Thursday, August 5, 2010

C'est maintenant officiel: Le chanteur Wyclef Jean est candidat



C'est maintenant officiel: Le chanteur Wyclef Jean a déclaré sur CNN ce jeudi 5 août qu'il est candidat à la présidence haïtienne pour les élections législatives et présidentielles devant se dérouler le 28 novembre prochain.

La star de hip hop a dit que la jeunesse haïtienne l'a "drafté" (sélectionné) pour le poste. Il a en outre déclaré au cours de cette interview qu'il est bien placé pour promouvoir l'unité dans la famille haïtienne. A la question de Wolf Blitzer qui lui a demandé comment lui Wyclef allait communiquer avec le peuple haïtien vu qu'il ne parle que l'anglais, le chanteur a prouvé avec la sentence "sak pase" qu'il pouvait parler le créole. II a aussi ajouté avec véhémence que ceux qui savent parler le français n'ont rien fait pour le pays jusqu' à présent. De plus, a-t- il ajouté, l'anglais devrait être parlé aussi en Haïti. Il a parlé de la diaspora haitienne avec qui il veut travailler de concert pour le développement d'Haiti, rappelant aux téléspectateurs que cette diaspora contribue énormément de manière financière à la vie du pays.

Son idéologie politique? développemnt, éducation, sécurité, santé. Wycle a dit que c'est ce qui l'intéresse, admettant qu'il sera prêt à voyager à la recherche de l'argent promis comme aide par les pays amis dans le cadre de la reconstruction d'Haiti dans l'après-séisme.

Il dit n'avoir que la nationalité haitienne et qu'en tant qu'ambassadeur honorifique - fontion que lui avait attibuée le président Préval il ya cinq ans (sic) - il n'avait pas pu rester constamment au pays.
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Le chanteur devenu candidat présidentiel a dit qu'il aimerait avoir une rencontre avec Bill Clinton -actuellement en Haïti- pour discuter avec lui certains projets qu'il a en tête.

PORT-AU-PRINCE (AFP) - La candidature à la présidence d'Haïti de Wyclef Jean est loin de faire l'unanimité à Port-au-Prince, certains dirigeants politiques criant à l'aventurisme, alors que dans la rue, les démunis rêvent de voir la star du hip-hop au Palais national.

"Ce qui se passe en ce moment c'est une réaction très émotionnelle. Avec Wyclef, c'est de l'improvisation, une aventure", réagit Evans Paul, dirigeant d'un parti d'opposition, à propos de l'effervescence suscitée dans l'île par la présence éventuelle du musicien dans la course à la présidence.

M. Jean, 40 ans, né dans la banlieue de la capitale surpeuplée d'où il a émigré pour les Etats-Unis à l'âge de neuf ans, s'est présenté jeudi devant le Conseil électoral pour s'enregistrer officiellement. Il était accompagné de sa femme et de sa fille et entouré de nombreux partisans, principalement des jeunes.

Dans les rues de Port-au-Prince, les jeunes sont majoritairement séduits par l'idée de sa candidature, même si beaucoup ne veulent pas le voir abandonner la musique.

Réunis à un coin de rue à Pétion-ville, banlieue de l'est de la capitale, des petits commerçants ambulants et quelques chômeurs disent vouloir soutenir "Wyclef". "Ah oui! Il a montré qu'il peut faire quelque chose pour le pays avec sa fondation. Oui, nous voterons pour lui", affirment-ils en choeur.

L'ex-membre des Fugees est intervenu à plusieurs reprises après le séisme du 12 janvier, qui a fait plus de 250.000 morts et jeté à la rue environ 1,5 million d'Haïtiens, pour distribuer à ses compatriotes démunis, avec sa fondation Yéle Haïti, des tentes, de la nourriture ou de l'eau.

"Je vais voter à une condition: si Wyclef est dans la course", dit Emmanuelle, 21 ans, interrogée avant que la candidature du chanteur ne soit confirmée.

"Il n'y a rien de rationnel dans tout ça", tonne à l'inverse Evans Paul, l'un des chefs du Parti "Alternative", jugeant que Wyclef Jean ne va pas faire avancer la cause du peuple, ni celle de la démocratie en Haïti.

"Cela me surprend d'entendre Wyclef se présenter à une campagne électorale. Je ne vois pas en lui un leader politique", tranche Jimmy, un étudiant.

De même, Maguy, une restauratrice, refuse de voir un artiste au pouvoir. "Qu'il reste là où il travaille si bien. La politique ce n'est pas son affaire."

"Je suis préoccupé", confie Serge Gilles, chef d'un parti de gauche. "On est en train de mélanger deux choses: la politique et l'art. Cela peut donner des résultats négatifs", prévient cet ancien candidat à la présidence, aujourd'hui opposé à la tenue des élections.

"La politique doit rester aux politiques", ajoute M. Gilles. Pour lui, l'arrivée de Wyclef Jean en politique est la conséquence de trois facteurs: la confiscation du pouvoir par la dictature des Duvalier (1957-1986), la recherche d'un messie (élection en 1990 du prêtre Jean-Bertrand Aristide) et "l'anarcho-populisme" instauré par le président Préval qui a, selon lui, affaibli les institutions du pays, dont les partis.

Plus de 70 partis, regroupements ou groupements de partis sont néanmoins admis à participer aux prochaines joutes, législatives et présidentielle, prévues le 28 novembre.

Le Conseil électoral provisoire haïtien (CEP) a ouvert jusqu'au 7 août la période d'inscription des candidatures à la présidence et avait déjà reçu cinq candidatures avant celle du chanteur.
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