomb est sur le point de tomber sur notre pays. Tout indique que la trajectoire qui se profile ne peut qu'augurer un nouveau cycle de désespérance, de turbulence et de déstabilisation dont une fois de plus, le peuple haïtien risque de faire les frais.

Monsieur le Président,

Depuis Votre accession au pouvoir, je me suis tracé pour ligne de conduite de prioriser, au-dessus de tout, la recherche de la stabilité et la vigilance face au processus de consolidation de la démocratie. Posture de respect de la quête de stabilité qui garantit la concrétisation dans le temps des mandats impartis, des engagements de campagne au bénéfice du peuple haïtien; posture de vigilance en raison des leçons du passé sur les tentations de dérives enregistrées tout au long de notre histoire.


Les événements des dernières semaines m'interpellent à plus d’un titre:

- Publication d'un amendement constitutionnel au terme d'une démarche erronée et tortueuse;

- Acceptation de la désignation des membres du CEP choisis par le CSPJ selon un processus vicié à la base;

- Installation arbitraire d’un Conseil Electoral lacunaire et croupion.

Ces différents événements se déroulent sur un fond qui laisse présager une aggravation de la crise économique et sociale, susceptible de perturber le délicat équilibre qui commençait à s'établir après la tumultueuse période des élections.

S’agit-il d’ajouter une dangereuse crise politique qui viendrait menacer les institutions?

Par ailleurs, de quelle légitimité peut se prévaloir ce CEP bancal de six membres, avorton d’un texte constitutionnel amendé, mais non promulgué?

Le peuple haïtien a, depuis 1987, choisi l’option de la construction démocratique comme voie principale de la consolidation des institutions, convaincu que toutes les autres options ne peuvent que conduire à des impasses de nature à compromettre le développement national.

Entre le courage d’œuvrer au renforcement des fondements de la démocratie et la faiblesse de raviver les pratiques archaïques de la dictature, aucune hésitation n’est permise. Le peuple haïtien l’a bien compris et a fait le choix, au prix de lourds sacrifices, de l’édification d’un Etat de droit garant de la paix, du pluralisme politique et de l’équilibre des pouvoirs.

Or, Monsieur le Président, la référence faite à la «traîtrise» dans Votre message télévisé du 21 août 2012 nous renvoie à des temps de régimes martiaux où Haïti, assiégée, luttait pour la défense et la reconnaissance de son Indépendance. Aujourd’hui, il en va tout autrement. En régime démocratique, le concept de traîtrise n’est pas de mise. Il peut et il doit exister des divergences de vue. Il peut et il doit exister des approches divergentes et lorsqu’elles portent sur des questions aussi importantes et vitales, la voie royale pour tout dirigeant est celle de la concertation et de la consultation. Le citoyen concerné a son mot à dire, à l’égal des partis, groupes politiques et associations de la société civile, exerçant par ainsi les droits garantis par la Constitution.

Monsieur le Président, le choix d’un dirigeant par le peuple haïtien me parait répondre à l’urgence d’apporter des réponses à des carences qui affectent au quotidien l’existence de nos compatriotes:


- Une production nationale, agricole et industrielle en déclin;

- Une balance commerciale négative aux effets perturbants et nocifs pour la nation;

- Un environnement en dégradation continue;

- Une insécurité grandissante;

- Une absence criante de services de bases dans la santé, l’éducation, la nutrition, le logement;

- Un horizon bouché pour une jeunesse incapable de s’insérer dans le tissu productif;

- Une augmentation sans précédent du taux de chômage;

- Une rentrée scolaire problématique allant de pair avec une hausse accélérée des produits de première nécessité.

Les solutions à des problèmes aussi graves ne peuvent venir que de la concertation, de la mise en commun des efforts de toutes les forces vives de notre pays. Il en est de même de l’impasse institutionnelle dans laquelle nous sommes aujourd’hui. Impasse qui ne peut être résolue que dans le cadre d’une étroite concertation avec les organisations de la société civile inclusive, les partis politiques, les acteurs nationaux à tous les niveaux, ainsi que les partenaires internationaux dévoués à la cause du progrès d’Haïti.

Monsieur le Président, la Nation haïtienne est à la croisée des chemins. Aimer, n’est peut-être pas une catégorie usuelle en politique. Je Vous exhorte, cependant, à y recourir en ce moment particulier de notre vie de peuple.

En conséquence, Monsieur le Président, il est de salut public:

1) De revenir sur la mise en place de ce «Conseil Electoral Permanent»;

2) De convoquer de toute urgence une réunion des partis, des groupements et regroupements politiques, des personnalités politiques, des associations représentatives de la société civile inclusive;

3) De statuer définitivement sur l’amendement constitutionnel non promulgué, publié en violation des normes démocratiques, notamment sans le sceau de la République;

4) De trouver dans l’urgence les voies de la concertation et du consensus qui permettront de transformer, dans l’ordre et la paix, les conditions de vie de nos compatriotes.

Car seul un acte d’amour pour ce pays appauvri, endeuillé et attristé, nous permettra d’aller de l’avant, de surmonter les haines et les divisions et de gagner une place définitive dans le concert des nations démocratiques.

Excellence, c’est ce que le peuple Haïtien attend de Vous.

Salutations en la Patrie Commune.


Me Jean-Henry Céant
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Infos d'Haiti du 5-11 août 2012 avec Pégie: focus sur les salamis dominicains et la jeunesse haitienne à l'occasion de la Journée Internationale de la Jeunesse (interview)
Watch live streaming video from hctv2 at livestream.com

Saturday, June 30, 2012

Le Débat est ouvert [document]

Le Débat est ouvert
Le 19 juin dernier, le président Materlly a procédé à la promulgation de la version amendée de la Constitution de 1987. La cérémonie d’officialisation du document a eu lieu au Palais National alors que le président était entouré d’un auditoire trié sur le volet. Depuis lors, des critiques se sont élévées de divers secteurs, ce qui entache à un certain degré la nouvelle loi constitutionnelle d’un caractère illégitime, selon certains observateurs. La modification de l’article 137 de la Constitution du 29 mars 1987, lequel - dans la version amendée - exclut le parlement dans le processus de choix d’un premier ministre, la mise en place d’un conseil électoral permanent qui se fait désormais en accord avec les trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) alors que la loi mère de 1987 stipulait la participation des organisations sociales et des collectivités territoriales, sont parmi les facteurs, mentionnés par certains pour accuser la présidence de vouloir de jouir d’un pouvoir sans limite.
Dans ce contexte de controverses, une coalition de partis politiques, plateformes et personnalités politiques en Haiti ont fait paraitre un document intitulé LE DEBAT EST OUVERT dans lequel les signataires de cette coalition s’interrogent sur le caractère illégal de la publication de la “loi constitutionnelle” portant amendement de la Constitution de 1987, d’autant plus que dix-neuf (19) Sénateurs de la République avaient fait une déclaration signée dans le Nouvelliste No. 38775 des 25 et 26 juin 2012 stipulant que la version de la “loi constitutionnelle” portant amendement de la Constitution de 1987 n’est pas celle qui a été votée.
Voir en bas :


Vu la déclaration publiée dans Le Nouvelliste No. 38775 des 25 et 26 juin 2012 sous la signature de dix-neuf (19) Sénateurs de la République stipulant que la version de la “loi constitutionnelle” portant amendement de la Constitution de 1987 n’est pas celle qui a été votée;
Vu la version de la “loi constitutionnelle” portant amendement de la Constitution de 1987 parue dans le Journal Le Moniteur No. 96 du 19 juin 2012;
Considérant que la version publiée dans Le Moniteur No. 96 du 19 juin 2012 comporte deux nouvelles signatures de deux Sénateurs qui n’avaient pas initialement signé le texte promulgué par le président René Préval le 13 mai 2011 ce qui représente la production d’une œuvre nouvelle;
Considérant que le texte publié «pour erreurs matérielles» ne comporte pas de formule de promulgation qui donne à toute loi son caractère obligatoire conformément à l’article 144 de la Constitution de 1987;
Considérant que l’absence de la signature du président René Préval au bas du texte publié avec les deux nouvelles signatures le rend inopposable aux tiers et confirme son caractère d’œuvre nouvelle;
Considérant qu’il est fondamental de respecter l’esprit et la lettre des dispositions constitutionnelles pour amender la Charte fondamentale;
Considérant qu’il est constant que le président Michel Joseph Martelly reconnaît lui-même dans ses ARRETES que le processus de révision constitutionnelle, particulièrement sa phase de promulgation et de publication, est entaché d’irrégularités;
Les Partis, Plateformes et Personnalités Politiques, soussignés, s’interrogent sur le caractère illégal de la publication de la “loi constitutionnelle” portant amendement de la Constitution de 1987.
En conséquence, sans préjudice des communications qu’ils auront à faire ultérieurement, ils donnent acte aux dix-neuf (19) Sénateurs signataires de la déclaration susdite et soumettent la présente note de questionnement à l’attention du peuple haïtien, gardien de la Constitution; du Parlement dont les membres sont les mandataires du peuple et du Chef de l’Etat qui a pour mandat «de veiller au respect et à l’exécution de la Constitution» en vertu de l’article 136 de la Constitution de 1987.
Port-au-Prince, Haïti, le vingt-sept juin deux mille douze (27/06/2012).
SUIVENT LES SIGNATURES:

Thursday, May 31, 2012

21 REGLES JURIDIQUES A OBSERVER LORS DE L’AUDITION DE L’APPEL CONTRE UNE SENTENCE DE JUSTICE DE PAIX

COURS VIRTUEL DE DROIT PRATIQUE HAITIEN 
(CVDPH)


UNE SÉRIE DE SESSIONS JURIDIQUES CONÇUES PAR HAÏTI CONNEXION NETWORK
EN PARTENARIAT AVEC ME. KÉLY TABUTEAU (JURISTE ET EDUCATEUR)


Me. Kély TABUTEAU, av. / M. Ed.


