Friday, January 29, 2016

Le G8 condamne l'immixtion de l'OEA dans les affaires internes d'Haiti


COMMUNIQUÉ DE PRESSE 
Envoi d’une Mission de l’OEA en Haïti :
 le G-8 déplore une initiative inopportune et susceptible d’envenimer la crise actuelle.
Le groupe des candidats à la Présidence engagés dans le processus électoral communément appelé Groupe des 8 (G-8) a appris avec stupéfaction la décision du Secrétaire général de l’OEA, Monsieur Luis Almagro, suite à une demande indignante du président Michel Joseph Martelly dont le mandat arrive à terme, sans aucune possibilité de prorogation, le 7 février prochain, d’envoyer en Haïti une curieuse mission de médiation.
Le G-8 note que peu de temps après cette décision, le président Martelly, fort du soutien aveugle de l’OEA, a tenu des déclarations incendiaires susceptibles de plonger le pays dans l’anarchie sanglante et le chaos généralisé.
Le G-8 conteste l’immixtion de L’OEA dans les affaires internes d’Haïti.
Le G-8 considère que l’OEA souffre, en Haïti, d’un déficit de neutralité et qu’elle constitue un facteur irritant dans la recherche d’une solution à la crise haïtienne pour les raisons suivantes :
 1.- L’OEA, est le principal responsable de la crise actuelle pour avoir favorisé en 2010, l’arrivée au pouvoir d’un candidat qui n’avait pas bénéficié du support populaire nécessaire pour gagner les élections : Monsieur Michel Joseph Martelly est donc une navrante créature de l’OEA. Ce qui est d’ailleurs confirmé par de nombreuses déclarations de l’ancien représentant de l’OEA en Haïti, M. Ricardo Seitenfus.
2.- L’OEA a toujours supporté le président qu’elle a fabriqué pour Haïti dans toutes ses dérives tout au long de son quinquennat.
3.- La Mission d’observation électorale de l’OEA, en déclarant que les élections étaient acceptables, a fait preuve de son manque de sérieux  puisque le contraire a été établi tant par les observateurs nationaux, certains observateurs internationaux dont le politologue belge, Joris Willems, que par la commission présidentielle d’évaluation électorale indépendante. L’OEA affiche donc, de manière indécente, son comportement partisan. Il lui est absolument impossible, aujourd’hui, de jouer le rôle de médiateur.
4.-  L’OEA à travers son communiqué en date du 07 Janvier 2016 (ref : E-359/16), fait partie de ceux qui, malgré les protestations populaires, les rapports des observateurs nationaux, les recommandations de la commission présidentielle d’évaluation électorale indépendante, continuaient à crier « ADELANTE » (eleksyon tèt dwat) pour les élections du 24 janvier 2016. Elle a même persisté dans son entêtement par un nouveau communiqué en date du 12 Janvier 2016 (ref : E-361/16).
Le G-8 renouvelle sa volonté ferme et inébranlable de continuer à accompagner le peuple haïtien dans la défense de ses justes revendications.
Le G-8 invite le peuple haïtien à ne pas se laisser intimider tant par les déclarations incendiaires, irresponsables et irréfléchies du chef de l’État, dont le mandat arrive à terme le 7 février que par les provocations des partisans du PHTK. 
Le G-8 appuie les manifestations populaires pacifiques organisées un peu partout à travers le pays en vue de forcer les responsables de l’État à respecter le verdict des urnes.
Plus que jamais Uni et Solidaire, le G-8 renouvelle sa volonté de tout entreprendre, dans le cadre de la loi, pour faire respecter la volonté populaire.
Fait à Port-au-Prince, le 28 janvier 2016  
Pour le G-8 :
                         Samuel MADISTIN




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Thursday, January 28, 2016

Haïti-Crise : Plus de cinquante ressortissants étrangers réprouvent les agissements du Core

Haïti-Crise : Plus de cinquante ressortissants étrangers réprouvent les agissements du Core 

Lettre ouverte aux ambassades des pays membres du « Core Group » et à l’Union Européenne en date du mercredi 27 janvier 2016

Document soumis à AlterPresse

Parce que nous ne voulons pas rester dans un silence complice

Le vendredi 22 janvier, le Conseil Electoral Provisoire (CEP) a annulé pour la troisième fois le second tour des élections présidentielles en Haïti. Quelques heures plus tôt le même CEP renouvelait sa confiance dans la réalisation des joutes. Le président Martelly avait également confirmé la tenue du scrutin du 24 janvier dans une adresse à la nation le jeudi 21 dans la soirée. Les retournements de situation des derniers jours ont achevé de décrédibiliser un processus électoral démarré il y a près de 6 mois, et décrié chaque jour un peu plus fort au sein de la société haïtienne, depuis le premier tour du scrutin législatif, le 9 août.

