Saturday, December 5, 2015

Haiti- Crise Electorale: Deux propositions de deux citoyens qui veulent apporter une issue à la crise

Nombre de propositions sont sorties depuis que la crise électorale bouleverse la société haitienne. 
Haiti Connexion Network se fait le plaisir de publier deux propositions qui semblent vouloir faire table rase de la main mise du processus électoral: ces propositions, à notre avis, sont quelque peu étayées de cette indépendance d'esprit du peuple haitien que certains pourtant ne veulent pas. 
Ces propositions ne sont pas parfaites , mais elles contiennent des ingrédients des solutions dont dépend le futur de la nation haitienne.
A notre avis, la proposition de Rouzier offre un environnement plus stable pouvant conduire à des solutions plus ou moins durables.
Bonne lecture et bonnes réflexions!

HCN


Proposition de Daniel Gérard Rouzier!



Pour une sortie de crise...
Reconquérir notre souveraineté nationale par un vote franchement démocratique.
Certains prêchent, à tort, une énième transition qui sans aucune légitimité démocratique, n’aura d’autre issue que de mener le pays plus près de la tombe. Depuis bientôt dix ans, les autorités posent les mêmes actes, font les mêmes erreurs et sont encore assez folles pour s’attendre à des résultats différents.
L’actuel président du Conseil Electoral quant à lui, s’empêtre dans des explications sans queue ni tête alors que le pays fonce tout droit vers l’abîme.
Monsieur Opont n’est-il pas celui qui, avant d’être désigné président de l’actuel Conseil Électoral Provisoire n’avait pas hésité a révéler au micro de Valéry Numa de Radio Vision 2000 que, Directeur Général du CEP de 2010, il avait cautionné la publication de résultats officiels qui étaient différents des résultats enregistrés par l’organisme électoral ?
Opont n’est-il pas celui qui en s’enfonçant dans des contradictions, les unes plus flagrantes que les autres n’avait pas hésité à écarter manu militari Jacky Lumarque des joutes présidentielles (malgré un verdict favorable du BCED)?
N’est-il pas celui qui n’avait eu aucun scrupule à proclamer Jean Renel Sénatus vainqueur aux sénatoriales suite à un verdict du même BCED s’appuyant un mode de calcul qui, du propre aveu d’Opont, était illégal?
Ceci dit, que fait-il encore à la tête du Conseil Électoral ? Le moment est arrivé pour le pays de dire finalement non à cette farce de mauvais goût et de mettre Opont et ses acolytes au rencart.
Pour qu’Haïti sorte de l’impasse où l’ont foutu certains fichus mauvais bougres, je suggère humblement ce qui suit :
1. Renvoyer tous les membres du Conseil Electoral Provisoire
2. Les remplacer par certains des candidats malheureux aux élections de 2015, qui connaissent le système et ses limites et dont la réputation se passe de soupçon… Les noms qui me viennent en tête sont :
1. Jean-Henry Céant,
2. Sauveur Pierre-Etienne,
3. Irvenson Steven Benoit
4. Jean Clarens Renois
5. Edmonde Supplice Beauzile
6. Charles-Henri Baker
7. Jean William Jeanty
3. Organiser des présidentielles le 10 janvier 2016 avec les 5 candidats arrivés en tête du premier tour et des différents sondages ante mortem organisés tant bien que mal, nommément (et par ordre alphabétique) :
1. Jude Celestin
2. Eric Jean-Baptiste
3. Jean-Charles Moise
4. Jovenel Moise
5. Maryse Narcisse
4. Organiser ces élections à la majorité simple (à un seul tour) où le gagnant ne devra avoir obtenu qu'un nombre de voix supérieur à celui qu’auront obtenu ses concurrents.
Ces élections seront le premier pas dans la conquête de notre souveraineté nationale. Finies les incursions « amicales » du Core Group, de l’OEA et autre Minustha:
- Le pays n'utilisera aucun fonds de la communauté internationale pour les organiser.
- Les bulletins seront imprimés localement (par appel d'offres compétitif)
- Tous les employés et les boursiers de l’Etat seront réquisitionnés à l’occasion pour gérer le processus.
- Différents notables de la société seront invités à se porter volontaires pour présider et organiser les bureaux de vote.
Ce sera un effort national dont tous les citoyens protègeront l’intégrité, non seulement pendant la journée électorale mais jusqu’à l’arrêt complet des opérations de dépouillement de vote.
Notre salut viendra de la cohérence et de la cohésion de nos actes. Nous ne pourrons progresser «qu’autant que chaque individu, formant une pièce de l’agrégat national, se sente indissolublement lié à la destinée de ses coassociés de la communauté politique, ses concitoyens et ses compatriotes*.»
Nous devrons enterrer la proverbiale hâche de guerre et nous unir si nous voulons traiter avec nos « amis » sur un pied d’égalité. En reconquérant notre souveraineté, nous ne pourrons plus exhiber ces comportements qui laissent croire que nous fonctionnons dans notre communauté avec dégoût, réticence et une certaine amertume: « C’est montrer les fissures par où l’ennemi pourra, à son heure, entrer et démolir la place. Or, l’étranger, en tant qu’il s’agisse de la préservation nationale, n’est pas toujours l’ennemi, mais il est toujours l’intrus*.»
*Anténor Firmin, Roosevelt et la République d’Haïti, F. Pichon et Durand-Auzias, 1905,p. 495
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Une proposition pour sortir de la crise politique que connait Haïti!
Ancien Ministre de l'Intérieur de la République d'Haïti