Note importante :

En Haïti, comme dans de nombreux autres pays, la procédure d’appel est longue et complexe, comparativement à celle relative à la première instance. En conséquence, il est très ardu pour un non professionnel du droit de livrer avec succès une telle bataille. Nous vous suggérons donc d’utiliser toujours l’expertise d’un avocat militant en matière d’appel. Nous ne dispensons la présente leçon qu’à titre de simples renseignements.


SESSION # 21 :

21 REGLES JURIDIQUES A OBSERVER LORS DE L’AUDITION DE L’APPEL CONTRE UNE SENTENCE DE JUSTICE DE PAIX

Mesdames, Messieurs, RADIOHAITICONNECTION NETWORK et moi vous saluons et vous remercions de votre aimable participation à cette 21ème leçon dont le but est de vous exposer les principales règles juridiques relatives à l’audition d’une action en appel à l’encontre d’une décision rendue par un tribunal de paix.

Conclusion de la session # 19 :

Madame Carmela Labelle reçoit l’expédition d’un jugement rendu par un tribunal de paix, la condamnant à s’acquitter d’une dette de 20.000 gourdes au profit de Monsieur Louis Edouard et à dédommager celui-ci pour des préjudices qu’il aurait subis. Etant très insatisfaite de cette décision judiciaire, Madame Labelle en interjette appel.

Règles juridiques relatives à l’audition de l’appel :

Les principales règles juridiques qui s’appliquent à l’audition de l’appel d’une sentence de justice de paix sont les suivantes :

1. L’appel contre un jugement du tribunal de paix est toujours tranché par un juge du tribunal de première instance (et non par trois juges d’une cour d’appel, comme cela se fait, en principe, pour une affaire initialement plaidée au tribunal de première instance.)

2. Pour que l’appel puisse être entendu et jugé, il faut la présence à l’audience des personnages suivants: le juge, le ministère public (le commissaire du gouvernement ou l’un de ses substituts), un greffier de service, un huissier-audiencier, et au moins l’une des parties en litige.

3. Le juge et le Ministère Public enfilent la toge noire et se coiffent de la toque ronde ; le greffier et l’huissier-audiencier portent le costume gris ; les avocats des parties (le cas échéant) s’habillent de la robe noire et du rabat blanc.

4. L’huissier audiencier appelle chaque affaire dans l’ordre de son inscription dans le registre d’enrôlement des affaires.

5. Chaque partie a droit a une seule remise de cause. (Les adversaires ne peuvent pas s’amuser à solliciter et obtenir plusieurs renvois de l’audition de la cause).

6. Le greffier note dans un procès-verbal tout ce qui se passe à l’audience.

7. A l’évocation de la cause, la partie appelante lit ses conclusions, l’adversaire lit les conclusions responsives, La partie appelante lit sa deuxième série de conclusions (le cas échéant), l’adversaire lit sa deuxième série de conclusions responsives (s’il y en a), ainsi de suite, si nécessaire.

8. Lorsqu’il n’y a plus de conclusions à lire, le juge autorise la partie appelante à développer oralement ses moyens. Ensuite, l’adversaire est admis a en faire de même.

9. Contrairement à la première instance, en matière d’appel, on prend la parole une seule fois en ce qui concerne le développement oral des moyens de défense.

10. Chaque partie a le droit de déposer au délibéré du juge un mémoire complémentaire à l’effet de mieux éclairer le tribunal.

11. Apres le développement des moyens, le juge ordonne la communication du dossier au Ministère Public. Les parties doivent remettre les pièces au greffier en vue de l’accomplissement de cette formalité.

12. Le greffier transmet les pièces au Ministère Public sans délai aux fins de son réquisitoire. Le but du réquisitoire est d’éclairer le tribunal et de protéger les droits des parties.

13. Le Ministère Public doit conclure par écrit sur tous les points de droit. Le réquisitoire du Ministère Public doit être disponible dans un délai maximum de quinze jours francs.

14. Le juge n’est pas lié par le réquisitoire du Ministère Public : il a le droit de rendre sa décision soit dans le même sens soit dans le sens contraire.

15. Aussitôt que le Ministère Public retourne le dossier au greffe avec son réquisitoire, le greffier en informe le juge. Celui-ci tient une audience spéciale pour la lecture dudit réquisitoire à haute voix. Apres quoi, le juge retient le dossier pour pouvoir rendre sa décision dans un délai de quinze jours francs.

16. A la fin de l’audience, le greffier de service donne lecture à haute voix du procès-verbal d’audience puis signe ce procès-verbal avec le juge.
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17. L’appel étant un rejugé, le juge n’a le droit d’approuver aucune demande nouvelle qui serait produite par l’une des deux parties. En d’autres termes, le juge d’appel a compétence pour trancher seulement sur la demande qui a été produite lors de la première instance. Les demandes d’intérêts échus depuis le jugement initial et de dommages-intérêts pour le préjudice souffert ne sont pas considérées comme des nouvelles demandes; le juge d’appel peut donc y statuer.

18. L’intimé ne peut pas requérir et obtenir congé de l’appel. En d’autres termes, il ne peut pas demander au juge de rejeter l’action sous prétexte que l’appelant serait absent à l’audience; la cause peut être seulement jugée par défaut au fond contre l’appelant. Compte doit être toujours tenu des conclusions écrites de chaque partie.

19. Congé de l’opposition ne peut pas être donné au niveau de l’appel. En d’autres termes, l’appelant ou l’intimé ne peut pas demander au tribunal de le délier d’une action en opposition exercée à l’encontre d’une décision d’appel rendue par défaut. Dans un tel cas, le jugement doit s’effectuer avec équité même si l’une des deux parties n’est pas présente à l’audience et la décision rendue est réputée contradictoire.

20. Les motifs et le dispositif de la décision judiciaire sont écrits de la main du juge. Cependant, au cas où la décision est rendue audience tenante, le juge à le pouvoir de dicter sa décision au greffier assistant. Toutes autres données sont écrites par le greffier.

21. La décision judiciaire débute avec l’expression « Au nom de la République » et se termine avec le mandement exécutoire, c’est-à-dire avec l’ordre donné par le juge aux forces de l’ordre à l’effet de porter mains fortes lors de l’exécution forcée de la décision au cas où la partie succombante refuserait d’y obtempérer volontairement.

Voila la leçon du jour, chers participants au Cours Virtuel de Droit Pratique Haitien. La leçon numéro 22 vous ouvrira les yeux sur la manière de procéder pour exercer un pourvoi en cassation contre le jugement rendu en appel dans le cas en question.

Nous espérons, de tout cœur, que la leçon du jour vous a plu. Nous attendons impatiemment vos questions, critiques et commentaires concernant n’importe laquelle des 21 leçons que nous vous avons présentées jusqu’ici. A cette fin, vous pourrez envoyer vos messages à cabinettabuteau@yahoo.com . Merci, une fois de plus, chers amis. A la prochaine.

Sunday, May 13, 2012

Saturday, May 12, 2012

De l'or en Haiti: ce peut être une voie de sortie pour faire avancer le pays !

Haiti,Trou du nord:

De l'or d'une valeur de 40 milliards de dollars alors que le budget national est d'un milliard de dollars !!


Des forages se font comme en catimini, à l'insu de la grande majorité.

Cet or peut-il être la réponse à la pauvreté d'Haiti qui dépend aussi des 2 milliards de dollars envoyés par la diaspora l'année dernière alors que cette majorité de 10 millions ne vit qu'avec $1,25 par jour?

"Si les compagnies minières de prospection sont honnêtes et si Haiti a un bon gouvernement, il y a ici une opportunité pour que ce pays aille de l'avant," a dit Dieusel Anglade, directeur du Bureau des Mines d'Haiti.

Sujet lié:

http://www.businessweek.com/ap/2012-05/D9UMMN5G3.htm

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Haiti Gold Mining: Precious Metals May Be Way For Country To Move Forward
By MARTHA MENDOZA 05/11/12 05:02 PM ET

TROU DU NORD, Haiti -- Its capital is blighted with earthquake rubble. Its countryside is shorn of trees, chopped down for fuel. And yet, Haiti's land may hold the key to relieving centuries of poverty, disaster and disease: There is gold hidden in its hills – and silver and copper, too.

A flurry of exploratory drilling in the past year has found precious metals worth potentially $20 billion deep below the tropical ridges in the country's northeastern mountains. Now, a mining company is drilling around the clock to determine how to get those metals out.

In neighboring Dominican Republic, workers are poised to start mining the other side of this seam later this year in one of the world's largest gold deposits: 23 million ounces worth about $40 billion.