La communauté internationale – à quelques exceptions près –continue pourtant à soutenir ledit processus. Dans son dernier communiqué du dimanche 24, la Mission d’Observation Electorale de l’UE (MOE-UE), « réitère son soutien au processus électoral haïtien et elle maintient la nécessité de respecter les résultats électoraux du scrutin du 25 octobre 2015 qui a placé les candidats Jovenel Moïse et Jude Célestin au second tour des élections présidentielles. » Et pourtant...

Le rapport de la commission d’évaluation électorale indépendante (CEEI) des élections du 25 octobre 2015 révèle que « certains résultats obtenus indiquent que le niveau de certaines irrégularités graves est très élevé » et recommande un « examen plus approfondi au plan technique de la responsabilité de la machine électorale dans les irrégularités souvent assimilées à de la fraude massive ». [1] Le même rapport recommande vivement « un dialogue politique entre les différents acteurs du pays pour poursuivre le processus et espérer une participation appréciable aux élections et la paix sociale ».

Dans son rapport [2] la MOE-UE quant à elle, semble ne pas avoir vu d’irrégularités suffisamment graves pour remettre en doute le processus. Ce rapport conforte les rares partisans d’une poursuite du processus. De son côté, l’UE salue le rapport de la CEEI mais préfère défendre l’application des « recommandations et analyses » de « sa » mission d’observation [3]. Ainsi, alors que les deux principales recommandations formulées dans les conclusions du rapport de la CEEI n’ont pas été suivies d’effets, l’UE est restée « déterminée à poursuivre son appui au processus électoral et à continuer à l’accompagner dans les différentes phases ».

Les observateurs internationaux n’auraient donc pas « vu » d’irrégularités pouvant laisser présager des fraudes massives, mais les représentants des « pays amis » ont-ils fait le décompte des secteurs de la société civile haïtienne qui soutiennent encore le processus électoral ? Ces derniers jours, le forum économique, les Eglises Catholique et Protestante, les principales organisations de la société civile haïtienne - les mêmes que l’UE soutient de longue date à travers ses programmes de renforcement de la société civile - se sont tour à tour prononcés contre la poursuite de cette course électorale.

Les représentants des pays amis n’ont-ils pas vu, ces derniers mois et ces derniers jours, se multiplier les actes de répressions ? N’ont-ils pas entendu les alertes lancées par de nombreuses personnalités du secteur des droits humains ? Ignorent-ils que des affrontements liés au processus électoral bloquent des villes entières ?

Au cours du weekend écoulé, les signes inquiétants de polarisation de la situation se sont faits de plus en plus clairs, et il en faudrait peu pour que tout cela ne dégénère très sérieusement, ajoutant aux difficultés de la population haïtienne. Dans un contexte aussi explosif, et après des mois de jusqu’auboutisme, les acteurs de la diplomatie, souvent taxés d’ingérence dans le pays, devraient, selon nous, s’en tenir à une neutralité claire et s’abstenir de toute ambiguïté. La résolution de la crise actuelle revient aux acteurs haïtiens.

Nous regrettons l’amalgame – certes compréhensible - entre les étrangers, les ONG ou entreprises étrangères et les ambassades, alors même que beaucoup d’entre nous ne partagent pas la position des dites ambassades.

Nous, citoyens de pays membres du « Core Group », nous sentons très inconfortables dans la prise de position de nos représentants, nous ne la comprenons pas et voulons le faire savoir.

Signataires :

La présente est signée par un collectif de ressortissants étrangers vivant en Haiti, composé entre autres de :