Faisons de cette crise la dernière!
(26 novembre 2015)

En tant que membre de l'équipe du gouvernement de transition de 2004 à 2006, qui a travaillé très durement pour voir l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement sortant d'élections inclusives et démocratiques, mon rêve le plus cher était de voir chaque 5 ans un Président sortant passé l'écharpe du pouvoir à un autre qui entre et qu'enfin une tradition démocratique, après plus de deux siècles d'histoire, arrive à s'établir. Cela aurait été pour le bien du peuple haïtien et le progrès de notre République.
Mais, beaucoup de signes montrent que cela pourrait finir autrement avec le mandat du Président Michel J. Martelly, qui est supposé quitter le pouvoir le 7 février 2016.

Un second tour des élections présidentielles est-il possible?
Dans le climat actuel, on pourrait dire non. En effet, depuis les résultats préliminaires du premier tour des élections présidentielles du 25 octobre 2015, des milliers de manifestants sont dans les rues pour dénoncer les élections, qui, disent-ils, ont favorisé le candidat Jovenel Moise du PHTK, le parti politique au pouvoir. Jovenel Moise qui est un nouveau venu sur la scène politique, est arrivé en tête des résultats partiels avec 32.81% des voix. Il est suivi par Jude Célestin, du parti LAPEH avec 25.27% des voix; de Jean-Charles Moise, de Pitit Dessalines avec 14.27% des voix; de Maryse Narcisse, de Fanmi Lavalas avec 7.05% des voix; de Eric Jean-Baptiste, de MAS avec 3.63% des voix; de Jean-Henry Ceant, de Renmen Ayiti avec 2.50% des voix; de Sauveur Pierre Etienne, de l'OPL avec 1.94% des voix; de Steven I. Benoit, de Konviksyon avec 1.14% des voix; de Steeve Khawly, de Bouclier avec 1.08% des voix; de Samuel Madistin, du MOPOD avec 0.88% des voix; de Jean Chavannes Jeune, de CANAAN avec 0.67% des voix; de Maxo Joseph, de Rendez-vous avec 0.57% des voix. Ce sont là les 12 premiers candidats sur la liste du CEP, sur une liste de 54 candidats qui s'étaient présentés aux élections. Mais, un grand nombre parmi eux accusent le CEP d'avoir organisé un coup d'État électoral en faveur du candidat du pouvoir et ceux-là sont les promoteurs des manifestations.
De son coté, la Coalition des Organisations Nationales d'Observation, une organisation très crédible, a publié un rapport très élaboré pour dénoncer les fraudes systématiques qui ont entaché le scrutin, et ont mis ce fait sur la façon dont le Conseil Electoral Provisoire (le CEP) a organisé les élections. Le rapport a surtout pointé du doigt le fait que le CEP avait distribué des milliers de cartes de mandataires aux partis politiques et à des observateurs non-qualifiés. Grâce à ces cartes d'accréditation sans contrôle, le CEP avait fourni au parti au pouvoir l'opportunité de soudoyer des milliers de mandataires à voter pour son poulain, Jovenel Moise. Dans certains bureaux de vote, il y a eu beaucoup plus de mandataires à voter que d’électeurs réguliers. Ensuite, il y a eu des bourrages d'urne avec des électeurs et des mandataires qui ont voté plusieurs fois. Le rapport fit aussi mention de plusieurs faits ambigus. Par exemple, dans beaucoup de centres de vote, une heure avant la fermeture, des agents de sécurité avaient demandé aux mandataires des autres partis politiques, à l’exception de ceux identifiés proches du parti au pouvoir, d'évacuer le centre où ils se trouvaient et de revenir après la fin des opérations de comptage.
Madame Ginette Chérubin, un ancien membre du Conseil Electoral Provisoire, a elle-même dit que nous sommes en train d'assister à un crime parfait.
Pour compliquer la situation, une agence de sondage brésilienne, la IGARAPE, a annoncé que le sondage qu'elle avait réalisé avec les personnes venant de voter, montrait que Jovenel Moise se trouvait en 4eme position dans le choix des électeurs avec 6.5% des votes. Jude Célestin était en première position avec 37.5% des votes, Jean-Charles Moise avait 30.6%, et Maryse Narcisse avait obtenu 19.4% des votes.
Mais, après une rencontre avec 8 des principaux candidats de l'opposition dont Jude Célestin, Jean-Charles Moise, et Steven Benoit, le CEP a opposé une fin de non recevoir à leur demande de la formation d'une commission indépendante pour vérifier le travail réalisé par le centre de tabulation des votes. Suite a ce refus, beaucoup plus de personnes se demandent si le CEP avait quelque chose à cacher, et la pression des rues a continué à augmenter.
La candidate de Fanmi Lavalas, Maryse Narcisse, de son coté eut gain de cause. Elle avait choisi la voie légale et obtint le droit de vérifier les votes au centre de tabulation. Les vérificateurs ont procédé à un échantillonnage en présence des membres du CEP et des avocats du PHTK, pour vérifier l'hypothèse de fraudes massives et d'irrégularités dans les votes. A leur grande surprise, disent-ils, 98% des échantillons choisis au hasard étaient marqués d'irrégularités. Cela enlèverait toute crédibilité aux élections réalisées par le CEP et questionnerait sa capacité d'organiser le second tour des présidentielles selon les règles démocratiques.