The Haitian government's annual budget is $1 billion, more than half provided by foreign assistance. The largest single source of foreign investment, $2 billion, came from Haitians working abroad last year. A windfall of locally produced wealth could pay for roads, schools, clean water and sewage systems for the nation's 10 million people, most of whom live on as little as $1.25 a day.

"If the mining companies are honest and if Haiti has a good government, then here is a way for this country to move forward," said Bureau of Mines Director Dieuseul Anglade.

In a parking lot outside Anglade's marble-floored office, more than 100 families have been living in tents since the earthquake. "The gold in the mountains belongs to the people of Haiti," he said, gesturing out his window. "And they need it."

Haiti's geological vulnerability is also its promise. Massive tectonic plates squeeze the island with horrifying consequences, but deep cracks between them form convenient veins for gold, silver and copper pushed up from the hot innards of the planet. Prospectors from California to Chile know earthquake faults often have, quite literally, a golden lining.

Until now, few Haitians have known about this buried treasure. Mining camps are unmarked, and the work is being done miles up dirt roads near remote villages, on the opposite side of the country from the capital. But U.S. and Canadian investors have spent more than $30 million in recent years on everything from exploratory drilling to camps for workers, new roads, offices and laboratory studies of samples. Actual mining could be under way in five years.

"When I first heard whispers of this I said, `Gold mines? There could be gold mines in Haiti?'" said Michel Lamarre, a Haitian engineer whose firm, SOMINE, is leading the exploration. "I truly believe this is our answer to taking care of ourselves instead of constantly living on donations."

n a rugged, steep Haitian ridge far above the Atlantic, brilliant boulders coated with blue-green oxidized copper jut from the hills, while colorful pebbles litter the soil, strong indicators that precious metals lie below.
"Just look down," said geologist John Watkins. "Where there's smoke, there's fire."

Nearby, 8-year-old Whiskey Pierre and his barefoot buddies stared at a team of sweat-drenched men driving a narrow, shrieking diamond bit 900 feet into the ground.

"That is a drill!" shouted Whiskey, bouncing on his toes. "The man drill to get gold!"

The workers periodically pulled up samples and knocked them into boxes. The first 40 feet yielded loose rocks and gravel. About 160 feet down, cylinders of rock came back peppered with gold. At 1,000 feet down, rocks were heavily streaked with copper.

Geologists extrapolating from depth and strike reports estimate at least 1 million ounces of gold at two sites. In April, prospectors found the first significant silver ever reported in Haiti: between 20 million and 30 million ounces. And in the end, it may be copper that is the most lucrative: geologists suspect that more than 1 million tons lay in just one of many areas under exploration.

The prices of precious metals have been volatile in recent years, with copper selling for about $8,000 per ton, silver at $30 an ounce, and gold at $1,600 per ounce.

"Ultimately, I think mining is going to dwarf anything else in Haiti," says Michael Fulp, an Albuquerque, N.M.-based geologist who visited the drill sites. "Usually you've got about a one-in-1,000 chance of making a mine from the exploratory stage, but those odds are much better in Haiti because of the lack of any previous modern-day exploration and very, very promising samples."

Gold was last gathered in Haiti in the 1500s, after Christopher Columbus ran the Santa Maria onto a Haitian reef. Spaniards enslaved the Arawak Indians to dig for gold, killing them off with harsh conditions and infectious diseases. When the Spaniards learned of even more lucrative deposits in Mexico, they moved on.

In the 1970s, United Nations geologists documented significant pockets of gold and copper, but foreigners weren't willing to risk their cash in a country where corruption and instability has long discouraged outside investment.

Ironically, it was only after the catastrophic 2010 earthquake that investors saw real opportunity. Fifteen days after a seismic jolt brought down much of Port-au- Prince, a Canadian exploration firm acquired all of the shares of the only Haitian firm holding full permits for a promising chunk of land in the northeast.

"Investors want to get in at the bottom," said Dan Hachey, president of Majescor Resources, the Canadian company, "and I figured after that earthquake, Haiti was as low as it could get."

Hachey was also betting that the $10 billion in foreign assistance promised for earthquake recovery would force change and accountability.

"The eyes of the world will not allow the government to fool around," he said.

Three firms are considering mining in Haiti, but so far only SOMINE has full concessions to take the metals out of the mountains. Those permits, for 50 square kilometers (31 square miles), were negotiated in 1996 under President Rene Preval and require the firm to hire Haitians whenever possible.

In exchange for minimal permit fees, SOMINE committed to spend $2.25 million in the first two years. In addition, it will pay $1.8 million after a feasibility study, according to the contract.

Bottom line: Haitians should get $1 out of every $2 of profits, compared with about $1 out of $3 that most countries get from mining firms.

Discoveries of rich resources, whether diamonds, oil or gold, often prompt great economic booms but come with great risk of environmental, health and social problems. Chile, one of the wealthiest nations in Latin America, is the world's largest copper exporter, deriving a third of its income from the metal. Peru, with one of the fastest growing economies in the world, has privatized most of its mines in recent years, and now gets about 20 percent of its total revenues from the industry.

Though the contractual terms are generous for Haiti, there is plenty to be cautious about. Haiti's government is repeatedly rated as one of the most corrupt in the world. The mines would ostensibly be regulated by government officials responsible for enforcing environmental, mining and corporate laws, but at this point those officials don't exist and there are neither plans nor budgets to hire them.

Further, open pit mines, common around the world, are crater-like holes made up of a series of massive terraced steps that drop thousands of feet into the ground. When the resources are exhausted, usually after about 25 years, the pits can be refilled or converted into reservoirs. In many cases, the mines leave serious problems – environmental contamination, displaced communities and mountaintops torn asunder.

From Papua New Guinea to the Philippines to Brazil, mining accidents have allowed tons of waste to be spilled into rivers and lakes, creating environmental disasters.

"In low-income countries, the dangers are substantial," said UCLA political science professor Michael Ross. "The great irony of mineral wealth is that those countries that most desperately need infusions of mineral revenue – low-income countries with weak governments – are also least likely to manage these resources wisely, for the benefit of the country.

Already, the hundreds of jobs, the new roads and the community investment in a country where two out of three people have no formal employment is much appreciated.

Stone cutter Joseph Bernard, 47, says that before he got a job slicing rock samples, his family was going hungry. They had one cow. Their peanut and bean fields had gone to dust after months without rain.

Today, his wife has launched a business selling seeds, and his son and two daughters have started school.

"I found a job, but many didn't," he said, wiping a trickle of sweat from his deeply lined cheeks after a recent shift. "If more companies come, more people will work."

In a sleepy exploration camp at sunset, Hachey and his competitor, Daven Mashburn of Newmont Mining Corp., met to talk business over bottles of Haiti's Prestige beer, bumping fists in the low-germ "cholera handshake" that has replaced the traditional palm grip after last year's deadly epidemic.

The men talked labor – Newmont got 10,000 applications for 100 jobs when one project started up last month. They talked logistics – core samples are sliced in half, bagged, and flown to Santiago, Chile, where it takes 21 days to find out how much gold, silver or copper they contain. They talked hurricanes, cholera, political unrest and, yes, the earthquake – Mashburn spent four hours buried under piles of rock in Port-au- Prince, eventually pulled out with fractures from head to toe.

But mostly they talked about gold.

"Of all the places we work in the world," said Mashburn, whose company has operations in eight countries on five continents, "it would be really most satisfying to have success here. Haiti has great mineral wealth, and they surely could use it."

Haiti's Hidden Treasure

Sunday, May 6, 2012

"Shada: chronique d'une extravagante escroquerie"

Au moment où les autorités économiques vantent les « vertus » de l’implantation de la zone franche de Caracol (Nord-Est d’Haïti, après celle de Maribaroux / Ouanaminthe en 2003), malgré le risque de destruction de 40% des reserves en mangroves du pays, la publication de « Shada, chronique d’une extravagante escroquerie », interpelle sur l’histoire d’une expérience de plantation qui a contribué à renforcer la dépendance économique du pays...
« Il faut dire assez, parce que voici ce qui s’est passé il y a quelques années. On ne saurait continuer ainsi à handicaper un pays » !