1. Françoise Ponticq Dokdan (France), 2. Cécile Mazaleyrat (France), 3. David Millet (France), 4. Julie Tipret (France), 5. Cécile Bérut (France), 6. Joris Willems (Belgique), 7. Louise Perrichon (France), 8. Younes Karroum (France), 9. Damien Berrendorf (Belgique), 10. Andrée Gilbert (Canada), 11.Josée Gauthier (Canada),
 12. Silvio Distilo (Italie),
 13. Alfredo Lo Cicero (Italie),
 14. Emily Bauman(Canada),
 15. Emily Prior (Agleterre),
 16.Zoe Vangelder(France-Etats Unis), 17. Egido Sanz (Espagne)
18. Ilse Roels (Belgique),
19. Hélène Mauduit (France),
20. Elizabeth Sipple (Etats Unis), 21.Alexandra Marty-Chevreuil(France), 22.Jef Swerts (Belgique)
23.Martine Haentiens (Belgique)
24. Dirk Wils (Belgique)
25. Pieter Thys (Belgique)
26.Alfons Klomberg (Pays-Bas) 27.Jessica Hsu (Etats-Unis) 28. Ted Oswald (Etats-Unis)
29. Katherine Oswald (Etats-Unis) 30. Vincent Trabaud (France), 31.Carolyn Garcia (France), 32.Dirk Vermeyen (Belgique),
33. Carine Laroche (Belgique), 34.Laurent Collinet-Brdys (France), 35.Yamina Issad (France), 36.Damien Delalaye (France),
37. Marie Meudec (France) 38.Marine Desmousseaux (France), 39. Genevieve Fucks (Belgique,
40. Philippe Becoulet (France),
41. Laure Perichon (France),
42. Steven Picard (France), 43.Catherine Barriere (France),
44. Sophie Pierre (France)
45. Linda Tremblay (Canada)
46. Margot Petit-Pierre (France)
47. Carine Schermann (France)
48. Janet Brubacher (Canada)
49. Clémentine Blondon (France) 50. Emma Bourcier (France) 51.Ellie Happel (Etats-Unis) 52.Kurt Hildebrand (Etats-Unis)
53. Florian Delerue (France)

Et de 7 autres ressortissants étrangers, qui soutiennent cette lettre ouverte, mais préfèrent rester anonymes.

........

Tuesday, January 26, 2016

L’international a créé un monstre en Haiti

Edito:
Plusieurs experts sont d'accord pour dire que la Communauté Internationale est en grande partie responsable de ce qui se passe maintenant  en Haiti, quoique les haitiens eux-mêmes portent  aussi une certaine responsabilté.


Cette Crise a commencé quand la Ministre des Affaires étrangèes des Etats-Unis d’alors, Hillary Clinton, a demandé et même ordonné le CEP ou conseil électoral provisoire de changer les résultats des élections de 2010. Ce changement, “aidé par la préssion des rues”  a catapulté Michel Martelly au pouvoir. Le candidat Jude Célestin a ravalé sa colère pendant 5 ans et s’est ténu coi pendant que son adversaire politique d’alors Michel Martelly a gouverné le pays sous les yeux vigilants de la communaté internationale.

La petite histoire laisse entendre que Madame Clinton, (Photo: Photo Clinton ci-contre-G) au moment où elle passait des ordres au CEP, avait menacé du même coup l’ancien président Préval d’exil s’il ne prenait pas des dispositions  lui aussi pour changer les résultats jugés selon elle frauduleux. Or nous savions tous que Préval n’a jamais pensé à l’exil et il ne l’aime pas. Qui aime l’exil? Elle savait donc à quoi s’en tenir; elle savait donc comment  pousser  quelqu’un à crier Uncle ( ou Aunt) cette Madame la baronne. C’était en octobre 2010?

(Photo Hillary Clinton)
 Voilà donc à notre avis ce qui a poussé les politicien haitiens, blessés dans leur dignité, de ne pas se faire prendre une deuxième fois,  en 2016. La douce vengeance, avec raison ! Il n’en reste pas moins que l’interférence d’Hillary Clinton dans les élections haitiennes est la pierre d’acchoppement qui  a provoqué la genèse du monstre qui rugit maintenant  à travers les rues, routes et sentiers d’Haiti.

Resté à l’état embryonnaire durant le règne controversé de Michel Martelly intronisé le 14  mai 2011, le monstre a grandi et est sorti soudainement du ventre de ce même CEP qui croyait trompé l’électorat haitien tout le temps. Pouquoi Hillary Clinton, John Kerry, Kenneth Merten et même Obama n’ont-ils pas tiré une leçon de leur célèbre compatriote président Abraham Lincoln:    “On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps.” ?
Louis Opont, président du CEP en 2010 et présentement

 Croyaient-ils donc pouvoir tromper le peuple haitien en moins de 5 ans avec des élections faussées? Ce peuple qui a su tromper, lui, la vigilance et l’habilité de la plus grande armée européenne de l’époque coloniale, en l’occurence l’armée de Bonaparte, pour gagner sa liberté et son indépendance!