L'année de tous les dangers
Si le CEP, faute de crédibilité ou de participation des secteurs politiques, surtout de l'opposition, ne serait pas en mesure d'avancer avec le processus électoral, nous entrerons dans une période de grande incertitude. Car, la rentrée parlementaire du 12 janvier 2016 et la transmission du pouvoir par Président Martelly à un gouvernement élu, le 7 février suivant, dépendent du second tour des élections.
Contre toute attente de l'opposition, ce mardi 24 novembre, quelques heures seulement après que le Bureau du Contentieux Électoral National (BCEN) rendu son verdict sur le recours de Maryse Narcisse de Fanmi Lavalas, le CEP a publié les résultats définitifs, qui envoient Jovenel Moise et Jude Célestin au second tour des présidentiels pour le 27 décembre prochain. Le verdict du BCEN avait demandé au Centre de Tabulation des Votes (CTV) de mettre à côté les procès-verbaux tâchés d'irrégularités, et le CTV devrait procéder à une autre tabulation afin de prendre en compte les procès verbaux écartés. L'attente, face à l'évidence de fraudes, était pour le BCEN de demander, au moins, un recomptage des votes.
Ensuite, le BCEN avait rejeté la demande de Maryse Narcisse d'écarter le candidat Jovenel Moise de la course, sur la base qu'il était le principal bénéficiaire des irrégularités et des fraudes décelées dans les procès-verbaux. De même, le BCEN avait rejeté la demande de mettre fin au processus électoral, sous la base des fraudes massives qui avaient été perpétrées.
Mais les résultats définitifs publiés par le CEP montrent que tous les partis politiques, presque sans exception, ont reçu moins de votes, comparés à leur score dans les résultats préliminaires. Ce qui serait en ligne avec la déclaration de Jovenel Moise qui disait que tous les candidats qui étaient dans la compétition avaient bénéficié des irrégularités du vote. Il pense que ces irrégularités sont dues à des faiblesses administratives et au manque de qualification du personnel en charge des bureaux de vote. Il croit aussi que les irrégularités affectent tous les candidats, sans qu'on puisse dire et prouver qu'il avait bénéficié de fraudes massives. Avant M. Jovenel, un autre membre important du PHTK, l'ancien Président du Parlement et conseiller spécial du Président Joseph Martelly, en parlant du Sénateur Joseph Lambert, avait déclaré "Tous les candidats ont commis des fraudes..." Il parait assez clair que le CEP a conclu que la fraude fait partie du système électoral. Il faut l'accepter et continuer comme si de rien n'était, et avancer au plus vite afin de respecter le calendrier en cours. Ainsi on doit se demander, quel type d'élections nous sommes en train de faire, et pouvons-nous continuer sur ce rythme?
D’autre part, est-ce que cette façon de faire est acceptable pour l'opposition et pour Jude Célestin qui a promis de rester solidaire du Groupe des Huit. Ce groupe, entretemps, a été renforcé par le Groupe du refus qui est formé de plusieurs candidats à la présidence comme l'avocat André Michel, l'économiste Judy C. Roy, la Sénatrice Edmonde Beauzile, et d'autres grandes personnalités politiques du pays, comme Madame Mirlande Manigat, ancienne Première Dame de la République, aussi ancienne Sénatrice, et qui a été la compétitrice de Michel J Martelly aux dernières élections de 2010. Ce groupe avait choisi de ne pas participer aux élections sur la base que ces dernières constituaient un Pèlin Têtun piège à rats, où le poulain de Martelly allait gagner d'avance. Il faut s'attendre dans les jours qui viennent à une vraie bataille rangée où on ne peut pas prédire le gagnant. Car, contestations, manifestations et protestations sont les sports favoris de la République, et Michel Joseph Martelly lui-même s'y connait aussi bien, doit-on dire. Dans la manifestation lancée par l'opposition, le mardi 24 novembre, il y a eu des blessés et un policier a trouvé la mort.
De tous les cotés, on se prépare à l'affrontement. Dans une interview, ce 26 novembre, avec le Commissaire de Gouvernement de Port-au-Prince, Valéry Numa a pointé du doigt, que dans plusieurs endroits de la capitale on est en train de distribuer des manchettes. C'est un pays armé jusqu’aux dents. Monsieur Jovenel Moise eut à dire, dans une interview, que c'est lui qui retient ses partisans et les empêche de gagner les rues. Mais les menaces non-voilées fusent de toutes parts aussi. Les étudiants commencent à fouler le macadam à coté des manifestants. J'ai appris que dans les quartiers populaires les gens commencent à choisir leur camp, et probablement à fourbir leurs armes aussi. Le cri de guerre est, nous n'avons pas peur et nous n'aurons jamais peur. La version moderne du cri des preux de 1804 qui nous ont donné notre indépendance, grenadiers à l'assaut, ceux qui meurent tant pis pour eux... Tant de bravoure et de courage qu'on aurait pu mettre au service du sauvetage du pays. L'acte patriotique idéal!