COURS VIRTUEL DE DROIT PRATIQUE HAITIEN  (CVDPH) UNE SÉRIE DE SESSIONS JURIDIQUES CONÇUES PAR HAÏTI CONNEXION NETWORK EN PARTENARIAT AVEC ME. KÉLY TABUTEAU (JURISTE ET EDUCATEUR) Me. Kély TABUTEAU, av. / M. Ed.
SESSION # 20 : Les fonctions des greffiers, des huissiers et des encanteurs publics haïtiens Mesdames, Messieurs, RADIOHAITICONNECTION NETWORK et moi vous saluons et vous remercions de votre aimable participation à cette 20ème leçon dont le but est de vous présenter, en peu de mots, les principales fonctions des greffiers, des huissiers et des encanteurs publics haïtiens. Greffiers : En Haïti, un greffier est un employé de l’Etat nommé par le Ministère de la Justice à l’effet de régir le greffe d’un tribunal ou d’une cour sous la supervision du juge qui coiffe ledit tribunal ou ladite cour. Dans l’accomplissement de ses tâches, il est aidé par un ou plusieurs auxiliaires appelés commis-greffiers. Les principales fonctions du greffier sont les suivantes : 1) percevoir au nom du tribunal ou de la cour en question, les droits de greffe, les amendes, les frais et tous autres montants prévus par la législation sur le tarif judiciaire ; 2) tenir la plume aux audiences et assister le juge dans toutes les opérations ; 3) recevoir des justiciables tous documents destinés aux juges qui sont chargés de rendre la justice dans le tribunal ou la cour en question ; 4) conserver les décisions judiciaires et en délivrer expéditions ou extraits, au besoin. Tout intéressé peut, avant six heures du soir, requérir les services du greffe pour l’accomplissement d’une formalité judiciaire prescrite par la loi. Le greffier qui ne défère pas à une telle réquisition est passible de sanction disciplinaire et peut être contraint de verser des dommages-intérêts à la partie lésée. Huissiers : Il y a deux types d’huissiers : les audienciers et les exploitants. Les huissiers audienciers sont des agents de la fonction publique nommés par le Ministère de la Justice et chargés de maintenir, sous les ordres du juge en siège, la police des audiences et des assemblées des magistrats. On trouve des huissiers audienciers dans tous les tribunaux, à l’exception du tribunal de paix. Par exemple, il y a des huissiers audienciers dans les tribunaux de première instance, dans les Cours d’Appel, au Tribunal Spécial de Travail, à la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif et à la Cour de Cassation. A l’opposé des huissiers audienciers, les huissiers exploitants ne sont pas des employés de l’Etat. Ils exercent leur profession sous la supervision du juge coiffant le tribunal ou la cour où il a prêté serment et sous celle du Commissaire du Gouvernement près ledit tribunal ou ladite cour. Concurremment avec les huissiers audienciers, les huissiers exploitants sont chargés par la loi  de jouer le rôle d’intermédiaire entre les justiciables. Par exemple, ils rédigent et notifient, pour leurs clients, des sommations, des citations et des assignations. Ils exécutent aussi, au nom des parties gagnantes, les décisions judiciaires. Dans le cadre de cette tâche, ils ont le droit de se faire assister d’un groupe de policiers que le Commissaire du Gouvernement met à leur disposition, selon les circonstances. Il est important de noter que la compétence des huissiers est territoriale, Par exemple, un huissier du tribunal de Première Instance de Port-au-Prince n’a pas le droit de signifier un acte qui concerne le tribunal de première instance du Cap-Haïtien. Les non-professionnels du droit ont intérêt à solliciter l’aide du greffier local en matière de choix d’un huissier pour quelque soit le travail juridique. Encanteurs : Les encanteurs sont des agents de la fonction publique chargés de vendre aux enchères, au nom de l’Etat, des biens publics dont la vente à l’encan est autorisée par la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif. Les encanteurs travaillent sous le contrôle du Directeur Général des Impôts ou de son représentant. Pour conclure : Nous tenons à vous faire remarquer que tout acte judiciaire signé par un greffier, un encanteur ou un huissier compétent fait foi en justice, sauf s’il y a poursuites judiciaires pour crime de faux en ce qui concerne l’acte en question. Retenez aussi que la loi permet aux encanteurs et aux huissiers de recevoir des valeurs pour services rendus. Voila la leçon numéro 20, très chers participants au Cours Virtuel de Droit Pratique Haitien. La leçon numéro 21 vous donnera une idée de la technique de plaidoirie en Haïti, en matière d’appel. Quant à celle portant le numéro 22, elle éclairera la lanterne des Haïtiens vivant à l’étranger sur les attributions des consuls haïtiens. Nous espérons, de tout cœur, que cette leçon vous a plu. Comme toujours, nous recevrons, avec grand plaisir, les questions, critiques et commentaires que vous voudriez bien nous faire parvenir à propos du cours. Dans cette optique, vous pouvez envoyer vos messages à cabinettabuteau@yahoo.com. Merci, une fois de plus, chers amis. A la prochaine. ________________________________________

Wednesday, April 18, 2012

SESSION # 19 Cours de droit pratique Haitien

COURS VIRTUEL DE DROIT PRATIQUE HAITIEN
(CVDPH)

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EN PARTENARIAT AVEC ME. KÉLY TABUTEAU (JURISTE ET EDUCATEUR)

Me. Kély TABUTEAU, av. / M. Ed.

SESSION # 19

Mesdames, Messieurs, RADIOHAITICONNECTION NETWORK et moi vous saluons et vous remercions de votre aimable participation à cette 19ème leçon dont le but est de vous éclairer la lanterne sur la procédure ordinairement suivie dans le cadre d’une action en appel contre un jugement rendu par un tribunal de paix.

Rappel de la conclusion de la leçon # 17:

Madame Carmela Labelle reçoit l’expédition d’un jugement qui la condamne à s’acquitter d’une dette de 20.000 gourdes au profit de Monsieur Louis Edouard et à le dédommager pour les préjudices qu’il aurait subis. Très irritée à cause de cette condamnation, Madame Labelle décide d’interjeter appel de ce jugement.

Mise en garde :

Avant d’exposer la leçon, nous tenons à attirer votre bienveillante attention sur le fait qu’au niveau de l’appel, la procédure est énormément complexe, comparativement à celle au niveau du tribunal de paix. Il est vraiment difficile pour un non-professionnel du droit de conduire efficacement une action en appel en Haïti. Les intéressés ont donc intérêt à se faire assister d’un avocat en cette matière. Nous ne présentons notre présente leçon relative à l’appel qu’a titre d’information.

L’action en appel :

Normalement, comme première démarche l’appelant se rend au greffe du tribunal de première instance - qui coiffe le tribunal de paix en question - dans le but de faire consigner dans le registre réservé à cet effet, la déclaration d’appel. Apres quoi, le greffier remet à l’appelant un certificat attestant cette démarche. (La partie qui initie l’action s’appelle « appelant » ou « appelante » et la partie qui se défend sur l’action s’appelle « intimé ». Par exemple, dans l’affaire qui nous préoccupe Madame Labelle est l’appelante et Monsieur Edouard, est l’intimé.)

Comme deuxième démarche, l’appelant se rend à la Caisse des Dépôts et Consignations de la Direction Générale des Impôts et y dépose une amende de dix gourdes. L’employé receveur lui remet un récépissé attestant cette formalité. Cette amende est une valeur qui sera confisquée par l’Etat en cas d’échec de l’action en appel mais qui devrait être restituée à l’appelant en cas de succès de son action. Le but de l’amende est de décourager les appelants chicaniers et de mauvaise foi. (Bien sûr, le montant de l’amende devient très dérisoire et mérite d’être ajusté.)

Comme troisième démarche, l’appelant demande à un huissier approprié (un huissier immatriculé au greffe du tribunal de première instance en question, par exemple) de signifier à l’intimé un acte d’appel, c’est-à-dire un écrit qui porte l’action à la connaissance de l’intimé et qui comporte les arguments sur lesquels se base cette action.

Généralement, l’intimé constitue un avocat pour le défendre. Celui-ci fait parvenir à l’appelant un acte d’occuper, c’est-à-dire un document par lequel l’avocat informe l’appelant de sa constitution au profit de l’intimé. Ensuite, l’avocat constitué fait parvenir à l’appelant un document qui contient ses « conclusions », c’est-à-dire les moyens de défense contre l’appel.

L’appelant répond, par écrit, aux conclusions de l’intimé.

Les deux adversaires continuent à échanger des correspondances à l’effet de renforcer leurs arguments de mieux en mieux. Cet échange d’écritures se poursuit jusqu'à ce que l’une des deux parties, au lieu de riposter, préfère demander à un huissier de délivrer à l’adversaire un acte d’avenir. Cet exploit d’huissier - encore appelé sommation d’audience - a pour but d’inviter l’adversaire à se présenter devant le juge pour que la cause puisse être entendue et jugée.

L’émetteur de l’acte d’avenir se rend au greffe du tribunal chargé de juger l’appel en vue de l’enrôlement de l’affaire, c’est-à-dire pour faire préciser le jour et l’heure à laquelle l’affaire sera évoquée.

La leçon numéro 21 vous donnera un avant-goût de la technique de plaidoirie en matière d’appel. Quant à la leçon numéro 20, elle vous offrira l’occasion de vous familiariser davantage aves les termes greffiers, huissiers et encanteurs publics.

Mesdames, Messieurs, voilà votre leçon du jour. Nous espérons, de tout cœur, qu’elle vous a plu. Comme toujours, nous attendons impatiemment vos questions, critiques et commentaires concernant n’importe laquelle des 19 leçons que nous vous avons présentées jusqu’ici. A cette fin, vous pourrez ou bien envoyer votre message à cabinettabuteau@yahoo.com ou bien nous appeler sur le (954) 793-5901 (Floride, Etats-Unis d’Amérique). Merci, une fois de plus. A la prochaine.