(Photo en bas: une peinture d’une des guerres de l’Indépendance d'Haiti)
Une peinture d’une des guerres de l’Indépendance d'Haiti)
Comme l’a suggéré un expert sur Haiti : Ils ne prennnent pas le temps d’appréhender les réalités haitiennes qu’ils regardent toujours  à travers leur prisme déformant et raciste, se basant sur   l’un des stéréotypes mille fois répétés: le peuple le plus miséreux de l’hémisphère.

Un autre de dire: La communaté internationale se comporte comme un élephant dans un magasin de porcelaine. Une image vraiment exotique, inédite, on dirait!

En d’autres termes, ils ne prennent pas le temps de devenir “haitologues”, dirions-nous.

Cette furie monstrueuse qui gronde maintenant à travers Haiti, enlevant le sommeil aux justes, tuant des justes, chagrinant des justes, ce souffle rageur qui fait tout bousculer sur son passage en Haiti, sont en grande partie le fruit de la politique étrangère de la communauté internationale envers Haiti, une politique qui, à cor et cri, à travers le Core Groupe,  veut nier la moindre parcelle d’auto-détermination à Haiti. Photo en bas: Manif contre les récentes élections.

Une des manifs en Haiti dénonçant les récentes élections
Cette-fois çi, le peuple haitien a parlé: il ne veut pas pas d’élections/sélections, de “fake élections”.
Vous avez beau dire que le processus électoral est la voie démocratique, peut-être;  mais pas un processus dont les directives sont déjà concoctées  ou tirées du tiroir d’un quelconque bureaucrate habitant Washington, New-York, Paris, Madrid, etc, comme ironiquement sont les fiches de votes imprimées depuis Doubai.

Haiti est disposée à se défaire de ce monstre “largué” sur ses rives- comme d’ailleurs le choléra. En tant que Nation, elle veut et doit le faire elle-même mais pas quand les “laboratoires” de chacun des pays du Core Groupe utilisent déjà des chapitres de leur Cookbook (Recueil/Recettes) pour déstabiliser la nation hatienne au gré des intérêts de  leurs pays d’origine. Photo en bas : Représentation de la bataille de David vs Goliath 



N’est-ce pas singulier,  se demande un autre expert sur Haiti, qu ‘un  Guy Phillipe qui devait répondre de ses présumés crimes devant un tribunal américan soit maintenant en train de lancer des menaces de lutte armée en Haiti...quand s’il s’était agi de tout autre membre de l’opposition haitienne qui n’avait pas voulu de la “mascarade électorale”, des ambassades du Core Group en Haiti se seraient mis déja à crier --à cor et à cri encore une fois-- qu’un tel  ou tel autre  de l’opposition haitienne est en train de prôner la violence en Haiti? Une violence qui, pour le bon peuple haitien, est et demeure pourtant inacceptable.

Cet article peut-être reproduit et publié mais sa source  Haiti Connexion Network doit être mentionnée