Qui avait dit le Pays avant le pouvoir?
Cependant, cette crise électorale qui est en train de se transformer en crise politique, arrive dans un pays en guenilles, et faisant face à toutes sortes de problèmes; 72% de la population est dans le chômage, 63% vivent dans la misère et la privation et dépend des transferts de la diaspora pour le pain quotidien. Ainsi, une grande partie de la population n'a pas accès à l'eau potable, à un logement décent, à l'électricité, aux soins médicaux de base, à l'éducation, pour ne citer que ceux-là. L'environnement est un désastre. Donc, nous sommes déjà au bord de l'abime, un conflit allant jusqu'a la guerre civile serait le dernier pas vers une descente aux enfers.
Notre pays, est le plus pauvre de la région. On n'a même pas besoin de le dire, car tous nous le savons. Selon le Fonds Monétaire International, en 2015, l'économie haïtienne a produit $829.60 par habitant, ce qui nous classe comme le vingt-quatrième des 25 pays les plus pauvres du monde, le seul dans l'hémisphère occidental classé dans ce groupe. Pour une comparaison, en République Dominicaine, le pays qui partage l'ile avec nous, le revenu moyen par habitant est d'environ $6,134, soit plus de 7 fois le nôtre. Les Etats-Unis, le pays plus riche de l'hémisphère, a une production moyenne de $54,629 par habitant.