Monday, April 16, 2012

Hermanie la Nouvelle Miss qui représentera Haiti au concours Miss International à Chicago en Juillet prochain





Ce dimanche 15 avril, durant le concours pour la Miss Arkansas International 2012 --tenue à Jacksonville,Arkansas, US -- la compatriote Hermanie Pierre , ingénieur civil avec l'Etat d'Arkansas (à gauche) est devenue la deuxième dauphine de Kola Brown consacrée Miss Arkansas International 2012 (à droite). Hermanie représentera Haiti à Chicago en juillet prochain au concours Miss International USA
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Pégie_ Audio_ Revue des informations de la semaine sur Radio Haiti Connexion:

Cliquez Ici: http://twt.fm/495994

Portables: http://t.co/6eaNGpji

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Tuesday, April 10, 2012

BREF APERCU SUR LES FONCTIONS DES NOTAIRES ET DES ARPENTEURS

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SESSION # 18


BREF APERCU SUR LES FONCTIONS

DES NOTAIRES ET DES ARPENTEURS

Chers participants au Cours Virtuel de Droit Pratique Haitien (CVDPH), en mon nom et en celui de RADIOHAITICONNECTION NETWORK, je vous salue très cordialement et prend plaisir à vous féliciter de votre louable participation à la 18eme leçon dont le but est de vous donner une brève idée sur les principales fonctions des notaires et des arpenteurs haïtiens.



En Haïti, un notaire est un officier public assermenté dont la principale mission est de recevoir les actes et les contrats - non injurieux et non diffamatoires - auxquels les parties doivent ou veulent donner le caractère d’authenticité aux fins d’en assurer la date, d’en conserver le dépôt et d’en délivrer des expéditions ou extraits. Quant à l’arpenteur, il ou elle est un officier public assermenté ayant pour principale mission de calculer les surfaces des terrains et d’en fixer les bornes. Le notaire et l’arpenteur ne peuvent être nommés et commissionnés que par le Président de la République sur la recommandation du Ministre de la Justice.



Le nombre de notaires et d’arpenteurs pour les différentes communes est précisé par la loi. Par exemple, le nombre est fixé à 22 notaires et à 20 arpenteurs pour la commune de Port-au-Prince, à 7 notaires et à 8 arpenteurs pour la commune de Jérémie Le notaire et l’arpenteur ne peuvent instrumenter qu’a l’intérieur de la commune pour laquelle ils sont nommés, sauf dans des cas exceptionnels, avec l’autorisation écrite du Doyen du Tribunal de Première instance de la juridiction dans laquelle le notaire ou l’arpenteur intéressé est commissionné. Les expéditions d’actes délivrés par ces professionnels font foi en justice et sont exécutoires sur toute l’étendue du territoire de la République, sauf s’il y a poursuites judiciaires pour crime de faux à propos des actes en question.



Signalons, pour terminer, que la loi permet aux notaires et aux arpenteurs de réclamer des honoraires pour leurs services professionnels.



Voilà la leçon numéro 18, très chers participants au Cours Virtuel de Droit Pratique Haitien.

Notre leçon numéro 19 vous exposera, en résumé, les principales formalités qu’un justiciable devrait remplir pour pouvoir faire juger, en Haïti, l’appel interjeté à l’encontre d’un jugement rendu par un tribunal de paix.

Quant à la leçon numéro 20, elle nous permettra de partager avec vous quelques importantes notions sur les fonctions légales des greffiers, des huissiers et des encanteurs publics haïtiens.

Nous espérons, de tout cœur, que cette leçon vous a plu. Comme toujours, nous recevrons, avec grand plaisir, les questions, critiques et commentaires que vous voudriez bien nous faire parvenir concernant n’importe laquelle de nos leçons. A cette fin, vous pourrez ou bien envoyer votre message à cabinettabuteau@yahoo.com ou bien nous appeler sur le (954) 793-5901 (Floride, Etats-Unis d’Amérique).


Merci, une fois de plus. A la prochaine.

Monday, April 2, 2012

Audio 17: COMMENT FORMER OPPOSITION CONTRE UN JUGEMENT RENDU PAR DEFAUT

COURS VIRTUEL DE DROIT PRATIQUE HAITIEN

(CVDPH)
par Kély Tabuteau

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SESSION # 17


COMMENT FORMER OPPOSITION

CONTRE UN JUGEMENT RENDU PAR DEFAUT

Distingués participants au Cours Virtuel de Droit Pratique Haitien (CVDPH), en mon nom et en celui de RADIOHAITICONNECTION NETWORK, je vous salue et vous remercie énormément de votre participation à la 17eme leçon du Cours Virtuel de Droit Pratique Haitien dont le but est de vous indiquer la voie à suivre pour former opposition contre un jugement rendu par un tribunal de paix haïtien.

La conclusion de la session # 15:

Madame Carmela Labelle reçoit un jugement par défaut qui la condamne à s’acquitter d’une dette de 20.000 gourdes au profit de Monsieur Louis Edouard et à restituer à celui-ci toutes les dépenses qu’il a effectuées dans le cadre de son action judiciaire. Très furieuse contre cette décision de justice de paix, Madame Labelle décide de former opposition à l’effet de faire rejuger l’affaire.

La leçon de ce jour :

En vue d’atteindre son but, Madame Labelle commence par se rendre au greffe du tribunal de paix pour faire sa déclaration d’opposition. Le greffier du tribunal inscrit la déclaration dans le registre destiné à cet effet puis lui fait savoir la date et l’heure fixées par le juge de paix (ou par un juge de paix suppléant) pour la nouvelle audition de la cause. Apres quoi, Madame Labelle demande à un huissier immatriculé au greffe du tribunal de signifier à Monsieur Louis Edouard la copie d’un document appelé acte d’opposition en vue de l’informer de l’opposition et de l’inviter à se présenter au tribunal à la date et à l’heure indiquées dans l’acte d’opposition.

Au jour fixé pour l’audition de la cause, Madame Labelle se présente au tribunal de paix une demi-heure avant l’heure prévue et demande au greffier de bien vouloir enrôler l’affaire, c’est-à-dire d’écrire sur l’original de l’acte d’opposition un numéro pour l’appel de l’affaire.

A l’heure prévue, le greffier appelle la cause en disant : « Affaire Carmela Labelle contre Louis Edouard évoquée ». A cette déclaration, Madame Labelle répond « retenue » et sollicite la parole pour donner lecture de l’acte d’opposition. Immédiatement après la lecture, Monsieur Louis Edouard demande la parole pour produire ses défenses. Il réitère sa demande de condamnation de Madame Labelle au paiement de la somme de 20,000 gourdes ainsi que d’une valeur additionnelle à titre de dommages-intérêts et de frais de procédure. A tour de rôle, les deux parties prennent la parole et essaient de convaincre le juge du bien-fondé de leurs points de vue. En fin de compte, le juge déclare : « La lanterne du tribunal est suffisamment éclairée. Je déclare donc l’affaire entendue et ordonne le dépôt des pièces. Le jugement définitif sera rendu dans un délai de huit jours ». Les parties remercient le juge en siège et se retirent de la barre. Madame Carmela Labelle ainsi que Monsieur Louis Edouard acheminent leurs dossiers audit juge par l’intermédiaire du greffier.

Une semaine plus tard, le jugement est rendu. Malheureusement pour Madame Labelle, le tribunal considère ses arguments comme étant farfelues, maintient le jugement par défaut et réaffirme sa condamnation à payer la dette. Madame Labelle vient de recevoir une copie de l’expédition du jugement. Elle exprime son vif mécontentement et son inébranlable intention de porter l’affaire par-devant une juridiction supérieure.

Nous vous conseillons de ne pas rater la leçon numéro 19 si vous voulez prendre connaissance des étapes que devra franchir Madame Carmela Labelle avant de pouvoir faire juger l’appel qu’elle entend interjeter.

Quant à la leçon numéro 18, nous l’utiliserons pour vous donner une idée du travail des notaires et de celui des arpenteurs, en Haïti.

Mesdames, Messieurs,

Nous espérons que l’enseignement de ce jour vous a plu. Comme toujours, nous recevrons avec grand plaisir les questions, critiques et commentaires que vous voudriez bien nous faire parvenir, soit en écrivant à cabinettabuteau@yahoo.com soit en composant le (954) 793-5901. Merci, une fois de plus, de votre aimable participation. A la prochaine.

Tuesday, March 27, 2012

Avocat Kely Tabuteau avec Cours de droit pratique haitien "Audio 16 Cours de Droit Pratique Avocat vs Fondé de Pouvoir"

Avocat Kely Tabuteau avec Cours de droit pratique haitien "Audio 16 Cours de Droit Pratique Avocat vs Fondé de Pouvoir"

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Jusqu’à la fin de l’année 2012, nous vous ferons parvenir, à titre de participant(e) spécial(e), les versions écrites et orales de toutes les leçons disponibles moyennant une contribution annuelle de US $35. Si cette offre spéciale vous intéresse, veuillez vous adresser soit à Haïti Connexion Network, soit à cabinettabuteau@yahoo.com. Merci de votre inestimable support.
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Me. Kély TABUTEAU, av. / M. Ed.


SESSION # 16

DES AVOCATS ET DES FONDES
DE POUVOIR HAITIENS


Dans chaque ville haïtienne où se trouve un tribunal de première instance, en principe, il existe aussi un barreau ou ordre des avocats, c’est-à-dire une association indépendante formée par l’ensemble des avocats ayant leur domicile professionnel dans la juridiction en question.