HCN

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Sunday, January 24, 2016

Dernière Heure: PROPOSITION DE SORTIE DE CRISE DU G8



Le G8
PROPOSITION DE SORTIE DE CRISE DU G-8
Considérant que le coup d'Etat avorté par les urnes du Parti Haïtien Tèt-Kale (PHTK) a entraîné une crise politique majeure menaçant de plonger le pays dans l'anarchie sanglante et le chaos généralisé
Considérant que le non-respect par le Conseil Electoral Provisoire (CEP) scélérat de la bande à Pierre-Louis OPONT de la constitution et du décret électoral l'a totalement discrédité et que ses membres sont dénoncés par devant la justice pour leur implication présumée dans des actes de corruption •
Considérant que le CEP complètement décrié n'a pu, dans les délais constitutionnels, mener à terme le processus électoral
Considérant que la crise institutionnelle ainsi créée résulte de la faute de l'exécutif Tèt-Kale qui n'a organisé aucune élection au cours de son quinquennat et du CEP croupion ,
Considérant que cette situation d'exception exige des acteurs politiques un compromis historique en vue de trouver une alternative viable au pouvoir kleptocratique Tèt-Kale ,
Considérant que le nouveau parlement, installé en violation de la constitution et de la loi, fait partie du problème et, à ce titre, ne saurait proposer de solution au pays ,
Considérant que la situation actuelle relative à l'impossibilité de remplacer un chef de l'Etat dont le mandat arrive à terme avant l'élection d'un autre président élu diffère de la situation de la vacance présidentielle et n'est pas prévue par la Loi-mère ,
Considérant la gravité de la crise née de l'organisation des élections de 2015
Considérant les efforts consentis par le G-8 et d'autres acteurs politiques pour faire échouer la tentative d'holdup électoral ,
Considérant la nécessité de régulariser la situation bancale et incomplète du parlement haïtien siégeant avec en son sein certains mal élus ,
Considérant que le G-8 a la responsabilité de travailler avec l'opposition plurielle et les secteurs vitaux du pays afin de bâtir le consensus politique indispensable à la sortie de crise.
Le G-8 propose aux autres acteurs de la société le présent plan de sortie de crise .
l . Il est mis en place, le 7 février 2016, un gouvernement provisoire qui sera formé de la manière suivante
a)                  Le président de la Cour de Cassation de la République ou, à son défaut, le Vice-président de cette Cour ou à d" aut de celui-ci le juge le plus ancien sera
investi de la fonction de Président de la République pour le temps de la transition
b)                  Un Premier ministre de consensus sera nommé par le Président Provisoire parmi les personnalités politiques du pays connues pour leur engagement politique, leur compétence et leur sérieux ;
c)                  Les membres du cabinet ministériel, qui n'excéderont pas quinze ministres, seront choisis par le Président de la République en accord avec le Premier ministre parmi des personnalités politiques connues du pays.
2. Le Gouvernement Provisoire a pour attributions de .
A-  Mettre en place une commission d'enquête indépendante composée de cinq membres désignés par des secteurs crédibles : Association des médias, sous la supervision de l'Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH) ; le secteur des droits humains, sous les auspices de la Plateforme Haïtienne pour la Défense des Droits Humains (POHDH) ; les organisations de femmes, sous la direction de Solidarite Fanm Ayisyèn (SOFA) ; l'Université 4 supervisée par le Recteur de l'Université d'État d'Haïti (UEH) et le groupe d'observateurs nationaux de l'élection, sous le contrôle de la Commission Justice et Paix (JILAP) •
Cette commission a un mandat n'excédant pas trente (30) jours calendaires.
Cette commission aura pour tâches de •
a)        approfondir l'évaluation réalisée par la Commission d'Evaluation Electorale Indépendante (CEEI) et épurer le processus de vote par l'analyse des Listes électorales partielles (LEP), des feuilles de comptage, des procèsverbaux et des plaintes déposées en vue de déterminer l'ampleur des irrégularités et des fraudes ;
b)        identifier et recommander l'exclusion du processus des bénéficiaires avérés des cas de fraudes ;
c)        réévaluer les décisions des BCED et du BCEN
d)        recommander au gouvernement provisoire de consensus toutes mesures jugées utiles et susceptibles de rétablir la confiance.
B-   Mettre en place une commission d'indemnisation des victimes des journées de rébellion contre le régime Tèt-Kale et veiller à la bonne utilisation des fonds qui y seront alloués ;
C-   Faire fonctionner les collectivités territoriales et l'Etat central
D-  Respecter les engagements internationaux d'Haïti
E-   Combattre la corruption sous toutes ses formes ;
F-    Compléter le processus électoral conformément aux recommandations de la commission d'enquête électorale ,
G-  Prendre des mesures d'apaisement en faveur des masses populaires et paysannes, des instituteurs et professeurs d'éc s, des policiers et des gagne-petit en général ,
H-  Appliquer les recommandations de la Commission d' Enquête Electorale Indépendante
I-     Réaliser l'audit de la gestion du pouvoir Tèt-kale ,
J-     Libérer les prisonniers politiques.
3.  Reporter le second tour des élections en attendant le rapport de la commission prévue au point 2.
4.  Le gouvernement provisoire sera assisté dans sa tâche, avec voix consultative, par les assemblées parlementaires actuelles dont les mandats seront suspendus sans perte de salaire et autres privilèges attachés à leur fonction jusqu'au rapport de la commission prévue au point 2.
Le rapport de la commission permettra de confirmer ceux qui sont élus de manière régulière et d'éjecter ceux qui sont mal élus aux fins de régulariser la situation du parlement et de rétablir les parlementaires dans la plénitude de leurs fonctions.
5.  Reconstituer le CEP dans le cadre d'un processus transparent et crédible et compléter le processus électoral conformément aux recommandations de la commission prévue au point 2 du présent accord.
6.  Poursuivre, dans le respect de la loi, les corrompus.
7.  Garantir la protection des membres de l'exécutif Tèt-Kale contre toute poursuite vexatoire et abusive.
NB : La présente proposition est ouverte aux critiques, suggestions, changements, modifications et transformations des autres acteurs impliqués dans la crise.
Port-au-Prince, le 24 janvier 2016
Samuel Madistin

Pour le G-8

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