Un Conseil Exécutif avec une Présidence tournante
Dans une situation de conflit où les rapports de force s’équilibrent, et où un affrontement ferait du tort à tout le monde sans l'assurance d'une victoire, une organisation avec une présidence passant d'un membre à un autre à intervalle régulier est une bonne façon d'établir une structure de vivre ensemble. Cela a été le cas pour le Conseil de Sécurité des Nations Unies en 1946, établi comme un lieu de rencontre et de dialogue entre les grandes puissances, afin d'éviter un nouveau conflit interplanétaire avec des risques d'utilisation des armes atomiques et la destruction du monde. Cette structure a joué son rôle et fonctionne bien depuis 70 ans. Espérons, qu'une structure similaire pourrait donner des résultats dans notre pays.
Une structure modelée sur cette forme, mais sur une base provisoire, avec une large participation pourrait amener le calme dans le pays et éviter un conflit dont on ne sait pas vraiment où ca peut nous emmener. Il y a eu Sarajevo et il y a eu, bien sûr, le Ruanda. Les sociétés peuvent toujours avoir leur moment de folie.
Ce que je propose, pour en venir au fait, est la création d'un Conseil Exécutif de Gouvernement de 12 membres avec une présidence tournante pour diriger le pays pour 36 mois. Les membres en question, sont les 12 premiers candidats à la présidence sur la liste des résultats préliminaires du CEP. D'après les résultats donnés par l'organisme électoral, ces 12 candidats totalisent plus de 91% des votes qui ont été exprimées pour les candidats à la présidence. Ce qui, dans une certaine mesure, donnerait à ce Conseil une certaine légitimité.

Comment créer ce Conseil Exécutif de Gouvernement?
Après concertation avec les autres secteurs du pays et les 12 candidats concernés, le Président Michel Joseph Martelly et son Premier Ministre Evans Paul nommeraient par décret le CEG de 12 membres qui serait installé au Palais National.
Dans une deuxième phase, le Président Martelly passerait le pouvoir au CEG.
Dans une troisième phase, le CEG choisirait 1 des 12 membres pour devenir le Président du pays pour un mois. Le choix se ferait par ordre alphabétique. Ainsi, le premier à devenir Président de la République pour un mois serait Benoit Steven; le deuxième, Ceant Jean Henry; le troisième serait Célestin Jude; le quatrième, Etienne Sauveur Pierre; le cinquième, Jean-Baptiste Eric; le sixième, Jeune Jean-Chavannes;  le septième, Joseph Maxo; le huitième, Khawly Steeve; le neuvième serait Madistin Samuel; le dixième, Moise Jean-Charles; le onzième, Moise Jovenel; et le douzième serait Narcisse, Maryse.
Le cycle recommencerait pour les 12 prochains mois et ainsi de suite, pour une période totalisant 36 mois.
Chaque conseiller du CEG aurait la charge de superviser un ministère du gouvernement et aurait son bureau de travail à ce ministère. Le gouvernement serait formé d'un Premier Ministre et de 12 Ministères d'Etat. Chaque Ministère serait dirigé par un Ministre assisté de Secrétaires d'État. Le Premier Ministre et les Ministres formeraient le Cabinet Ministériel du Gouvernement. Le cabinet serait orienté, coordonné et évalué par le Premier Ministre qui donnerait un rapport de son travail, tous les mois, au Conseil Exécutif de Gouvernement.
Dans une quatrième phase, le CEG nommerait un Premier Ministre pour une période d'une année, renouvelable. Ce Premier Ministre serait choisi parmi les personnalités politiques du pays.
Le Premier Ministre, en solidarité avec le cabinet du gouvernement, présenterait au Parlement un budget rectificatif pour le reste de l'année fiscale. Parmi les dispositions du budget rectificatif, les fonds alloués à la Présidence et à la Primature seraient réduits de 50%. Les fonds économisés sur les dépenses de la Présidence et de la Primature seraient alloués à 3 postes spécifiques qui seraient les suivants:
1- Un tiers serait alloué à fournir de l'eau potable aux quartiers populaires et aux zones qui sont les plus touchées par l'épidémie de choléra.
2- Un autre tiers serait alloué pour améliorer l'accueil donné aux rapatriés et assurer leur insertion dans la société.
3- Le troisième tiers serait consacré à créer du travail dans les villes de province et dans les zones rurales.

Le CEG aurait pour responsabilité de créer une commission d'enquêtes indépendante pour vérifier la viabilité des élections de 2015, et s'assurer l'installation d'un Parlement crédible et d'Édiles qui ne sont pas contestés.
Le CEG demanderait par décret au parlement de se constituer en Assemblée Constituante et de lancer le processus d'une refonte de la constitution de 1987.
Le CEG demanderait au Premier Ministre de mettre en place les infrastructures devant permettre que les prochaines élections se déroulent électroniquement, afin de réduire la tendance aux fraudes et aux irrégularités dans les votes et le décompte des résultats.

Nous souhaitons que cette proposition puisse contribuer à trouver une solution de sortie de la crise et permettre, enfin, au pays d’entrer dans une période de paix et de prospérité.
Que Dieu bénisse Haïti!

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