Un avocat est un Licencié en droit qui, d’une part, a prêté le serment légal par-devant le Doyen du Tribunal de Première Instance, sur la demande du barreau et, d’autre part, a effectué un stage règlementaire approuvé par ledit barreau. De ce fait, il est de coutume qu’un avocat haïtien s’identifie en ajoutant à son titre d’avocat le nom du barreau auquel il appartient. La loi fait de l’avocat haïtien un professionnel indépendant jouissant du droit de donner des consultations juridiques aux clients de leur choix et habilité à les représenter en justice par-devant toutes les instances judiciaires haïtiennes. Sauf convention contraire, ses honoraires sont de 20% des créances recouvrées. S’agissant de règlement amiable avant toute plaidoirie, ses honoraires sont de 10%. L’administration de chaque barreau se fait par un conseil de discipline dont le président est le bâtonnier. Ce conseil a autorité pour sanctionner tout avocat qui, délibérément, commet un manquement à la probité, à l’honneur et à la délicatesse.

Il ne faut pas confondre les termes « avocat » et « fondé de pouvoir ». Tandis que l’avocat jouit du droit de représenter ses clients en toutes matières et sur toute l’étendue du territoire national, le fondé de pouvoir ne peut représenter des justiciables que dans le cadre d’affaires qui sont de la compétence du tribunal de paix par-devant lequel il a prêté serment. Par exemple, un fondé de pouvoir a la capacité juridique pour aider un justiciable à maintenir la possession de sa propriété, mais n’a pas compétence légale pour représenter un justiciable qui revendique son droit de propriété. Généralement, un fondé de pouvoir est un citoyen qui a complété avec succès les deux premières années académiques dans un programme de Licencié en droit et qui emboite le pas vers l’acquisition de la maîtrise de la procédure en matière de justice de paix.

Nous terminons l’enseignement du jour en rappelant qu’en Haïti, aucun justiciable n’est obligé de constituer défenseur pour le représenter en justice. Aux termes de l’article 77 du code de procédure civile, toutes parties ont le droit d’occuper par elles-mêmes tant en demandant qu’en défendant. C’est d’ailleurs en tenant compte de ce fabuleux privilège dont vous jouissez que nous nous efforçons à vous inculquer les notions juridiques de base qui pourront vous aider à assurer votre propre défense en justice au cas où votre avocat ou fondé de pouvoir habituel ne serait pas disponible.


Voila donc, chers amis, votre leçon du jour. La leçon numéro 17 vous donnera le plaisir d’entendre une partie défenderesse former opposition contre un jugement rendu par défaut et la leçon numéro 18 nous permettra de vous donner une idée de la mission du notaire et de celle de l’arpenteur en Haïti. Nous espérons que l’enseignement de ce jour vous a plu. Comme toujours, nous recevrons avec grand plaisir les questions, critiques et commentaires que vous voudriez bien nous faire parvenir, soit en écrivant à cabinettabuteau@yahoo.com, soit en composant le 1 (954) 793-5901. Merci beaucoup de votre aimable participation, encore une fois, au cours virtuel de droit pratique haïtien. A la prochaine.
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Tuesday, March 20, 2012

Réponse de Jean Voltaire au ministre Supplice au sujet de l'amendement constitutionnel

Cher amis,

C’est très regrettable que le ministre qui soit disant le représentant de la diaspora haïtienne au sein du gouvernement n'a aucune idée sur ce que la diaspora veut. Selon M. Supplice, la publication de l’amendement constitutionnel qui permettrait de rétablir les droits politiques des haïtiens vivant à l’étranger n'est pas importante. M. Supplice, vous ne connaissez pas ce que nous voulons. Le droit de vote, le droit d’être candidats aux élections, le droit de chosir nos dirigeants, sont les droits les plus importants que nous voulons. Ce sont les droits fondamentaux comme citoyens. Nous n’existons pas seulement pour supporter notre pays économiquement. Nous voulons le diriger aussi, en lui donnant une nouvelle direction.


Oui, nous voulons participer aux affaires sociales, culturelles, et économiques du pays. Oui, nous voulons faire du bénévolat et offrir notre expertise dans le secteur éducatif pour aider à relever ce pays de ses genoux. Oui, nous acceptons que votre gouvernement nous force à payer pour les appels téléphoniques et les transferts d’argents en Haïti pour éduquer les enfants d'Haiti. Nous l'acceptons malgré vous ignorez notre demande de transparence et accountabilite dans ce programme. Personne sait ce que votre gouvernement a fait avec cet argent qu'il a collecte. Nous avons tous acceptes parce que nous aimons notre pays. Nous continuerons à l’aimer jusqu’à la fin.

M. Supplice, la diaspora haïtienne, à laquelle que j’appartiens, est le moteur de l’économie haïtienne. Nous représentons plus de 80% des touristes en Haïti. Malgré l’insécurité et le kidnapping qui nous affectent quotidiennement, car quand une personne est kidnappée en Haïti, on nous appelle à verser le ransom, nous le faisons, et nous continuerons à venir en Haïti.

Vous savez bien que nous avons envoyé plus de deux milliards de dollars en Haïti chaque année pour supporter nos frères et sœurs qui vivons dans une misère infernale, car leur gouvernement les ignore. Sans la Diaspora, beaucoup de pères et mères en Haïti ne pourrons nourrir leurs familles, envoyer leurs enfants à l’école, ou avoir accès à la sante. Qu’est-ce que vous pensez Haïti deviendrait-elle sans la diaspora ?

Cependant, quand il s’agit de la participation de la Diaspora dans les affaires politiques du pays, tout plume leve sou do nou. On devient immédiatement les plus grands nationalistes. On voit la diaspora comme un danger mortel pour l’avenir du pays. Quel avenir ? A-t-on vu la condition dans laquelle la majorité de nos frères et sœurs vivent ? Qui est responsable de leur misère ? Vous savez bien la réponse: L’Etat Haïtien, un état irresponsable et corrompu, dirigé par des hommes sans vision and sans convictions morales et politiques. Ces hommes-là ne veulent pas vraiment du changement. Ils veulent toujours garder le status quo, en asservant le peuple dans une misère noire, dans l’alphabétisme, dans l’insécurité, et sans une opportunité d’avoir un emploie, malgré qu’on sait bien que le travail c’est la dignité, la liberté, et le respect.

M. Supplice, le peuple haïtien, y compris la diaspora haïtienne, mérite plus de ce qu’il reçoit. Nous voulons que les amendements de la constitution soient publiés immédiatement pour donner un autre avenir au peuple haitien qui a tant souffer, pour donner une autre chance à notre chère Haïti. Oui, la Diaspora veut participer dans les affaires politiques du pays, et nous sommes prêts.


Me. Jean-Michel Voltaire

Chairman
Reunion Sportive du Sud, Inc.

www.lesudreuni.org

15ème Session du Cours Pratique de droit Haitien: Comment introduire une action par-devant le tribunal de paix

15eme Session Comment introduire une action par-devant le tribunal de paix
par Maitre Kély Tabuteau


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SESSION # 15

COMMENT INTRODUIRE UNE ACTION CIVILE
PAR-DEVANT LE JUGE DE PAIX


Rappel de la conclusion de la session # 13 :

Monsieur Louis Edouard se présente au tribunal de paix dans le but de porter le juge en siège à condamner la dame Carmela Labelle aux fins de lui restituer la somme de 20.000 gourdes qu’elle lui doit, de payer les frais de justice et de lui verser des dommages et intérêts pour les préjudices qu’il a subis à cause de la mauvaise foi de la débitrice. Monsieur Edouard se positionne à la barre et s’apprête à plaider sa propre cause.

Le greffier prononce la phrase : « Affaire entre Monsieur Louis Edouard et Carmela Labelle évoquée». Monsieur Edouard répond « retenue » et s’adresse au juge de paix en ces termes : « Honorable Magistrat, je demande la parole pour lier le tribunal par la lecture de l’acte introductif d’instance». Le juge approuve cette demande en disant: «Le Tribunal vous accorde la parole ». Monsieur Edouard remercie le juge puis lit la citation (l’acte introductif d’instance) à haute et intelligible voix. Ensuite, il laisse passer quelques secondes pour donner à Madame Labelle ou à son défenseur éventuel le temps de riposter. Comme le demandeur n’entend personne solliciter la parole, il poursuit ses propos comme suit : « Honorable Magistrat, je demande qu’il vous plaise de bien vouloir faire appeler la partie défenderesse pour qu’elle vienne vous soumettre ses défenses éventuelles ».

Le juge ordonne à son greffier d’appeler Madame Labelle à haute voix. Le greffier obtempère à cet ordre en criant le nom de Madame Carmela Labelle à trois reprises. Personne ne répond. Monsieur Edouard sollicite la parole à nouveau. Le juge la lui accorde. Monsieur Edouard laisse entendre : « Honorable Magistrat, la dame Carmela Labelle a été dûment citée aux fins de comparaître à l’audience de ce jour. Pourtant, elle s’est absentée et ne s’est pas fait représenter par un défenseur. Je sollicite donc l’octroi du défaut contre elle et, pour le profit, l’adjudication de mes conclusions si, après vérification, elles se révèlent justes et fondées ». Le juge s’assure de la régularité de la citation puis déclare : « Le tribunal octroie défaut contre la partie défenderesse et ordonne le dépôt des pièces à son délibéré. Le jugement sera rendu dans le délai de la loi qui est de huit jours francs». Le demandeur remercie courtoisement le juge pour avoir entendu son affaire puis se retire de la barre.

Avant de remettre les pièces au greffier comme ordonne le juge, Monsieur Edouard s’assure que la reconnaissance de dette soit timbrée et scellée par la Direction Générale des Impôts après paiement de la taxe de 10 % exigée par la loi pour l’enregistrement de ce document. Monsieur Edouard n’oublie pas de garder en lieu sûr une photocopie de chacune des pièces du dossier. Cette mesure de prudence pourrait lui être utile au cas où, par malheur, les pièces seraient égarées.

En fin de compte, Monsieur Edouard dépose les pièces, le juge délibère et le jugement est prononcé. Il reçoit du greffier une expédition du jugement rendu (une copie certifiée conforme) puis charge un huissier de la faire enregistrer à la Direction Générale des Impôts et de la notifier à Madame Marie Carmela Labelle.

Madame Labelle est très irritée contre ce jugement rendu par défaut contre elle. Elle entend former opposition contre cette décision en vue de la faire rejuger. L’audio numéro 17 vous offrira l’opportunité d’apprécier cette belle page de la procédure civile haïtienne.

Nous utiliserons l’audio numéro 16 pour vous donner une idée du rôle des avocats, des notaires et des arpenteurs au sein de la justice haïtienne.

Nous espérons que l’enseignement de ce jour vous a plu. Comme toujours, nous recevrons avec grand plaisir les questions, critiques et commentaires que vous voudriez bien nous faire parvenir, soit en écrivant à cabinettabuteau@yahoo.com, soit en composant le 1 (954) 793-5901. Merci beaucoup de votre aimable écoute, très chers participants au cours virtuel de droit pratique haïtien. A la prochaine.

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Nous vous recommandons ce mois 'Le Créole, une langue' par Gérard Etienne.

Poète, romancier, essayiste et journaliste, emprisonné et torturé en Haïti, Gérard Étienne s'était exilé au Québec en 1964. Il y résida jusqu'à sa mort. Ayant étudié à l'Université de Montréal puis à l'Université de Strasbourg, il enseigna la linguistique et créa et dirigea le module Information-communication à l'Université de Moncton où il forma de nombreux journalistes.

Saturday, March 10, 2012

Comment l’on peut devenir propriétaire en Haïti à la simple faveur d’un laps de temps

COURS VIRTUEL DE DROIT PRATIQUE HAITIEN
(CVDPH)

UNE SÉRIE DE SESSIONS JURIDIQUES CONÇUES PAR HAÏTI CONNEXION NETWORK
EN PARTENARIAT AVEC ME. KÉLY TABUTEAU (JURISTE ET EDUCATEUR)
Offre spéciale
Jusqu’à la fin de l’année 2012, nous vous ferons parvenir, à titre de participant (e) spécial (e), les versions écrites et orales de toutes les leçons disponibles moyennant une contribution annuelle de US $35. Si cette offre spéciale vous intéresse, veuillez vous adresser soit à Haïti Connexion Network, soit à cabinettabuteau@yahoo.com. Merci de votre inestimable support.
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Me. Kély TABUTEAU, av. / M. Ed.



SESSION # 14

LA PRESCRIPTION LEGALE EN HAITI


Nous allons vous aider à mieux comprendre comment l’on peut devenir propriétaire en Haïti à la simple faveur d’un laps de temps.

Prenons un premier cas juridique concret:

De son vivant, Monsieur Jean Badio était le gardien de la propriété où il habitait avec sa famille. Ses héritiers sont restés en possession de ce bien depuis plus de vingt ans. Juridiquement, ont-ils la possibilité de se déclarer propriétaires de ce bien ?

La réponse est négative.

Selon l’article 2030 du code civil haïtien, un citoyen qui occupe une propriété depuis au moins 20 ans en devient le propriétaire seulement si la possession est faite animo domini, c’est-à-dire à titre de maître. Tel n’est pas le cas pour un gardien ou ses héritiers car, selon l’article 1999 du code civil, « Quand on a commence à posséder pour autrui, on est toujours présumé posséder au même titre, s’il n’y a preuve contraire. » L’article 2000 du code civil surenchérit que « les actes de pure faculté et ceux de simple tolérance ne peuvent fonder ni possession, ni prescription. »

Les gardiens doivent aussi se rappeler que selon un arrêt rendu par la Cour de Cassation de la République d’Haïti à la date du 26 novembre 1928, «l’éloignement du vrai propriétaire n’empêche pas sa possession légale ».

Maintenant, prenons un deuxième cas juridique concret :

Monsieur Jacob Petit-homme a en main un papier légal qui prouve qu’il a acheté votre propriété depuis déjà 15 ans en dépit du fait que vous n’ayez pas participé à la vente. Si vous avez les titres de votre propriété, pouvez-vous légalement obtenir le déguerpissement de Monsieur Petit-homme de cet immeuble ?

La réponse est non.

Selon l’article 2033 du code civil haïtien, « celui qui, en Haïti, acquiert de bonne foi et par juste titre un immeuble, en prescrit la propriété par dix ans, si le véritable propriétaire habite sur le territoire haïtien; et par quinze ans, si le vrai propriétaire est domicilié à l’étranger. » L’article 2035 du code civil haïtien ajoute que « la bonne foi est toujours présumée et que c’est à celui qui allègue la mauvaise foi à la prouver».

Les Haïtiens vivant à l’étranger ont donc intérêt à visiter plus souvent leurs propriétés en Haïti et à développer des relations affables avec les habitants du quartier où se trouvent leurs biens.


C’est donc la fin de l’enseignement de ce jour. Si vous avez des questions ou des observations, n’hésitez pas de les expédier à cabinettabuteau@yahoo.com. Vous pouvez aussi nous appeler sur le 1 (954) 793-5901. Merci beaucoup d’avoir lu cette leçon. A très bientôt.

Pour écouter l'audio 14 en rapport avec ce texte: : http://twt.fm/495535 http://t.co/u8YcgBqk

Sunday, March 4, 2012

Avocat Kély Tabuteau sur le Role du juge de paix en Haiti. Session 13


COURS VIRTUEL DE DROIT PRATIQUE HAITIEN

(CVDPH)


UNE SÉRIE DE SESSIONS JURIDIQUES CONÇUES PAR HAÏTI CONNEXION NETWORK

EN PARTENARIAT AVEC ME. KÉLY TABUTEAU (JURISTE ET EDUCATEUR)

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Jusqu’à la fin de l’année 2012, nous vous ferons parvenir, à titre de participant (e) spécial (e), les versions écrites et orales de toutes les leçons disponibles moyennant une contribution annuelle de US $35. Si cette offre spéciale vous intéresse, veuillez vous adresser soit à Haïti Connexion Network, soit à cabinettabuteau@yahoo.com. Merci de votre inestimable support.

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Me. Kély TABUTEAU, av. / M. Ed.


SESSION # 13


LE ROLE DE « JUGE » DU JUGE DE PAIX

Prenons un cas juridique concret : La dame Marie Carmela Labelle doit 20000 gourdes à son voisin, Monsieur Mon’ami Louis Edouard. Elle refuse de payer cette dette. Au lieu de solliciter l’intervention gracieuse du juge de paix en vue d’une solution à l’amiable, Monsieur Edouard préfère prendre directement la voie légale dans le but de porter le juge de paix de la zone à trancher le différend en sa qualité de juge et non en tant que simple conciliateur. Que doit faire Monsieur Edouard pour que le juge de paix puisse se déclarer compétent pour juger l’affaire?

D’abord, Monsieur Edouard doit faire parvenir à Madame Labelle un exploit d’huissier dénommé mise en demeure ou sommation de payer. C’est un document par lequel un huissier compétent fait savoir à Madame Labelle qu’elle a un délai d’un jour franc pour payer le montant qu’elle doit. (En droit, lorsqu’on vous dit « jour franc», ajoutez toujours 2 sur le chiffre donné. « Un jour franc » équivaut à 1 jour plus deux jours, « 3 jours francs » équivaudraient à 3 jours plus 2 jours.)



Apres l’expiration du délai d’un jour franc, Monsieur Edouard doit faire parvenir à Madame Labelle un exploit d’huissier dénommé « citation ». Une citation n’est pas une lettre d’invitation. C’est un acte judiciaire par lequel l’huissier fait savoir à Madame Labelle qu’elle est citée aux fins de comparaitre par-devant le juge de paix pour un jugement. (Ce n’est pas pour une conciliation ; un jugement peut permettre à Monsieur Edouard de faire procéder à la saisie des biens de la débitrice et à la vente de ces biens à la criée publique jusqu'à concurrence du montant de la condamnation et des frais de justice.)

Le jour et l’heure du jugement sont indiquées dans la citation. Une trentaine de minutes avant l’heure prévue, Monsieur Edouard ou son défenseur doit se présenter au tribunal pour faire enrôler l’affaire. A cette fin, il doit présenter au greffier du juge de paix l’original de la citation ; ce greffier écrit dans son registre les noms des parties litigieuses et inscrit un numéro d’enrôlement sur l’original de la citation.

Avant de solliciter la parole pour demander au juge de l’autoriser à lire la citation, Monsieur Edouard attend que le greffier prononce la phrase : « Affaire entre Monsieur Mon’ami Louis Edouard et Marie Carmela Labelle évoquée ! »

Après la lecture de la citation, Monsieur Louis Edouard attend quelques secondes pour permettre à Madame Labelle ou à son défenseur de répliquer ; si personne n’intervient, Monsieur Edouard demande au juge de faire appeler Madame Labelle pour qu’elle puisse produire ses défenses éventuelles.

Le juge de paix ordonne à son greffier d’appeler la dame à haute et intelligible voix.

Qu’est-ce qui va se passer ensuite ?

Vous le saurez en lisant la leçon numéro 15 de ce cours virtuel car la leçon numéro 14 me donnera l’opportunité de répondre plutôt à une question d’extrême urgence qui m’a été posée, à maintes reprises, par plusieurs des participants spéciaux à ce cours virtuel de droit. Cette question est la suivante : « Les héritiers du gardien d’une portion de terre ont-ils le droit de se déclarer propriétaires de cette propriété sur la base du fait qu’ils l’occupent depuis plus de vingt ans ? »

C’est donc la fin de l’enseignement de ce jour. Si vous avez des questions ou des observations, n’hésitez pas de les expédier à cabinettabuteau@yahoo.com. Vous pouvez aussi nous appeler sur le 1 954 793-5901.

Merci beaucoup d’avoir lu cette leçon. A très bientôt.

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Tuesday, February 21, 2012

Pégie dans un tour complet en français des infos du 12-18 février 2012

Tour Complet en Francais des Infos de la semaine en Haiti avec Pegie


Pégie dans un tour complet en francais des infos en Haiti du 12 Février au 18 Février 2012


Tous ces points et autres en cliquant ici --->> http://twt.fm/495245

Ou Cliquez ici si vous utilisez un portable -->> http://chirb.it/aKsazs

Points essentiels développés au cours de ce résumé de nouvelles:

· Les sons et les couleurs du carnaval au beau milieu de controverses, de déclarations et contre- déclaration, d'accusations, de vérites et de contre-vérités.

· Le délégué départemental du Sud, Gabriel Fortuné revient sur sa décision de démissionner

· 10 millions des 50 millions de gourdes promises à l'organisation du carnaval national sont débloquées...

· Haïti met de l'ordre dans ses procédures d'adoption d'enfants.
· Président Martelly mécontent , dénonce les ONG lors d'un déjeuner international organisé par le journal dominicain Listin diario.
· Le chanteur troubadour Jacques Sauveur Jean alias Jakito annonce sa prochaine candidature pour le siège au Sénat dans le département du Nord-Est.
· Dossier double-nationalité : Le président de l'Assemblée nationale très critique envers l'Ambassade américaine.

Nous vous rappelons que notre édition de nouvelles est patronnée par le Cabinet de Me Kely Tabuteau qui vous offre des cours de droit pratique haitien en ligne depuis le début de l'année sur le réseau d'HCN. Pour toutes vos questions en rapport avec les lois d'Haiti , suivez les cours de Me Kely Tabuteau publiés deux fois par semaine sur notre réseau.

Si vous aimez ce que Pegie vous apporte maintenant sur le forum, faites svp d'une pierre deux coups en sponsorisant Pégie pour ce bulletin de nouvelles hebdomadaire tout en faisant aussi la promotion de votre entreprise qui sera ainsi connue par plus de 60 000 connectés d'Haiti Connexion Network. Vous pouvez la contacter à: pegie_haiticonnexion@yahoo.com

Saturday, January 21, 2012

Pégie Infos du 14 au 21 janvier 2012 sur Radio Haiti Connexion

Pégie Infos du 14 au 21 janvier 2012 sur Radio Haiti Connexion

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Texte du Bulletin



Salitasyon pou tout oditè kap koute m sou Radio Ayiti Koneksyon. Se Pegie ki nan antèn nan depi Ayiti pou enfòmew de nouvèl semèn nan

1- ) Nap kòmanse nouvèl la ak pwen sa a pou n fèw konnen ke lendi 16 janvye a nan lan nwit bò zòn 9h-10h konsa gen yon aksidan ki fèt nan zòn delma 33. Gen pou pi piti 30 moun ki mouri e plis pase 50 lòt blese. Se yon gwo kamyon ki ta sanble pèdi fren depi pi wo delma 33 e ki bwote tout sa li jwenn sou wout li tankou motosiklèt, ti machann, moun ki t’ap pase sou wout la, kamyonèt avèk lòt machin anvan li rive nan lakou televizyon nasyonal la TNH ki nan 33.
Prezidan peyi a Michel Martelly ak tout madanm li te ale vizite kote aksidan sa te fèt la, te gen sekretè deta sekirite a Reginald Delva ki te la tou a, Mè delma Wilson jeudi, avèk Depite Arnel Belizaire avèk lòt pèsonalite peyi a tout te ale vizite dega sa.
Prezidan peyi a pwomèt ke li ap mete lòd nan peyi e li ap pran mezi kap pèmèt li sove lavi moun.


Nan menm aksidan sa gen Jacques Maurice qui se yon jounalis, pèdi pitit li ki rele Jacques Mannwèl Maurice ki gen 22 zan, li mouri mèkredi 18 janvye a ki sot pase a, li te blese grav. Jènn gason sa te animatè-prezantatè nan radio shalom FM ke papa li Jacques Maurice ap dirije. Li te konn anime yon emisyon ki rele « Espace Jeune ».
Minis kilti ak kominikasyon voye senpati li bay fanmi ak zanmi jènn gason sa nan yon nòt siyen minis Pierre Raymond Dumas.

19/01/2012 09:56:27


2-) Lòt pwen ki te fè aktyalite a an ayiti se kesyion nasyonalite a. Komisyon espesyal ki chaje pou ankete sou nasyonalite manb nan gouvènman, ki gen nan tèt li Senatè Joseph Lambert avèk kòm sekretè-rapòtè Youri Latortue kòmanse verifye dokiman moun yap ankete yo. Daprè Senatè Steven Benoît gen 39 pèsonalite politik pou komisyon an mennen akèt sou yo.
Senatè Moïse Jean-Charles ki akize depi plis pase yon semèn Président Martelly, le Premier Ministre Garry Conille, minis zafè etranjè a Laurent Lamothe, Minis du touris la Stéphanie Balmir Villedrouin, et le sekretè deta interiè a Georges Racine avèk yon lòt minis ke li pa bay non li paske li gen yon dokiman ke li pa jwenn pou li, di ke li bay prèv sou lòt nasyonalite Prezidan peyi

Senatè Benoit bò kote pali di ke senatè Moise Jean Charles depoze yon dokiman ki gen 2 nimewo paspò, youn ta sanble se yon paspò ameriken, lòt la ta sanble se yon paspò italyen men li pa gen sètitid de enfòmasyon sa.
Senatè Benoit kontinye pou li di ke imigrasyon pa ka di yo si se paspò ameriken ak italyen yo ye vrèman ni pou kiyes yo ye kidonk yo oblije a mennen demach nan anbasad yo ak òganizasyon yo pou yo ka jwenn enfòmasyion yo bezwen an

3-- Mekredi 18 janvye a sevis immigrasyon Etazini fè konnen yo pral bay Aysyen visa tanporè pou ale travay lan peyi Etazini an. Visa sa yo ki rele H-2A ak H_2B pral jewnn moun ki aplike pou yo e ki vle al travay lan agrikilti, otel, konstriksyon, ak sèvis manje. Ayiti vinn pami 57 peyi Imigrasyon Etazini asepte pou bay jan de visa sa yo. Prezidan Mately remèsye Etazini pou desizyon sa. Lan bò kote pa l, depute democrate Frederica Wilson lan Miyami bat bravo pou sa e li di desizyon sa a pral ede anpil moun an Ayiti tranbleman de tè a te deplase. Sepandan gen lòt moun ki pa kontan pwogram sa a, sitou kèk plantè la Florid ki yo menm fè konnen travayè sa yo pi chè paske yo oblije peye plis e yo oblije bay yo lojman, transpò, alò ke yo pa bezwen fè tout bagay sa yo ak moun ki san papye yo.

4-- Lan domèn spo a , Kanada bat ekip ayisyènn fi yo ak yon skò 6 a zero lan kad match ki pou kalifye peyi pou championa olenpik lan. Se kon sa tou golkipè ekip aysyenn Lidnie Lamaje se kite jowet la sou branka aprè li te blese lan do difèt li te fè yon kolizyon ak yon jouè. Deniè nouvèl fè konnen li te ospitalize.

5-- nap mete bout lan nouvè semenn lan pou nou di w gen 8 polisye ki koupab nan zafè masak ki te fèt nan prizon okay sou prizonye yo aprè katastwòf 12 janvyen 2010 la.
Gen moun ki di yo byen kontan pou vèdik sa a paske se premiè fwa apre lontan ke polisye jwenn pinisyon pou zak kraze zo ak touye mounn yap fè kont popilasyon an.

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Pages retrouvées:L’Armée d’Haïti : autopsie d’une institution

Par Dr Eddy Arnold Jean 13/10/2011 Comme la race des humains, les institutions ont la vie dure. Celles qui disparaissent au fil de l’hi...